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Saṃjñā ou Sañjñā (en sanskrit IAST ; devanāgarī: संज्ञा ; pāli : saññā, chinois : xiang ; japonais : sō ; tibétain : 'du shes) est un terme qui signifie « perception », « conscience » ou encore « conscience individuelle »[1]. C'est aussi le concept de perception dans la philosophie bouddhique.

Sommaire

Samjñā, constituant mentalModifier

La perception est l'un des cinq agrégats. Il s'agit donc de l'un des constituants qui sont par erreur perçus comme un être, à savoir le corps, les sensations, les perceptions, les formations et la conscience.

Samjñā est un terme classiquement compris comme perception des caracteristiques distinctives des différents objets.

Il y a aussi de multiples perceptions sur le chemin de libération : aniccasaññā, ... (voir, entre autres, AN 10.60)

"La nature de la perception est de reconnaître les choses diverses, et d'exprimer les choses vues, entendues, conçues et celles dont on se souvient" (Walpola Rahula)

Analyses de SamjñāModifier

En fonction de leur supportModifier

  1. Perception visuelle
  2. Perception auditive
  3. Perception olfactive
  4. Perception gustative
  5. Perception tactile
  6. Perception mentale

En fonction du karmaModifier

Selon le Paṭṭhāna, les perceptions sont de trois types : bénéfiques, mauvaises et indéterminées. Elles correspondent en fait, point par point, aux 89 états de conscience, Vijñāna. En effet, "Comme il n'existe pas d'état de conscience dépourvu de perception, les perceptions présentent les mêmes catégories que les états de conscience" (Buddhaghosa) .

Selon les caractéristiques et l'étendueModifier

  1. Perceptions avec caractéristiques
  2. Perceptions sans caractéristiques
  3. Perceptions limitées
  4. Perceptions étendues
  5. Perceptions incommensurables
  6. Perceptions du néant

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme [détail des éditions]

Voir aussiModifier