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Sœurs de Marie-Réparatrice

Sœurs de Marie-Réparatrice
Image illustrative de l’article Sœurs de Marie-Réparatrice
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 1er octobre 1869
par Pie IX
Institut Apostolique & contemplatif
Type congrégation religieuse
Spiritualité Ignacienne
Règle Constitutions de la Compagnie de Jésus
But adoration du Saint-Sacrement, Exercices Spirituels, catéchèse.
Structure et histoire
Fondation 1er mai 1857
Strasbourg
Fondateur Émilie d'Oultremont
Abréviation S.M.R
Patron Vierge Marie
Site web http://smr.org/fr/
Liste des ordres religieux

Les sœurs de Marie-Réparatrice (en latin : Institutum a Maria Reparatrice) [SMR] forment une congrégation religieuse féminine de droit pontifical. Fondée à Strasbourg en 1857 par Émilie d'Oultremont, et immédiatement internationale, la congrégation allie vie de contemplation et apostolat.

HistoriqueModifier

Le 8 décembre 1854, jour de la proclamation solennelle, à Rome, du dogme de l’Immaculée Conception de Marie, Émilie d'Oultremont fait une expérience spirituelle forte qui la décide à entrer en vie religieuse. L’éducation de ses quatre enfants et la difficulté de trouver une congrégation religieuse qui réponde à son aspiration d’adoration eucharistique en esprit de réparation retarde son projet.

En 1855 elle forme cependant un groupe de dames et jeunes filles qui, de manière informelle, vivent ensemble dans son appartement de Paris, tel une communauté religieuse. Une règle de vie est préparée et un nom est choisi : ce sera la 'Société de Marie-Réparatrice'. Souhaitant faire approuver cette règle par le pape (Son père, Émile d'Oultremont, ayant été ministre plénipotentiaire de Belgique auprès du Saint-Siège, Émilie a vécu à Rome de 1839 à 1844) elle reçoit comme réponse que l’institut doit d’abord être approuvé par un évêque local.

L’évêque de Strasbourg, Mgr André Raess, accueille favorablement sa demande. Ainsi la première maison de la Société de Marie-Réparatrice est fondée à Strasbourg. Le Émilie d'Oultremont prend l’habit religieux et devient Mère Marie-de-Jésus. Quelques jeunes commencent leur noviciat dans le nouvel institut, dont sa fille Olympe. L’institut est canoniquement approuvé. Un an plus tard, le une dizaine de jeunes religieuses font leur profession religieuse.

L’institut donne une grande place à l’adoration du Saint-Sacrement, en union avec Marie s’offrant en réparation pour les offenses faites au Christ. D’inspiration ignacienne l'institut est également engagé dans des activités missionnaires et apostoliques.

L'habit religieux adopté en 1855 est inspiré de celui des visitandines de Paris, s’en diversifiant par la couleur. Il est constitué d’un long vêtement blanc, avec plis et manches longues et profondes, scapulaire bleu ciel et ceinture bleue, guimpe et bande sur le front en toile blanche. Sur la tête, un voile bleu ciel sous un autre, plus clair et très long. Sur la poitrine, un cœur d’argent avec les paroles « Tota pulchra es Maria ». Dans les années 1980 l’habit s’est simplifié en un simple vêtement entier généralement de couleur blanche et bleue.

La Société de Marie-Réparatrice connaît une expansion immédiate et rapide. Paris (en juillet 1857), Trichy (Inde du Sud) en 1859, Toulouse (novembre 1860), Tournai et Londres en 1863. Liège en 1866. Suit bientôt une seconde fondation missionnaire, cette fois dans l’île Maurice, à Port-Louis (novembre 1866). En 1870 les religieuses sont à Wexford en Irlande.

Un conflit, sans doute lié aux besoins missionnaires de la région, provoque la séparation de la Société de Marie-Réparatrice du groupe de l’Inde qui, sous la direction de Hélène de Chappotin de Neuville, fonde un nouvel institut appelé Franciscaines Missionnaires de Marie.

L’institut obtient un premier décret d’éloge pontifical en juin 1863. Émilie d’Oultremont est de nouveau à Rome en 1869 pour le travail des constitutions. L’institut est approuvé la même année. Le texte final des constitutions sera approuvé le .

Activité et diffusionModifier

Les religieuses donnent une grande place à l’adoration du Saint-Sacrement, font les Exercices Spirituels, d’adonnent à la catéchèse et aux autres œuvres d’évangélisation.

Elles sont présentes en :

Au 31 décembre 2008, elles étaient 722 religieuses dans 100 maisons. La maison généralice se trouve à Rome.

BibliographieModifier

  • Georges Petit: Lettres aux communautés de la Société de Marie Réparatrice (1857-1864), Rome, 1996.
  • Anne-Marie Bertaud SMR: Les débuts de la société de Marie Réparatrice (1855-1858), Rome, 1991.
  • Henri de Gensac: Présentation historique de la Société de Marie Réparatrice, Rome, 1992.
  • Jacqueline Decoux-Ricour: To be Mary for Jesus, Strasbourg, 2004.

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier