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Saburo Teshigawara

danseur et chorégraphe
Saburo Teshigawara

Naissance (66 ans)
Tokyo au Japon
Activité principale Chorégraphe, danseur
Style Danse contemporaine
Activités annexes Professeur de danse, photographe, cinéaste, poète
Années d'activité Depuis 1981
Collaborations Kei Miyata, Rihoko Sato
Élèves Hiroaki Umeda
Récompenses Bessie Award (2007)

Œuvres principales

Mirror and Music
Darkness is Hiding Black Horses
Solaris

Scènes principales

Saburo Teshigawara (勅使川原三郎) né le à Tokyo au Japon, est un chorégraphe et scénographe japonais de danse contemporaine[1],[2],[3], dont les œuvres et l'approche scénique – impliquant parfois son corps jusqu'à l'extrême (enterrement, danse sur du verre cassé) – sont particulièrement personnelles et identifiables[4],[5].

BiographieModifier

Formé au mime et à la danse classique, Saburo Teshigawara fait des études de peinture, avant de s'orienter définitivement, à vingt ans, vers la danse[1],[6]. Il est également photographe, cinéaste et poète[6].

Saburo Teshigawara réalise en 1981 ses premières créations chorégraphiques sous forme de solos. En 1985, il fonde sa compagnie, appelée Karas signifiant « corbeau » en japonais avec la danseuse Kei Miyata[1]. Une année plus tard, en 1986, il fait des débuts remarqués lors du Concours de Bagnolet où il remporte un deuxième prix.

Il a fondé en 1995 le « Saburo Teshigawara Education Project » (STEP) un projet pédagogique pour jeunes danseurs[7] et mène régulièrement des ateliers dans son studio de création Karas Apparatus à Tokyo depuis son ouverture en 2013. De 2006 à 2013, il devient professeur de l'université Rikkyō, et depuis 2013 à la Tama Art University.

StyleModifier

Saburo Teshigawara conçoit en général ses créations dans tous leurs aspects que ce soit la danse, la scénographie – proche de la performance plastique –, aux costumes, en attachant un soin particulier à l'aspect visuel et surtout aux lumières souvent très recherchées[8]. Impliquant fortement le corps du danseur, jusqu'à la prise de risque physique, il accorde une place particulière à la respiration au centre de son travail[9]. Il réalise souvent ses pièces dans des lieux insolites en rapport avec leurs sujets comme des sites industriels ou des musées[10].

Invité des grandes compagniesModifier

Saburo Teshigawara est invité des grandes compagnies de ballet telles que le Ballet de l'Opéra de Paris[11], le Nederlands Dans Theater et le Ballet de Francfort.

À l'Opéra national de Paris, il a une collaboration étroite avec les danseurs étoiles Aurélie Dupont[4], Nicolas Le Riche[12] et Jérémie Bélingard.

ChorégraphiesModifier

Créations pour l'opérasModifier

Prix et distinctionsModifier

En 2007, Saburo Teshigawara remporte de nombreux prix internationaux, dont un Bessie Award à New York pour Bones in Pages et est fait officier dans l'Ordre des arts et des lettres en France en 2017[14].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Panorama de la danse contemporaine. 90 chorégraphes, Rosita Boisseau, Éditions Textuel, Paris, 2006, (ISBN 2-84597-188-5), p. 555.
  2. Les grands chorégraphes du XXe siècle par Gérard Mannoni, éditions Buchet-Chastel, Paris, 2015, 397 pages, (ISBN 978-2-283-02811-7).
  3. Émission Encore heureux du 10 octobre 2013], Nicolas Le Riche, qui est interviewé dans l'émission par Arthur Dreyfus.
  4. a et b « La belle étoile d’Aurélie Dupont », Philippe Noisette, Paris-Match, 17 juillet 2014.
  5. (de) Extrait de l'article « Der Atem tanzt den Körper », Akiko Tachiki, Tanz juillet 2011 quant à Mirror and Music de Saburo Teshigawara; (également) annonce du documentaire « Saburo Teshigawara, Dancing the invisible » par Elisabeth Coronel, 58 min.
  6. a et b Rosita Boisseau, « Dessiner et danser, flux de vie pour Saburo Teshigawara », Le Monde, 6 novembre 2010.
  7. « Profil Saburo Teshigawara », Elle.
  8. (en) Mirror and Music - interview Saburo Teshigawara Chaillot 2012, sous-titrée en français, 26:01 min
  9. « Mirror and Music au Théâtre des Champs-Élysées », Amélie Bertrand, 5 novembre 2015.
  10. Livret du spectacle « Miroku » donné au Théâtre de Chaillot en octobre 2009
  11. a et b (en)Darkness Is Hiding Black Horses sur le site de la compagnie Karas.
  12. Nicolas le Riche, Saburo Teshigawara - Solaris, Nicolas Le Riche explique la façon de Saburo Teshigawara, 3:47 min.
  13. Cette pièce décidera de la carrière artistique de Hiroaki Umeda qui l'ayant vu décide de délaisser la photographie pour se consacrer à la danse.
  14. « Remise des insignes d’Officier des Arts et des Lettres à M. Saburo Teshigawara », sur La France au Japon (consulté le 28 novembre 2018)

AnnexesModifier

DocumentaireModifier

  • « Saburo Teshigawara, Danser l'invisible » par Élisabeth Coronel, 58 min[1]

Liens externesModifier

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