Sœurs de la Providence de la Pommeraye

Sœurs de la Providence de la Pommeraye
Image illustrative de l’article Sœurs de la Providence de la Pommeraye
« À l"écoute de Dieu, à l'écoute des frères »
Ordre de droit pontifical
Approbation diocésaine 1845
par Mgr Angebault
Approbation pontificale 19 mars 2008
par Benoît XVI
Institut Congrégation religieuse
Type apostolique
Spiritualité Carmélitaine
Règle Tiers-Ordre carmélite
But enseignement, soins des malades
Structure et histoire
Fondation 28 septembre 1825
La Pommeraye
Fondateur Marie Moreau
Abréviation S.P
Rattaché à Ordre du carmel
Site web Site officiel
Liste des ordres religieux

Les sœurs de la Providence de la Pommeraye sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.

BiographieModifier

 
Mère Marie-Joseph Moreau (1788-1864), la fondatrice.

Fondatrice de la Providence, Marie Moreau est née le 9 mai 1788 à la Pommeraye à la veille de la révolution, d'André Moreau et Marie Davy. Un petit village des Mauges, au nord de la Vendée militaire (aujourd’hui le Maine et Loire). Dès 1789, elle grandit dans un climat de guerre et de persécution[1]. En 1809 elle devient institutrice, et devant la détresse de la population, après la révolution, avec quelques compagnes, elle crée une petite communauté de vie.

HommageModifier

Une rue porte son nom à Mauges-sur-Loire[2].

A Cholet on trouve un Lycée La providence[3].

HistoireModifier

En 1811, elle ouvre une école et visite les malades à La Pommeraye, elle est bientôt rejointe par des compagnes. Le , Mgr Montault, évêque d’Angers fait une visite épiscopale à La Pommeraye et donne à l'établissement naissant la règle du tiers-ordre du Mont Carmel[4].

Le , Marie Moreau prononce ses vœux perpétuels et prend le nom de sœur Marie-Joseph, cinq de ses compagnes reçoivent l’habit et commencent le noviciat. Elle est reconnue supérieure générale par ses sœurs en 1831 et sera réélue tous les trois ans jusqu’en 1843[5].

En 1845, les constitutions sont approuvées par Mgr Angebault, évêque d’Angers puis reconnues civilement par un décret du par le président Louis-Napoléon Bonaparte[6]. Le , la congrégation est agrégée à l'ordre du carmel[7].

Depuis 1996, les sœurs de la Pommeraye sont en fédération avec deux autres instituts apostoliques français : les sœurs de Sainte Thérèse d'Avesnes et les sœurs Notre Dame du Mont Carmel d’Avranches[8]. Le , le Saint-Siège reconnaît l'institut qui devient de droit pontifical[9].

FusionModifier

6 congrégations ont fusionné avec elles[10] :

  • 1952 : Sœurs de la Providence de Laon
  • 1956 : Sœurs de la Providence de Chartres
  • 1961 : Sœurs de Notre-Dame de Saint-Erme
  • 1991 : Union des Nazaréennes du Père de Foucauld
  • 2005 : Sœurs de l’Immaculée du Mont Carmel, Congrégation diocésaine fondée le à Châteaubriant par Marie Veullet (1820-1889) en religion Marie de l'Immaculée-Conception pour l'enseignement des enfants, les soins à domicile, les soins des vieillards et des malades dans les hôpitaux et les maisons de retraites[11].
  • 2005 : Sœurs de Saint-Martin de Bourgueil, congrégation diocésaine fondé en 1824 à Tours par Athénais Haincque sous le nom de Filles de Notre-Dame du Mont Carmel pour le service des vieillards et des malades et l'instruction chrétienne des enfants. Après de grandes difficultés extérieures et une grave crise interne, la congrégation prend en 1934 le nom de sœurs de Saint Martin de Bourgueil. Elle réalise son désir de retour à l'esprit des origines par l'affiliation à l'ordre des Carmes en 1956[12]. En 1830, à la suite des Trois Glorieuses, le père Boutelou, directeur spirituelle de la congrégation, est soupçonné d'être contre-révolutionnaire et subit l'exil. Il trouve refuge aux États-Unis où il invite les sœurs à traverser l'Atlantique, deux sœurs arrivent sur le nouveau continent le 1er novembre 1833 ; l'une d'elles, Thérèse Chevrel donne naissance aux sœurs de Notre Dame du Mont Carmel de Lacombe [13].

Activité et diffusionModifier

Les Sœurs de la Providence se consacrent principalement à l'éducation et aux soins des malades.

Elles sont présentes en[14] :

La maison-mère est à Paris.

En 2017, la congrégation comptait 362 sœurs dans 54 maisons[15].

Notes et référencesModifier

  1. « Mauges-sur-Loire. Marie Moreau, la mère fondatrice de la Providence », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le )
  2. « Rue Marie Moreau, 49620 Mauges-sur-Loire », sur google.fr (consulté le )
  3. « Cholet-La Providence-l'espace pour réussir », sur providencecholet.com (consulté le )
  4. « Congrégation Providence de La Pommeraye : un chemin de 200 ans ! », sur http://catholiqueangers.cef.fr (consulté le )
  5. « la fondatrice », sur http://providencepommeraye.cef.fr (consulté le )
  6. Encyclopédie théologique, p.  1163 sur Google Livres
  7. « La Providence de la Pommeraye », sur http://www.portalcarmelitano.org (consulté le )
  8. « Naissance en 1996 et évolution », sur http://www.carmel.asso.fr (consulté le )
  9. « historique » (consulté le )
  10. « Congrégation des Sœurs de la Providence », sur http://www.aaef.fr (consulté le )
  11. « Sœurs de l’Immaculée du Mont Carmel », sur http://www.ocd.pcn.net (consulté le )
  12. « Congrégation des sœurs de saint Martin », sur http://www.ocd.pcn.net (consulté le )
  13. (es) « Las Carmelitas de Tours (Francia) », sur http://www2.ocarm.pcn.net (consulté le )
  14. « où sommes nous », sur http://providencepommeraye.cef.fr (consulté le )
  15. (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, , 2329 p. (ISBN 978-88-209-9975-9 et 88-209-9975-7), p. 1597