Sporting Club de Toulon

club français de football
(Redirigé depuis SC Toulon)
SC Toulon
Logo du SC Toulon
Généralités
Nom complet Sporting Club de Toulon
Surnoms Les Azurs et Or, La Rascasse, Le Sporting
Noms précédents Sporting Club de Toulon (1944-1984; 2016-)
Sporting Club de Toulon et du Var (1984-1993)
Sporting Club de Toulon 83 (1993-1998)
Sporting Toulon Var (1998-2016)
Fondation 25 juin 1945
Statut professionnel 1945-1947 / 1948-1993
1996-1998
Couleurs Jaune et bleu
Stade Stade de Bon Rencontre
(8 200 places)
Siège 3, Avenue Aristide Briand
83200 Toulon
Championnat actuel National 2
Président Drapeau : France Claude Joye
Entraîneur Drapeau : Italie Luigi Alfano
Joueur le plus capé Drapeau : France Jean-Louis Bérenguier (289)
Meilleur buteur Drapeau de l'Italie Drapeau de l'Argentine Delio Onnis (40)
Site web sctoulon.fr
Palmarès principal
National[1] Championnat de France de D3 (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
National 2 2020-2021
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Dernière mise à jour : 2 août 2019.

Le Sporting Club de Toulon, couramment abrégé en Sporting ou SC Toulon, est un club de football français fondé le à Toulon (Var) et le principal club de la ville. Il évolue aujourd'hui en National 2 (4e division française) et joue ses matchs à domicile au stade de Bon Rencontre.

Ancienne section du club omnisports du Club sportif toulonnais, le Sporting Club de Toulon va après sa création évoluer longtemps en seconde division connaissant deux brefs passage en première division (1959-1960 et 1964-1965). Après une descente en 3e division au tout début des années 1980, le club va connaitre une décennie dans l'élite du football français en jouant en Première division de 1983 à 1993, sans interruption[2], le club évoluant alors au stade Mayol. Aux prises avec de graves problèmes financiers, le Sporting va connaitre différentes rétrogradations jusqu'à sa liquidation judiciaire en 1998. Il repart alors comme club amateur en Division d'honneur (championnat régional). Il réussit à remonter jusqu'à atteindre le National lors de la saison 2005-2006 mais retombe en Championnat de France amateur de football (CFA) en 2007. En 2011, suite à de nouveaux déficits, le club est de nouveau relégué par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) en championnat amateur. Il est alors repris en juillet de cette année par Claude Joye, son propriétaire actuel, qui efface le passif et nomme Jacques Jayet comme président. Le club joue alors la saison 2011-2012 en Division d'honneur, au sein de la Ligue Méditerranée. Après avoir terminé 1er de son groupe de division d'honneur, Toulon remonte en Championnat de France amateur 2 pour la saison 2014-2015. La saison suivante, Toulon termine 1er de son groupe de CFA 2 et joue alors en CFA à partir de la saison 2016-2017. En 2016, le club reprend son nom d'origine et redevient le Sporting Club de Toulon à la suite de sa fusion avec le Sporting Club Toulon-Le Las. À la fin de la saison 2019, le club varois, entraîné par Fabien Pujo, remonte en National où il évolue lors de la saison 2019-2020. En 2020, après une saison absolument catastrophique, le Sporting, bon dernier du classement, redescend en National 2. Mourad Boudjellal, ancien président du Rugby club toulonnais, qu'il a amené au sommet, tente alors de racheter le club, en vain. En effet, malgré un projet très ambitieux visant à redonner au club la place importante qu'il occupait au sein du football hexagonal, le président actuel Claude Joye, n'a jamais souhaité céder le club, malgré le mécontentement flagrant des supporters.

Localisation du stade de Bon Rencontre par rapport à la ville de Toulon.

HistoireModifier

Genèse du clubModifier

Le Sporting Club de Toulon est fondé en 1945 par fusion du Sporting Club du Temple (fondé en 1933) et de la Jeunesse Sportive Toulonnaise alors que la Seconde Guerre mondiale n'est pas encore terminée. Les couleurs adoptées par le club sont le noir et l'or.

Toulon intègre après-guerre le championnat de France de deuxième division, qu'il ne quitte que le temps d'une saison en 1946-1947. Le club joue au stade de la Marine de Toulon, à Jaureguiberry. Toulon termine à la 10e place du groupe Sud avec 22 points.

La saison suivante, des changements interviennent dans l'organisation de la deuxième division, qui passe de deux groupes de 14 clubs à une poule unique de 22 clubs. Les blessures sont nombreuses durant cette saison et le Sporting termine 20e sur 22 et se voit rétrogradé en Division d'Honneur.

Lors de la saison 1947-1948, le club remonte à l'échelon supérieur et accède donc au tout nouveau championnat professionnel de seconde division.

Lors de la saison 1948-1949, Toulon se maintient avec une honorable 13e place. le club voit alors l'arrivée d'un homme qui marquera l'histoire du Sporting, Arthur Depallens, qui détiendra le record de longévité à la tête du club.

La saison 1949-1950 voit le SCT pointer à la 10e place en fin de championnat et Henri Sierra est le meilleur buteur du club en D2 avec 17 buts.

L'embellie des années 1950Modifier

Le Sporting évolue toujours au début des années 1950 en deuxième division et termine la saison 1950-1951 à la 11e place sur 17. Le meilleur buteur Toulonnais de la saison est Georges Cesari avec 20 buts. Le parcours en Coupe de France s'achève en 16e de finale avec une sévère défaite (5-1) contre un pensionnaire de l'élite, le Stade français, après avoir éliminé le leader de la D2 au tour précédent, l'Olympique lyonnais. La saison 1951-1952 débute avec un changement d’entraîneur et une 9e place décrochée en fin de saison. Le meilleur buteur est Rudolf Neubert avec 17 buts. Cependant, financierement, le SC Toulon commence à souffrir car le club joue au stade Mayol et paie la location du stade à la ville. Un appel est alors lancé aux supporters pour sauver le club. Le journal des supporters, Allez Toulon, est lancé cette même année.

La saison 1952-1953 sera moins brillante avec une 15e place en championnat et la suivante, malgré l'arrivée du Hyérois Gabriel Robert comme entraîneur-joueur, sera pire avec une 18e place sur 20 clubs. Le travail portera ses fruits lors de la saison 1954-1955 puisque le SCT terminera à une encourageante 12e place et le parcours en Coupe de France voit le club tomber face à Nancy en huitièmes de finale. Les couleurs officielles du club, noir et or, seront abandonnées pour celles de la ville, azur et or, lors de la saison 1955-1956. On enregistre l'arrivée comme gardien de but de Marcel Duval, futur grand du Sporting, et le club finit à la 13e place, au cours d'une saison jugée décevante.

En pleine progression, le Sporting va obtenir de bons résultats sous l'autorité de Gabriel Robert en se faisant éliminer au 2e tour de la Coupe Charles Drago (l'équivalent de la Coupe de la Ligue à l'époque). L'équipe se fait sortir par Montpellier en Coupe de France en . Cette même saison voit l'apparition de la Coupe Gambardella, sous l'impulsion de l'ancien président de la Fédération française de football qui, à sa mort, a donné son nom à l'ancienne Coupe de France des -18 ans. Les jeunes du Sporting atteindront les demi-finales de cette première édition. Lors de la saison 1957-1958, le Sporting va atteindre les 8e de finale de la Coupe de France et les demi-finales de la Coupe Drago. L'anecdote veut que le Sporting joua les 16e de la Coupe de France au Stade Vélodrome avec les maillots de l'OM car Sochaux et Toulon avaient les mêmes couleurs.

Après onze années en D2, le club varois accède pour la première fois à l'élite en 1959, en terminant 3e de D2 lors de la dernière journée. Les supporters étaient de plus en plus présents au stade et c'est lors du dernier match à Besançon, le , que le SCT obtient sa montée dans la division supérieure, avec 150 supporters Toulonnais ayant fait le déplacement.

Gaby Robert parti à Lyon, le club ne parvient pas à se maintenir au sein de l'élite et termine à l'avant-dernière place de Première division. Le parcours en coupe sera plus intéressant avec une finale de Coupe Drago contre le RC Lens perdue 3-2 et un seizième de finale de Coupe de France contre Lille perdu 2-0.

Bref retour en D1Modifier

Le début des années 1960 annonce la fin d'un règne au sein de la direction puisque le trio Depallens, Hermitte, Reich se retire. Le Sporting joue en deuxième division et termine à une décevante 14e place sur 19 clubs. La saison suivante, Toulon brille en Coupe de France et atteint les huitièmes de finale avec une défaite contre Angers. En championnat, le club finit à la 9e place et un nouveau président, Jacques Leterreux, est nommé ainsi qu'un nouvel entraîneur, Marcel Duval. Le nouveau comité directeur décide la construction de deux nouvelles tribunes au stade de Bon Rencontre (tribunes Berlet et Mouraille).

Mais les Toulonnais vont montrer qu'ils ont du caractère et des ressources en atteignant les demi-finales de la Coupe de France le où ils sont éliminés par l'Olympique lyonnais. En championnat, c'est à nouveau plus mitigé avec une 18e place. L'année suivante, ils terminent quatrièmes gagne le droit de jouer les barrages. Marcel Duval est débarqué et remplacé par Hervé Mirouze, qui prône un football offensif. En barrages, Toulon joue contre le Racing (victoire 5-0 et défaite 3-0) puis contre le Stade Français (défaite 3-1 et victoire 4-1 le ). Lors du dernier match, le Stade de Bon Rencontre est plein et les spectateurs peuvent fêter la montée.

Fraîchement promus pour la saison 1964-1965, les Toulonnais ne parviennent pas à se maintenir dans l'élite malgré un équipement neuf et le talent de leurs jeunes pousses. La seule satisfaction restera les quarts de finale de la Coupe de France où l'équipe s'incline contre Sedan 3-1 à Clermont-Ferrand le . La saison suivante, Monaco renfloue les caisses du club en achetant Francis Blanc et François Simian. Lors de cette saison, les grands matches ne se joueront plus au Vélodrome mais au stade Mayol. Le Sporting termine à la 5e place de ce championnat de D2. Lors de la saison 1966-1967, le club termine à la 7e place. En , l'équipe est invitée à Paris par le Ministère de la Jeunesse et des Sports mais le meilleur moment sera le match contre la JUT Nouméa, à l'autre bout du monde, le en Coupe de France. Un voyage inoubliable pour les joueurs.

Le club tourne une page lors de la saison 1967-1968 puisque le président Leterreux et l'entraîneur Mirouze se retirent. Jean Luciano est engagé mais les résultats en dents de scie conduisent le club à la 5e place. Encore une fois, la Coupe de France sauve la saison du SCT avec un quart de finale perdu contre Lyon à Nîmes, le . La saison suivante, l'entraîneur fait confiance aux jeunes et cela se confirme par une nouvelle 5e place en championnat. En Coupe, le parcours s’arrête net en seizièmes. En 1969-1970, le nouveau président Antoine Sirvente fait venir au club un inconnu Argentin né en 1946 du nom d'Armando Martin, qui joue au milieu de terrain. Toulon atteindra les huitièmes de finale de la Coupe de France et sera éliminé au terme d'un troisième match à jouer (2-0, 0-2 au terme des 2 premiers matches) par Valenciennes (1-0). En championnat, les protégés de Luciano finissent à la 14e place.

Duval, l'indispensableModifier

Jean Luciano quitte le banc pour rejoindre l'AS Monaco au début des années 1970 et c'est donc le grand retour de Marcel Duval sur le banc du Sporting. Dès le début de l'année 1971, le club va effectuer une excellente remontée au classement et termine à la 5e place avec 31 points. La saison suivante sera une grande saison et la première d'une longue série sous l'impulsion de Duval. Financièrement aidé par la municipalité, le club va s'offrir les services de plusieurs nouveaux joueurs dont André Guy ou François Canizarès. En perdant leur dernier match de championnat face à La Ciotat (1-0), Toulon finit sur la 3e marche à 3 points du dauphin, Avignon, avec 36 points au compteur. En Coupe, le club atteint les 8e de finale, éliminé par le Red Star. Christian Dalger quitte le club, transféré à Monaco, où il va briller pendant près de 10 ans.

Des changements sont apportés à l'effectif lors de la saison 1972-1973 avec le départ de Duval à qui le comité directeur lui préfère Jean Luciano. Plusieurs joueurs arrivent et partent et malgré un début de championnat timide, le SCT effectue une belle remontée et finit 4e ex-aequo avec Chaumont. La saison suivante, c'est le retour (encore) de Marcel Duval sur le banc et c'est son fils qui sera titularisé dans les buts Toulonnais. Devant, le club recrute Saar Boubacar, alors inconnu mais qui brillera plus tard aussi sous les couleurs olympiennes et parisiennes. En alternant le bon et le mauvais, Toulon clôture la saison 1973-1974 à la 5e place. Le président Angelo Bonadei s'efface et fait place à André Martinez, qui restera 6 ans à la tête du club.

La saison 1974-1975 voit Toulon se placer 2e ex-aequo mais finalement finir sur la 3e marche à cause d'un différence de buts défavorable par rapport à Avignon mais termine meilleure défense avec seulement 22 buts encaissés. Malgré la non-qualification pour les barrages pour accéder à l'échelon supérieur, le SCT peut se targuer d'avoir battu tous les gros et favoris du championnat. En Coupe de France, l'équipe se fera éliminer par une grosse cylindrée de l'élite en match aller-retour, le RC Lens. À noter l'élimination du grand Monaco de Dalger au tour précédent. La saison suivante, l'équipe finit à nouveau troisième avec une seule défaite à domicile. Avec 5 points de retards sur le deuxième, Toulon n'accède toujours pas aux barrages, malgré un effectif qui commence à se connaitre très bien, puisque évoluant ensemble depuis quelques saisons déjà. Cette bande de copains terminera encore une fois troisième du championnat de France de D2 1976-1977 pour un point seulement de retard sur le second, Gueugnon, et 3 sur le leader, Monaco. Les années se suivent et se ressemblent puisqu'en 1977-1978 le club termine encore 3e. Cette année, deux joueurs seront recrutés et marqueront l'histoire du club : Jean-Louis Berenguier (recordman des apparitions du club avec 495 matches toutes divisions confondues) et Gennaro Luigi Alfano, un personnage simple et généreux qui n'a jamais tourné le dos à son club, même lorsque le bateau commençait à sombrer.

Finalement, la saison 1978-1979 sera celle des changements et Marcel Duval est remercié pour faire place à Célestin Oliver, joueurs du Sporting dans les années 1960. Jean Tigana est recruté par Lyon mais le club enregistre l'arrivée de l'attaquant Michel N'Gom (futur joueur du PSG et de l'OM, qui se tuera dans un accident de voiture en 1984). Pour la première fois depuis 10 ans, le Sporting Club termine loin du podium, à la 12e place. La saison suivante, le Sporting va sombrer et sera relégué en division 3 en terminant 17e de son groupe pour la première depuis 33 ans. Le , le président Martinez démissionne.

L'aventure toulonnaiseModifier

Équipe-type de la saison 1983-1984

Relégué en Division 3 le temps d'une saison en 1980-1981, Toulon connaît une progression forte dans les années 1980. Nouvelle décennie et nouveau président lors de cette saison en D3. Marcel Duval est rappelé au chevet de Toulon pour reporter le club en deuxième division et éviter que le doute s'installe trop longtemps. Le Sporting termine 1er de son groupe Sud avec 46 points et accède donc à la division supérieure. L'effectif enregistre aussi le retour de Christian Dalger, joueur international et auréolé de sa participation à la Coupe du monde 1978 en Argentine et de son titre de champion de France avec l'AS Monaco.

La saison 1981-1982 va démarrer sur les chapeaux de roues avec deux victoires lors des deux premiers matches. Plusieurs joueurs viennent compléter l'effectif Azur et Or, donc Martin N'Kouka, Alain Bénédet, Jean-Pierre Chaussin ou encore Zelkjo Mijac, un libéro Yougoslave. Toulon aura la meilleure attaque du championnat ex-aequo avec 62 buts dans le groupe A et terminera à la 4e place en produisant le jeu qui était le sien à la fin des années 1970. En Coupe de France, l'équipe atteint les quarts de finale.

La saison suivante, l'effectif se renforce avec en ligne de mire la montée : Pedro Viscaino, gardien de but espagnol, vient remplacer Marc Duval, le fils de Marcel Duval et Rolland Courbis vient terminer sa carrière dans une ville qu'il connait depuis tout petit. Grâce notamment à l'efficacité de Christian Dalger en attaque, au talent du meneur Alain Bénédet ou encore à l'expérience de Rolland Courbis en défense, le Sporting est de nouveau promu en première division en 1983, en terminant premier du groupe B, devant le Stade de Reims, grâce notamment à une victoire sur le terrain de Grenoble (1-5). La défense n'encaisse que 17 buts, ce qui constitue la 2e meilleure performance de tous les temps en deuxième division.

Équipe-type de la saison 1987-1988

Lors de la saison 1983-1984, Toulon arrache son maintien grâce notamment aux 21 buts de Delio Onnis, meilleur buteur du championnat. Le club accède de nouveaux aux demi-finales de la Coupe de France mais est battu par l'AS Monaco (1-4, 2-1). Le , le club quitte le stade de Bon Rencontre pour le stade Mayol, qui a été rénové, et joue un match de gala contre le club ouest-allemand du Borussia Mönchengladbach, perdu 8-4. En 1984, le club est rebaptisé Sporting Club Toulon Var. La saison suivante voit les Toulonnais obtenir d'excellents résultats, par exemple la victoire écrasante sur le Paris Saint Germain (5-1). Encore troisièmes au soir de la 31e journée, ils connaissent en avril trois défaites d'affilée (dont une face à l'AS Monaco, un but à zéro, devant les 18 000 spectateurs du stade Mayol, record d'affluence du club), qui les relèguent à la cinquième place, encore qualificative pour la Coupe d'Europe, avant la dernière journée. Mais une dernière défaite à domicile face au FC Nantes les pousse au sixième rang pour un point et les prive de compétition continentale[3].

La saison 1985-1986 sera beaucoup plus difficile. Malgré un départ en fanfare avec la 2e place au bout de trois journées mais après une mauvaise série, se retrouve à la 16e place au bout de 13 journées. Le club sera sauvé à l'ultime journée des barrages, finissant à la 16e place. Víctor Ramos finira meilleur buteur avec 19 buts. En cours de saison, Christian Dalger est limogé et remplacé par Paul Orsatti.

En 1988, les Toulonnais de Bernard Casoni, Bernard Pardo et David Ginola, dont l'entraîneur est l'ancien joueur Courbis, font encore mieux avec une cinquième place, qui n'est cependant pas qualificative pour l'Europe cette année-là. C'est jusqu'à présent le meilleur classement du Sporting en championnat. En Coupe de France, Toulon se fait éliminer aux tirs au but en seizièmes de finale contre Sète après une interminable séance de tirs. La saison suivante est décevante avec une 11e place en championnat, due en partie aux départs vers le RC Paris de David Ginola et Bernard Casoni et la retraite professionnelle anticipée, à la suite de blessures à répétition, de Laurent Paganelli, qui continuera néanmoins à jouer encore deux saisons en tant qu'amateur.

Finalement, la saison 1989-1990 sera celle du retour à Bon Rencontre, une demande de Rolland Courbis devant les caméras de Canal+. Mais sous la pression des élus locaux, cela ne dure que 8 matches et Courbis qui voulait un stade complètement consacré au football quitte son poste d’entraîneur contre celui de manager général du club et la légende Delio Onnis est nommé à son poste. Le SC Toulon Var termine le championnat à la douzième place, dans le ventre mou du classement et se fait éliminer en seizièmes de finale de Coupe de France par Valenciennes (6-5 tab).

Affaire de la caisse noireModifier

En 1986, Rolland Courbis est nommé au poste d’entraîneur du Sporting Toulon en remplacement de Paul Orsatti à la suite de mauvais résultats. Courbis a la mainmise sur les transferts et de nombreux accords avec Marseille ont lieu. On voit ainsi débarquer sur la Rade des joueurs comme Bernard Pardo ou Laurent Roussey. L'année suivante, d'autres pointures comme Joseph-Antoine Bell ou Philippe Anziani arrivent à leur tour. Le Sporting vit au-dessus de ses moyens.

L'affaire de la caisse noire éclate en 1990 et explique comment Toulon a réussi à se maintenir au sein de l'élite du football Français. Des réserves d'argent sont accumulées en parallèle de la gestion officielle pour pouvoir faire vivre et fonctionner le club. Le directeur administratif, Éric Goiran, ainsi que l’entraîneur Rolland Courbis sont mis en examen puis incarcérés et inculpés pour détournement d'argent, malversations financières et faux en écriture. D'après Courbis, il était vital pour le club de fonctionner ainsi, afin de lui permettre de jouer au plus haut niveau. Le manque évident de ressources financières diversifiées ont conduit le club à accumuler un déficit de 5,5 millions de francs en 1988, qui grimpera à 70,1 millions de francs en 1990. Ce à quoi s'ajoutent des détournements de fonds sur les transferts à hauteur de 13,6 millions de francs.

Courbis quitta Toulon en 1990 pour rejoindre un club de la région Marseillaise, l'US Endoume avant de finalement signer pour les Girondins de Bordeaux en 1992. En 1993, le Sporting est rétrogradé administrativement en Deuxième division

Les remous des années 1990 (1990-1998) et liquidation judiciaireModifier

Toute la saison 1990-1991, le Sporting flottera en eaux troubles, près de la zone de relégation et ne sera tiré d'affaire qu'à la dernière journée à la faveur d'un match nul contre Monaco (1-1). Les déboires extra-sportifs font surface et Rolland Courbis, ainsi que le président de l'époque, M. Asse, et le trésorier sont contraints à la démission à la suite de l'affaire de la caisse noire de Toulon. Plusieurs joueurs doivent quitter le club pour équilibrer les comptes : Antoine Kombouaré, Milos Bursac, et Alain Bénédet. La saison suivante voit le Sporting se faire éliminer en 16e de finale de la Coupe de France par le Gazélec d’Ajaccio (1-0) le . Toulon terminera à la 14e place du championnat grâce aux 12 buts de Leonardo Rodriguez. La saison 1992-1993 sera la dernière de l'histoire du STV en première division. En effet, rien ne va plus : financièrement, les salaires ne suivent pas et sportivement, le Sporting est relégué en 2e division. Après plusieurs années d'incertitude, le club est donc relégué en 1993 en Championnat National 1 (le 3e niveau du football français) à la suite de problèmes financiers, en particulier l'affaire de la caisse noire.

Des changements sont nécessaires pour faire repartir le club. Gennaro Luigi Alfano est appelé par le nouveau président pour entraîner l'équipe, qui sera nommée Sporting Club de Toulon 83, et plusieurs joueurs viendront constituer le nouvel effectif. La première victoire interviendra lors de la 6e journée. Lors de la rencontre contre Lyon-Duchère le , Alain Bénédet va se blesser très sérieusement avec une fracture tibia-péroné lors d'un choc avec le gardien du Sporting. Il mettra fin à sa carrière après ce match. Toulon, qui a perdu 5 points sur tapis vert, termine à la 5e place du championnat, à 3 points seulement de la seconde place, synonyme de montée. La saison suivante, en 1994-1995, un nouveau président, Mirhan Davidian, est nommé, encore… Financièrement, le club est à la dérive puisque les salaires des joueurs ne sont pas payés depuis le début du championnat et une grève éclate le . La Direction nationale du contrôle de gestion autorise trois joueurs du STV à quitter le club à la suite des impayés et décide aussi de rétrograder le club en National 2, à titre conservatoire. Le club va lutter toute la saison pour ne pas descendre aussi sportivement. Grâce au dépôt de bilan de plusieurs clubs et au projet de redressement présenté le par le nouveau président Catalano, la DNCG décide de conserver Toulon en National 1.

La saison 1995-1996 voit les Toulonnais remporter le titre de National 1 et accéder à la deuxième division. Cette année coïncide avec le retour du Sporting au stade Mayol. En 16e de finale de la Coupe de France, ils éliminent les Girondins de Bordeaux de Zinédine Zidane (3-2 a.p.), avant d'être battus aux tirs au but par Montpellier HSC au tour suivant devant 12 000 spectateurs aux tirs au but. En terminant pour la première fois de son histoire 1er du Groupe B, Toulon retrouve la 2e division. Le Sporting doit disputer un match pour déterminer le champion de National et il le remportera contre Saint-Brieuc. Toulon est champion de National. La saison suivante marque la participation de Toulon à la Coupe de la Ligue puisque la compétition est réservée aux équipes professionnelles. Le club est éliminé par le Racing Club de Lens, club de l'élite, en 8e de finale. En Coupe de France, le parcours est moins brillant car le STV est éliminé dès son premier match… contre une équipe de Division d'Honneur, en prolongations.

L'embellie ne dure que deux saisons. Le nouvel entraîneur et ancien Toulonnais, Albert Emon est remercié à la trêve car le club est avant-dernier du championnat. Il est remplacé par un ancien joueur, Christian Dalger. Le club ne suit plus. Les joueurs sont en grève et la DNCG décide une double rétrogradation administrative en CFA 2 (équivalent de la 5e division). L'équipe réserve remporte le championnat de Division d'Honneur 1997-1998 mais se voit refuser l'accession à la suite de la rétrogradation de l'équipe 1. Seule satisfaction : les huitièmes de finale de la Coupe de France, après avoir éliminé le tenant du titre, Nice.

Le Sporting est leader de sa poule avec le club de Draguignan pendant la moitié de la saison 1998-1999. Mais les collectivités territoriales refusent de combler le déficit du club, le Sporting est conduit à la liquidation judiciaire le (le président du club ira même jusqu'à imiter la signature du maire de Toulon pour essayer de sauver le club). Le club ne termine pas sa saison en CFA 2. Le , le repreneur est connu : il s'agit d'un expert-comptable, Alain Bencivengo. Le lendemain, le club reprend en Division d'Honneur avec l'équipe réserve… qui est dernière de la poule. Le club est aussi interdit de montée.

L'ère Bencivengo (1998-2009)Modifier

Sa meilleure équipe (l'équipe 2, devenue par conséquent la nouvelle équipe 1) évolue alors en Division d'Honneur (6e échelon) de la Ligue Méditerranée après le rachat du club par Alain Bencivengo en . Rebaptisé Sporting Toulon Var, le club assure le maintien lors de la dernière journée de la saison 1998-1999 grâce à un match nul à l'extérieur contre Cagnes, co-leader du championnat.

Lors de la saison 1999-2000, une nouvelle tribune est inaugurée et sera nommée Borelli en hommage à l'ancien gardien du Sporting, décédé dans un accident de la route. L'équipe réserve, alors entraînée par Jean Susini, est promu en Promotion d'Honneur A. La saison suivante, le STV termine à la 2e place sportivement, mais est reléguée sur la dernière marche du podium après prise en compte des pénalités. L'équipe réserve est à nouveau promue et jouera en Division d'Honneur Régionale.

En , un ancien joueur du Sporting Toulon, François Vanverberghe, devient le premier footballeur professionnel Français à être assassiné[réf. nécessaire], lui qui était devenu le garde du corps de son oncle, Francis Vanverberghe dit Francis Le Belge, figure du milieu français. Victime d'un réglement de compte, il est abattu par balle avec son cousin Jean-Louis Moracchino alors qu'ils circulairent sur une route des Bouches-du-Rhône[4].

Le club enchaîne à partir de 2002 trois montées en quatre saisons, lui permettant d'intégrer le championnat de National en 2005. Alors que le Sporting clôturera la saison 2001-2002 avec la meilleure défense et 10 points d'avance sur leur principal concurrent, il reçoit La Ciotat lors du dernier match et 1 000 spectateurs se déplaceront pour acclamer la montée en CFA 2 et le meilleur buteur du club en championnat, Christophe Darrigade. Lors de la saison 2002-2003, le STV va débuter sur une victoire 2-0 contre la réserve d'Alès, alors en National. Le club terminera la saison à la 1re place avec 14 points d'avance sur le second et sera promu en CFA. Foued Lareche est le meilleur buteur du club avec 14 buts. En engagent le natif d'Ollioules, Jean-Louis Garcia, le Sporting terminera la saison suivante à la 2e place derrière Bayonne alors que le club est un promu ; la saison 2004-2005 sourira cependant aux supporters Toulonnais puisque le club sera promu grâce à l'efficacité de Mesut Bilici (18 buts) et une invincibilité à domicile. La même année, Toulon atteint les 16e de finale de la Coupe de France mais sera battu par Clermont.

Candidat déclaré à la montée en Ligue 2 pour la saison 2005-2006, Toulon remporte son premier match contre le GFC Ajaccio, mais peinera à s'imposer à l'extérieur. De plus, le club de Vannes mettra fin à 3 ans d'invincibilité Toulonnaise à domicile. Le club finira à une honorable 7e place en championnat et Mesut Bilici, toujours présent dans les rangs Toulonnais, clôturera la saison avec 7 buts au compteur. Jérôme Le Moigne sera transféré à Sedan, alors en Ligue 1, à la fin de la saison. En Coupe de France, le parcours s’arrêtera au 7e tour aux tirs au but contre Montpellier. La saison suivante, le Sporting Toulon arborera un maillot aux couleurs Noir et Or pour commémorer les 60 ans du club ; le club licencie Jean-Louis Garcia à la suite de plusieurs désaccords avec le directeur sportif de l'époque, André di Scala, alors que le club est invaincu en National après 10 journées de championnat, se positionnant à la 3e place. Hubert Velud, nouvellement nommé, conduira le club à la relégation en CFA en 2007.

Lors des saisons suivantes, le club restera dans la première partie de tableau de CFA sans jamais vraiment se mêler à la lutte pour le titre, synonyme de promotion. Plusieurs entraîneurs se succéderont en vain.

Nouvelle rétrogradation administrative en 2011Modifier

Au , le compte de résultat du Sporting accuse une perte nette de 450 111 euro avant impôts pour un chiffre d'affaires de 79 878 euro. En , le compte de résultat accuse une nouvelle perte de 374 554 euro. Cela monte la perte nette à 825 665 en deux ans. Le règlement de la CFA n'autorisant un déficit que de 100 000 euro, le Sporting se voit placer sous la responsabilité de la Direction Nationale de Contrôle de Gestion (DNCG). On observe ici la continuation de la société malgré un actif net devenu inférieur à la moitié du capital social, selon la décision du conseil d'administration en date du .

En 2011, la DNCG exclut le club de toute compétition nationale[5]. La nouvelle direction du club se bat pour obtenir l'annulation de cette décision, mais le Tribunal Administratif confirmera la sanction et le Sporting devra recommencer en Division d'Honneur.

La lente remontée du club (2014-)Modifier

Le Sporting Toulon Var, après plusieurs années en Division d'honneur, retrouve la CFA2 (5e division française) après sa victoire lors de la dernière journée au stade de Bon Rencontre le . La remontée du Sporting Toulon Var se poursuit à l'issue de la saison 2015-2016 où il obtient sa montée sportive en CFA (4e division française) à 3 journées de la fin du championnat. Le club réalise une bonne saison 2016-2017 avec une 4e place à clé pour le retour du club en CFA. Il se nommera à nouveau Sporting club de Toulon à partir de la saison 2016-2017 après la fusion avec son voisin le Sporting Club Toulon-Le Las.

Lors de la saison 2018-2019, le Sporting club de Toulon obtient sa montée lors de la dernière journée de Championnat de France de football de National 2 en battant le Monts d'Or Anse Foot sur le score de 3-0. Il rejoint le Championnat de France de football National (3ème division française) pour la saison 2019-2020 avec Fabien Pujo à sa tête[6]. Le début de saison en National jugé insatisfaisant par les dirigeants du club (6 nuls et 3 défaites), Fabien Pujo, est limogé de son poste d'entraîneur et est remplacé par Victor Zvunka le [7]. Mais les mauvais résultats se poursuivent et à la fin des matchs allers, le club est dernier du championnat, ne comptant aucune victoire.

Mourad Boudjellal, ancien propriétaire du Rugby club toulonnais et dont il assure la présidence jusqu'en annonce en vouloir racheter le SC Toulon même si l'actionnaire majoritaire du club Claude Joye dit de pas être vendeur[8].

Saison 2019-2020 : La remontée en National (match par match)

Le Sporting Club de Toulon est officiellement promu en National 1 après sa victoire face à MDA Foot 3 buts à 0.

Le club commence sa saison par un match nul jugé "encourageant" face à l'AS Béziers (football) sur le score de 0-0. Le semaine suivante, le Sporting marque son premier but en National par l'intermédiaire de Manuel Deldago mais fait match nul 1-1 sur la pelouse du Red Star Football Club. La 3ème journée voit aussi le Sporting Toulon faire un match nul chez lui,au Stade de Bon Rencontre face au Gazélec Football Club Ajaccio sur le score de 1-1. Lors de la 4ème journée, les Varois concèdent encore un match nul à Bon Rencontre, cette fois face à Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 sur le score de 2-2. Ce match constitue une belle performance pour leur gardien Florian Andréani, auteur d'un double arrêt sur deux tentatives bressanes à bout portant. Malheureusement, après 4 journées, le Sporting n'a pas empoché la moindre victoire et a concédé 4 matchs nuls en 4 rencontres.

La 5e journée voit la Sporting Club de Toulon enregistrer sa première défaite face à l'Union sportive du littoral de Dunkerque sur le score de 2-1. Lors de la 6e journée, les Varois font match nul 0-0 face à Pau Football Club (qui sera promu en Ligue 2 après l'arrêt de la saison de National en raison de la crise du coronavirus). Lors de la 7e journée, le club du Var enregistre sa deuxième défaite de la saison, cette fois face à Football Club Villefranche Beaujolais sur le score de 2 buts à 1. Après 7 journées, le Sporting n'a pas encore obtenu la moindre victoire.

La 8e journée voit le Sporting Club de Toulon concéder sa première défaite à domicile au Stade de Bon Rencontre face au Stade lavallois Mayenne Football Club sur le score de 1-0. Lors du match suivant, comptant pour la 9e journée du championnat national, le Sporting concède un nouveau match nul, face à un autre promu, l'Union sportive Créteil-Lusitanos sur le score de 1-1. La 10e journée voit le Sporting s'incliner à domicile face à l'Union sportive concarnoise sur le score de 1-0. Cette défaite sera fatale à l'entraîneur en chef, Fabien Pujo, puisqu'il sera démis de ses fonctions suite à cette nouvelle défaite.

Un nouvel entraîneur, Victor Zvunka, est nommé à la tête de l'équipe mais cela ne porte pas immédiatement ses fruits. En effet, le Sporting perd encore une fois à l'extérieur face à l'Union sportive Avranches Mont-Saint-Michel sur le score de 2 buts à 1 lors de la 11ème journée.

Les supporters toulonnais commencent à s'impatienter et le manifestent par des banderoles hostiles à la direction, notamment envers l'actionnaire majoritaire Claude Joye. Lors du mach comptant pour la 12e journée et la réception de l'équipe de Football Club Bastia-Borgo les Azur et Or font un nouvelle fois match nul, 2-2. Le match de la 13e journée oppose les Varois à l'équipe (promue, elle aussi) de Le Puy Foot 43 Auvergne, rencontre se terminant sur un score nul et vierge de 0-0.

Le match de la 14e journée voit Toulon affronter l'Union sportive Boulogne Côte d'Opale, match une nouvelle fois perdu par les Azur et Or sur le score de 2-1 au stade de Bon Rencontre.

Le match suivant intervient pour le compte de la 15ème journée, et oppose Toulon au Stade olympique choletais à l'extérieur. Un match qui se soldera sur un nouvelle défaite des Varois sur le score de 2 buts à 0.

Pour la 16e journée, les Toulonnais reçoivent Lyon Duchère Association sportive à Toulon. Il y aura match nul entre les deux formations, 1-1.

Le match de la 17e journée constitue un tournant dans la saison toulonnaise. La rencontre oppose les Varois à QRM Foot (équipe promue visant, comme le Sporting, le maintien). Malheureusement, les Toulonnais s'inclinent 2-0, et voient leurs maigres chances de se maintenir en National partir en fumée.

Lors de la 19e journée, Toulon se déplace sur la pelouse du Gazélec Football Club Ajaccio, et n'en ramène qu'un point, celui du match nul, 0-0. La 20e journée voit les Toulonnais concéder une énième défaite, cette fois-ci face au Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 sur le score de 2-1.

Pour la 21e journée, le Sporting reçoit le leader l'Union sportive du littoral de Dunkerque, mais s'incline 1-0 à Bon Rencontre malgré une performance satisfaisante. La journée suivante (la 22e), le Sporting se déplace chez le dauphin du classement, le Pau Football Club mais s'incline lourdement sur le score de 3-0. C'en est trop pour une majorité de supporters, qui décident de boycotter le match suivant, qui sera la réception du Football Club Villefranche Beaujolais.

Et enfin, après 23 journées sans la moindre victoires (10 nuls et 13 défaites), le Sporting Club de Toulon s'impose enfin face au Football Club Villefranche Beaujolais sur le score de 3 buts à 0. Ce qui constitue donc la première victoire de la saison en championnat National 1 des Varois.

Tout le monde se met à croire en une remontée fantastique du club du Var pour réussir à se maintenir mais malheureusement, lors du match suivant, celui de la 24e journée, qui oppose les Toulonnais au Stade lavallois Mayenne Football Club, les Varois retombent dans leurs travers et s'inclinent lourdement sur le score de 3 à 0.

Le dernier match de la saison (puisque celle-ci sera arrêtée en raison de l'épidémie de coronavirus) oppose Toulon à l'Union sportive Créteil-Lusitanos mais Toulon perd une nouvelle fois sur le score de 2 à 1.

Suite aux décisions gouvernementales prises concernant le sport par rapport au coronavirus, le Sporting Club de Toulon est officiellement relégué en National 2 le 14 mai 2020.

Récapitulatif des matchs du SC Toulon lors de la saison 2019-2020
Locaux Visiteurs Score Buteurs
SC Toulon Association sportive de Béziers 0-0
Red Star Football Club SC Toulon 1-1 Medhi Chahiri; Manuel Deldago
SC Toulon Gazélec Football Club Ajaccio 1-1
SC Toulon Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 2-2

LogosModifier

 
Rascasse.

Le symbole du club est une rascasse, poisson commun en Méditerranée, et sa devise « Qui s’y frotte s’y pique »[9]. Créé en 1951, ce symbole apparaît d'abord sur le journal des supporters avant de faire son apparition durant les années 1970[10] sur le maillot des joueurs, faisant alors partie intégrante de l'écusson du club. Chaque époque a eu sa rascasse. Au fil du temps, comme dans la plupart des clubs, plusieurs modèles seront dessinés jusqu'au modèle connu aujourd'hui.

CouleursModifier

Lorsque le club est créé en 1945, ses couleurs sont noir et or. Ce n'est qu'en 1956 que les couleurs actuelles, azur et or, qui sont aussi les couleurs de la ville de Toulon, sont choisies.

PalmarèsModifier

Le club a évolué pendant douze saisons en première division du championnat de France, et pendant trente-six saisons en deuxième.

Palmarès de l'équipe première du Sporting Club de Toulon
Compétitions internationales Championnats nationaux Coupes nationales


Compétitions nationales disparues Compétitions régionales Tournois saisonniers

Personnalités du clubModifier

PrésidentsModifier

Depuis la fondation du club en 1944, dix-sept présidents se sont succédé à la tête du club toulonnais. Arthur Depallens est celui qui est resté le plus longtemps à la présidence (13 ans). Le président actuel est Jacques Jayet, nommé en juillet 2011 après le rachat du club par Claude Joye, président de l'US Feurs.

Présidents du Sporting Club de Toulon
Période Nom
1945-1948   Dr Coulomb
1948-1961   Arthur Depallens
1961-1967   Jacques Leterreux
1967-1971   Michel Aliotti
1971-1973   Antoine Sirvente
1973-1975     Angelo Bonadei
1975-1980   André Martinez
1980-1983   André Sudre
1983-1985     Angelo Bonadei
1985-1991   Alain Asse
Période Nom
1991-1993   Guy de Courson
1993-1994   Joseph Favaloro
1994-1995     Mirhan Davidian
1995-1997   Serge Catalano
1997-1998   Albert Mansana
1998-1998   Jacques Leterreux
1998-2009   Alain Bencivengo
2009-2011   Pascal Bataillé
2011-   Jacques Jayet[11]

EntraîneursModifier

De nombreux entraîneurs sont passés par le club toulonnais ; certains même ont entraîné le STV sur des périodes distinctes comme Jean Luciano, Marcel Duval, Christian Dalger, Gennaro Luigi Alfano ou encore Dragan Cvetkovic. Le record de longévité est attribué à Gabriel Robert (1953-1959), alors que Marcel Duval a entraîné le club pendant 15 ans, cumulés sur 4 périodes distinctes.

Rang Nom Période
1   Charles Roviglione 1945 - 1948
2   Lucien Troupel 1948 - 1951
3   Francis Maestroni 1951 - 1953
4   Gabriel Robert 1953 - 1959
5   André Gérard 1959 - 1960
6   Marcel Duval 1960 - 1963
7   Hervé Mirouze 1963 - 1967
8   Jean Luciano 1967 - 1970
9   Marcel Duval 1970 - 1972
10   Jean Luciano 1972 - 1973
11   Marcel Duval 1973 - 1978
12   Célestin Oliver 1978 - 1979
13   Pierre Sinibaldi 1979 - 1980
14   Marcel Duval 1980 - 1985
15   Christian Dalger 1985 - 1986
Rang Nom Période
16   Paul Orsatti 1986 - 1986
17   Rolland Courbis 1986 - 1990
18     Delio Onnis 1990 - 1991
19   Guy David 1991 - 1992
20   Robert Dewilder 1992 - 1993
21   Jean-Louis Bérenguier 1993 - 1995
22   Luigi Alfano 1995 - 1996
23   François Bracci 1996 - 1997
24   Albert Emon 1997 - 1997
25   Christian Dalger 1997 - 1998
26   Luigi Alfano 1998 - 1999
27   François Zahoui 1999 - 2001
28     Dragan Cvetkovic 2001 - 2003
29   Jean-Louis Garcia 2003 - 2006
30   Hubert Velud 2006 - 2007
Rang Nom Période
31   André Blanc 2007 - 2008
32     Dragan Cvetkovic 2008 - 2010
33   Franck Zingaro 2010 - 2011
34   Luigi Alfano 2011 - 2012
35   Kader Ferhaoui 2013
36   Mohamed Sadani 2013 - 2015
37   Luigi Alfano 2015 - 2016
38   Dominique Veilex 2016 - 2017
39   William Prunier 2017 - 2018
40   Fabien Pujo 2018 - oct. 2019
41   Victor Zvunka oct. 2019 - juin. 2020
42   Luigi Alfano juin. 2020 -

Effectif actuelModifier

Le tableau ci-dessous dresse la liste de l'effectif actuel du Sporting Club de Toulon.

Effectif du Sporting Club de Toulon pour la saison 2019-2020
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 1] Nom Date de naissance Sélection[note 2] Club précédent
1 G   Andréani, FlorianFlorian Andréani 28/01/1997 (23 ans) AS Monaco FC
16 G   Tchintcho Nguembou, YannickYannick Tchintcho Nguembou 28/02/1994 (26 ans) Cameroun -20 ans Vauban Strasbourg
40 G   Libbra, AdrienAdrien Libbra 30/11/1999 (20 ans) Formé au Club
35 D   Etcheverria, BaptisteBaptiste Etcheverria 09/04/1997 (23 ans) En Avant Guingamp  rés.
19 D   Sahnoune, MohamedMohamed Sahnoune 13/03/1991 (29 ans) ÉFC Fréjus Saint-Raphaël
27 D   Ouasfane, DrissDriss Ouasfane 30/11/1999 (20 ans) Formé au Club
15 D   Mendy, AdrienAdrien Mendy 11/11/1997 (22 ans) Le Mans FC
5 D   Medoukali, YoussefYoussef Medoukali 09/10/1984 (35 ans) SC Toulon-Le Las
4 D   Ouasfane, AnthonyAnthony Ouasfane 29/05/1989 (31 ans) US Endoume
29 D   Leleu, JulienJulien Leleu 14/09/1989 (31 ans) Madagascar AFC Compiègne
28 D   Zouaoui, YanisYanis Zouaoui 10/07/1994 (26 ans) FC Martigues
3 D   Soumaré, AdamaAdama Soumaré 01/05/1995 (25 ans) US Endoume
2 D   Fall, AliounAlioun Fall 20/12/1990 (29 ans) AC Ajaccio
17 M   Barbier, MathieuMathieu Barbier 26/11/1990 (29 ans) Canet Roussillon FC
11 M   Ghrieb, RayanRayan Ghrieb 21/04/1999 (21 ans) Le Mans FC
31 M   Muyumba, TristanTristan Muyumba 07/03/1997 (23 ans) AS Monaco FC
8 M   Bayo, Julio PapeJulio Pape Bayo 05/11/1987 (32 ans) CD Barco
22 M   Ech-Chergui, IdrissIdriss Ech-Chergui 22/05/1985 (35 ans) Paris FC
33 M   Di Santantonio, EnzoEnzo Di Santantonio 11/07/1995 (25 ans) FC Bastia Borgo
6 M   Seibou, MamaMama Seibou 28/12/1995 (24 ans) Bénin Buffles du Borgou
25 M   Ayrton Pinheiro, VictorVictor Ayrton Pinheiro 06/05/1994 (26 ans) FC Montceau
13 M   Caumet, RomainRomain Caumet 13/04/1999 (21 ans) Montpellier SC
14 M   Seye, PapePape Seye 31/12/1996 (23 ans) St-Pryvé St-Hilaire
9 A     Philippe, RayanRayan Philippe 20/10/2000 (19 ans) Dijon
21 A   Guilavogui, MorganMorgan Guilavogui 10/03/1998 (22 ans) Formé au club
999 A   Diallo, AbdoulayeAbdoulaye Diallo 21/01/1992 (28 ans) US Granville
18 A   Pioton, RaphaëlRaphaël Pioton 12/05/1995 (25 ans) Canet Roussillon FC
7 A   Moulet, KennyKenny Moulet 02/09/1991 (29 ans) US Le Pontet
20 A   Delgado, ManuelManuel Delgado 09/04/1995 (25 ans) FC Annecy
32 A   Ranieri, AntonyAntony Ranieri 21/06/1997 (23 ans) OGC Nice
10 A   Gomis, ChristopheChristophe Gomis 21/12/1992 (27 ans) Toulon Le Las
26 A   Preira, BrunoBruno Preira 25/01/1987 (33 ans) Guinée-Bissau US Colomiers
999 A     Coulibaly, KarimKarim Coulibaly 03/06/1993 (27 ans) France -20 ans Willem II Tilburg
24 A   Pahama, LouisLouis Pahama 24/07/1993 (27 ans) FK Tukums 2000
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  •   Karim Masmoudi
Préparateur(s) physique(s)
  •   Christian Maccario
Entraîneur(s) des gardiens
  •   Charles Massei
  •   Sébastien De Coccola

Légende

 

Structures du clubModifier

Structures sportivesModifier

StadesModifier

Le Sporting Toulon Var a occupé et occupe trois emplacements distincts à Toulon. Il joue ses matches à domicile au stade de Bon Rencontre dans l'est de la ville mais a aussi évolué pendant plusieurs saisons au stade Mayol, le grand stade proche du centre-ville où évolue également le Rugby club toulonnais, lorsque Bon Rencontre était en travaux et durant la période où le club évoluait en première division dans les années 80. Par ailleurs l'équipe réserve du Sporting joue au stade Mercheyer.

En capacité, le stade de Bon Rencontre est le second stade de Toulon derrière le Mayol. Inauguré en 1955, il peut accueillir aujourd'hui 7 679 spectateurs assis. En 1957, une nouvelle pelouse est installée car le stade était construit sur une ancienne décharge. Gabriel Robert, lors des entraînements, faisaient s'aligner les joueurs afin qu'ils ramassent les nombreux bouts de verres présents sur le sol afin d'éviter tout risque de blessure en cas de chute[12]. En 1962, les tribunes Berlet et Mouraille sont inaugurées ; la tribune Borelli l'étant en 1999. En 2001, le stade accueille le Sporting à nouveau après de nombreux travaux. Le club alternait les matches entre Mayol et Bon Rencontre lors des 50 dernières années du fait de ces nombreuses rénovations.

Aujourd'hui le stade de Bon Rencontre est donc composé de trois tribunes : la tribune Mouraille, la tribune Depallens et la tribune Borrelli. Chacune d'entre elles accueille des groupes de supporters : les Irréductibles Toulon 1993 au bloc D de la tribune Mouraille, les TNT et l'Amicale des Supporters aux blocs D et C de la tribune Depallens et les Fedelissimi Toulon 1998 dans la tribune Borrelli. le stade comporte aussi un parcage destiné aux supporters adverses se situant derrière les buts (ancienne tribune Sud), qui ne comporte pas de gradins et est composé de terre battue.

Le stade Mercheyer a été rénové en 2006 avec l'installation d'une nouvelle pelouse synthétique[13] comprenant un nouveau revêtement de type Prestige XT 65[14]. Il peut contenir une capacité de 500 places non assises sur une superficie de 8 175 m2, en face du stade de Bon Rencontre, près de l'avenue Aristide Briand.

SiègeModifier

Anciennement, le siège se situait au Grand Hôtel, au 4 de la place de la Liberté la grande place centrale de Toulon. Avec le changement d'actionnariat, le nouveau siège se trouve au stade, avenue Aristide Briand. Le siège se trouve aussi à proximité du terrain d'entrainement de la réserve du STV, à Mercheyer, où cette dernière joue ses matches de division d'honneur régionale.

Aspects juridiques et économiquesModifier

Aspects juridiquesModifier

Statut juridique et légalModifier

OrganigrammeModifier

Le rachat du club par Claude Joye en 2011 modifie l'organigramme du club en profondeur. Ainsi, à la suite de la vente des parts par l'ancien président Alain Bencivengo, alors actionnaire majoritaire, et aux démissions du président Pascal Bataillé et des divers membres du conseil (André di Scala, Bassirou Diop et Laurent Gaya), Claude Joye est nommé actionnaire majoritaire du club, Jacques Jayet, ami de longue date de Claude Joye et domicilié à La Môle devient le président du Sporting Toulon Var. Frédéric Brando occupe le poste de directeur technique des équipes jeunes.

Le nouveau conseil d'administration du Sporting est composé de Jacques Jayet (président, né le ), Lawrence Joye (membre, né le ), Christine Joye (membre, née le ), Alae Conseils et Finances (entreprise) représentée par Andrée Annie Joye (membre, née le ). Le commissaire aux comptes titulaire est le cabinet Aurvalia, représenté par Guillaume Minard, tandis que le suppléant est Stéphanie Brandys.

Aspects économiquesModifier

Elements comptablesModifier

Boutiques officiellesModifier

En plus d'une boutique en ligne sur le site officiel du club[15], le club possède une officielle au siège du club[16]. Il existait une autre boutique jusqu'en 2011 en centre-ville, place Raimu[17].

Soutien et imageModifier

Groupes de supportersModifier

Le Sporting compte deux clubs de supporters[réf. nécessaire] :

  • Amicale des Supporters[18]
  • Fedelissimi Toulon 1998[19]

AffluenceModifier

Toulon faisait régulièrement le plein dans le passé lorsqu'il évoluait au plus haut niveau contre des grosses cylindrées habituées aux joutes européennes[20].

Le vendredi , 18 000 spectateurs sont venus à Mayol pour le match contre l'AS Monaco, qui reste encore la meilleure affluence du club. La meilleure affluence en Coupe de France a été obtenue lors de l'édition 1983-1984 contre l'AS Monaco (défaite 2-1) avec 17 000 spectateurs au stade Mayol.

Parmi les 10 meilleurs affluences de Toulon, 9 l'ont été durant la phase de championnat de première division, jouée à chaque fois au stade Mayol dont les matchs contre Marseille (le derby local), Monaco et Bordeaux. Contre l'Olympique de Marseille, les afflueances ont été respectivement de 15 000, puis 15 452 et 17 000 spectateurs en 1990, 1992 et 1993. Par ailleurs, l'affluence est aussi conséquente contre les Girondins de Bordeaux avec 15 000 personnes en 1985 et 1990 et 17 015 en 1986 en championnat. Enfin, contre Monaco, outre le record, une affluence de 16 146 et 17 000 a respectivement été constatée en 1989 et 1984. Dans le passé, 16 680 personnes s'étaient rendues au stade pour le match contre le grand Reims.

En ce qui concerne les affluences sur la saison, une moyenne de 9 420 spectateurs a été établie lors de la saison 1984-1985. L'année précédente et l'année suivante il y eut respectivement 8 242 et 7 955 personnes en moyenne au stade. Toujours à la fin des années 1980, 7 682 supporters en moyennes sont venus au stade. À noter que lors du championnat 1964-1965, il y avait en moyenne 8 529 personnes en moyenne.

RivalitésModifier

Le Sporting Toulon Var connaît ses plus sérieuses rivalités avec l'Olympique de Marseille ainsi que l'OGC Nice à la suite des incidents répétés qui eurent lieu contre leurs supporters lors des derbys opposant ces clubs. D'autres tensions existent aussi avec le Montpellier HSC, l'AS Saint-Étienne et le Nîmes Olympique[réf. nécessaire].

Avec le Hyères FCModifier

Alors que Toulon est plus habitué à la Division 2, Hyères est issu des championnats régionaux. Les deux clubs se croisent en CFA en 2008-2009 et depuis 2011. On notera que le dernier match joué dans la saison par les deux équipes en 2010-2011 était une confrontation directe, gagnée 2-1 par Hyères. Le premier match de la saison opposait aussi les deux équipes, mais le résultat était favorable à Toulon: 3-0[21]. En 2011-2012, les deux clubs se retrouvent en coupe de France[22], et c'est le Sporting qui sort vainqueur devant 300 spectateurs avec une victoire aux tirs au but 5-3 (1-1 durant le temps règlementaire) avec le dernier tir marqué par le capitaine Guillaume Boronad[23].

Avec l'US MarignaneModifier

Les deux clubs de l'US Marignane et du Sporting Toulon Var évoluent ensemble en Championnat de France amateur de football depuis 2008 et la relégation de Toulon. Les deux villes sont séparées par 67 km[24], et les incidents lors de matchs sont fréquents, comme en , où une rencontre a dégénéré à la mi-temps, obligeant l'arbitre à l'interrompre[25]. Une centaine de supporters de chaque équipe se sont affrontés aux alentours du stade Saint-Exupéry. Le président du Sporting Toulon Var a dit après ces incidents « Je trouve ça déplorable, ça n'a rien à voir avec le foot. Quand je vois ça, j'ai honte ». Depuis, les matchs Toulon-Marignane gardent une place particulière, même si les enjeux sportifs ne sont pas là[26].

Avec le FC MartiguesModifier

Les deux clubs ont évolué ensemble pendant 16 saisons, dont les trois dernières éditions du CFA. Cependant, les périodes communes sont très courtes, et espacées dans le temps. La rivalité entre les deux clubs n'est donc pas réelle, d'autant plus que Martigues arrive en D1 l'année où Toulon est relégué.

Avec l'AS CannesModifier

Les deux villes, tout de même situées à 100 km l'une de l'autre[27], ont évolué ensemble pendant 37 saisons, dont 30 en Division 2, entre 1949 et 1983. Les deux clubs se croiseront encore en Division 1 entre 1987 et 1992, et en National entre 2005 et 2007. Il existe donc une réelle rivalité entre ces deux équipes basées toutes les deux sur la côte d'Azur, une rivalité historique forte, ravivée parfois par des matchs amicaux, comme le , qui finira en match nul 1-1[28].

Lors de la Coupe de France de football 2010-2011, le tirage au sort a fait que les deux clubs se sont rencontrés au 6e Tour. Seuls 500 spectateurs sont allés au Stade de Bon Rencontre pour assister au match[29], ce qui ne constitue pas une affluence exceptionnelle pour Toulon. On peut donc déduire de cela que la rivalité entre les deux clubs est en recul.

Avec l'Olympique de MarseilleModifier

Le Sporting est un club longtemps ancré en deuxième division et y a passé six saisons en compagnie de l'Olympique de Marseille. De 1983 à 1993, les deux clubs évoluent ensemble en D1 et sont rivaux. En effet, de 1990 à 1993, la meilleure affluence de Toulon est faite lors de l'accueil de l'OM, avec un pic à 17 000 spectateurs en 1993[30] au stade Mayol.

En 1959-60 et en 1964-65, le SC Toulon évolue en D1 alors que l'OM est en D2, mais de nos jours, il y a cinq divisions de différence entre les deux clubs. Cependant, la rivalité existe toujours, les supporters marseillais ayant désormais des différends avec les supporters du Sporting Club de Toulon dans le championnat des réserves (National 2).

Le bilan est favorable à l'OM, qui affiche un bilan de neuf victoires, cinq nuls et quatre défaites[31]. Le dernier derby remonte au , où Marseille s'impose 5-2.

MédiasModifier

Une page officielle sur le principal réseau social, Facebook, a été lancée au début du mois d'avril 2011 afin de lier le club avec son public et le promouvoir[32].

Une web TV officielle, STV Channel[33], a été lancée en 2008 et a proposé des résumés de matchs et des reportages jusqu'en 2012.

Mathieu Le Moing, directeur du webzine La rade Toulonnaise, a alors repris la web TV du club à partir d'août 2014 sous le nouveau nom de Sporting TV[34].

Pour la presse écrite, le quotidien départemental Var-Matin, diffusé à plus de 75 000 exemplaires, retrace régulièrement la vie du Sporting et les résultats dans ses éditions.

Autres équipesModifier

Équipe réserve et sections de jeunesModifier

En 2011-2012, l'équipe réserve du Sporting évolue en Division d'honneur régionale Méditerranée et est entraînée par Luigi Alfano. Elle est championne de Division d'honneur Méditerranée en 1998. Frédéric Brando est lui le directeur technique de l'ensemble des équipes de jeunes.

Le Sporting de Toulon comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint la finale de la Coupe Gambardella en 1966.

Section féminineModifier

Lors de l'assemblée générale du mois d’, le nouveau président Jacques Jayet a présenté son projet sportif qui s'étale sur une période de 7 ans, de 2011 à 2018. Il a insisté sur la mise en place d'une structure féminine sur 5 ans pour faire moderniser l'image du club[35]. Pour la saison 2019-2020, l'équipe féminine du SC Toulon évolue en Régionale 1[36].


Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Bilan saison par saison du Sporting Toulon Var, footballenfrance.fr
  3. Les années 1980…, Historique sur le site officiel
  4. "Les neveuxdu Belge victimes d'une guerre des gangs" par Jean-Louis Pacull (avec Stéphane Albouy), Le Parisien, le 17 octobre 2002.
  5. Toulon exclu des compétitions nationales sur foot13.fr
  6. « N2 : Toulon, Créteil, Borgo et Le Puy promus en National, les réserves pros coulent », sur https://www.lequipe.fr/ (consulté le 19 octobre 2019)
  7. « Victor Zvunka est le nouveau coach du Sporting ! », sur http://www.actufoot.com (consulté le 19 octobre 2019)
  8. "Mourad Boudjellal, candidat au rachat du Sporting Club de Toulon : « La Ligue 1 dans cinq ans ! »" par Maxime Raulin , L'Equipe, 1er février 2020.
  9. Présentation du club, site officiel
  10. Historique du club, site officiel
  11. « le président Jayet du Sporting Toulon en CFA: "La DNCG a eu raison" », Var Matin,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2011)
  12. Inauguration de la pelouse en 1957, site officiel.
  13. http://www.philippevitel.com/info-FAM_402a6cf175cd8TvIxbAT-1057.html, Inauguration de la pelouse de Mercheyer
  14. Revêtement
  15. « Boutique en ligne du STV »
  16. « Boutique du siège »
  17. « Boutique place Raimu »
  18. Amicale des Supporters du STV, site officiel
  19. Fedelissimi Toulon 1998, site officiel
  20. « Stadium Bon rencontre », sur stadium-attendances.com.
  21. « Site des fans de Cristiano Ronaldo - CR7 », sur Cristiano Ronaldo Fan Site - CR7 (consulté le 13 août 2020).
  22. Coupe de France : Benoît Pansier s'exprime avant Toulon - Hyères sur foot-national.com
  23. 5e tour 2011-2012 sur le site officiel des Socios
  24. http://www.annuaire-mairie.fr/distance-marignane.html
  25. Emmanuelle ELBAZ et Renaud BLAISE, « Scènes d'émeutes autour du match de football Marignane-Toulon », La Provence,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2020).
  26. « CFA C : Toulon - Marignane, ça sent la poudre! », sur Foot National (consulté le 13 août 2020).
  27. http://www.annuaire-mairie.fr/distance-toulon.html
  28. « http://www.ascannes.org/effectif-2010-2011-mainmenu-57/279-toulon-cannes-en-amical-le-11-juillet.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  29. « Site des fans de Cristiano Ronaldo - CR7 », sur Cristiano Ronaldo Fan Site - CR7 (consulté le 13 août 2020).
  30. Affluences du SC Toulon à domicile en championnat sur footballstats.fr
  31. Ces bons vieux derbies sur om.net
  32. Le Sporting Toulon Var a créé sa page officielle Facebook ! sur ctoulon.com
  33. STV Channel, site officiel
  34. http://www.sportingtoulonvar.fr/sporting-tv/, Sporting TV, site officiel
  35. Assemblée Générale 08/2011, site des socios
  36. « Equipe R1 Féminine », sur http://www.sctoulon.fr (consulté le 19 octobre 2019)

NotesModifier

  1. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  2. Seule la sélection la plus importante est indiquée.

Liens externesModifier