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Séverin Pervinquière

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pervinquière.
Séverin Pervinquière
Nom de naissance Mathieu Joseph Séverin Pervinquière
Alias
Pervinquière de la Baudonnière
Naissance
Fontenay-le-Comte
Décès (à 67 ans)
Sainte-Radégonde
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Formation
Distinctions
Ascendants
André, Antoine, Léon, François Pervinquière (1723-1788) Françoise Cochon de Lapparent (1722-1778)
Conjoint
Marie Louise Angélique Belliard
Descendants

Luce Pervinquière (1786-1857) Antoine Pervinquière (1788-1867) Eugénie Pervinquière (1790-1830) Mélanie Pervinquière (1791-1867) Abel Pervinquière (1797-1868) Benoît Pervinquière (1798-1876) Marie Pervinquière (1800-1880)

Martial Pervinquière (1806-1885)

Mathieu Joseph Séverin Pervinquière ( - Fontenay-le-Comte - La Baudonnière, Marsais-Sainte-Radégonde), est un homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

BiographieModifier

Fils de Me André-Antoine-Léon-François Pervinquière, avocat, et de dame Françoise Cochon de Lapparent, Séverin était avocat à Fontenay-le-Comte avant la Révolution.

Après avoir participé activement à la rédaction des cahiers de doléances, Pervinquière est élu, le 27 mars 1789, député du tiers état de Fontenay aux États généraux de 1789 par la sénéchaussée de Poitou. À 29 ans, accompagné de son cousin germain Charles Cochon de Lapparent (1750-1825), - élu député suppléant du tiers état, et qui deviendra, quelques années plus tard, Ministre de la Police Générale (1796-1797), puis Préfet de l'Empire, Séverin Pervinquière quitte Fontenay-le-Comte, pour Versailles où il se montre fort discret, n'intervenant qu'une seule fois à la tribune, pour demander la suppression de la gabelle. Le 20 juin 1789, il signe dans la salle du Jeu de paume le fameux Serment. S'il n'intervient pas à la tribune, il participe en commissions aux travaux de délimitation du département de la Vendée, créé en sur le territoire de l'ancien Bas-Poitou, avec Fontenay-le-Comte pour chef-lieu. Il opina avec la majorité de l'Assemblée constituante.

Au lendemain du 10 août 1792, Séverin proteste contre la suspension du Roi par l'Assemblée Législative, une mesure qu'il estime être une violation de la constitution à laquelle il demeure attaché pourtant. Il envoie sa démission de procureur général syndic et se retire dans sa maison de campagne de La Baudonnière en Sainte-Radégonde-la-Vineuse. Peu après, il retire cependant sa démission, avec mauvaise grâce, il est réélu administrateur, ce qui lui permet de sauver de la guillotine quelques suspects politiques emprisonnés à Fontenay, comme la citoyenne Villedieu.

Depuis 1791, Séverin avait été élu au Conseil général de la Vendée, lors du premier renouvellement de cette assemblée et devint président de l'administration centrale de la Vendée. Il occupait ces fonctions quand la Vendée royaliste se souleva. En , alors que les armées vendéennes ont passé la Loire, la terreur et la répression s'abattent sur la région. Séverin est inquiété pour sa modération. Sa femme, enceinte pour la septième fois, intervient courageusement en sa faveur.

Avec son collègue Mercier du Rocher, il fut envoyé à Paris pour réclamer de la Convention nationale des mesures de salut. Arrivé le 23 mars, il se présenta le jour même à la barre de la Convention, qui, après avoir écouté attentivement son rapport et son discours, l'admit aux honneurs de la séance et décréta que les administrateurs se rendraient au comité de sûreté générale. Ils se rendirent également au Conseil exécutif. Une somme de 300 000 francs fut mise à leur disposition pour fournir aux dépenses extraordinaires du département de la Vendée, et il fut décidé que le général Berruyer se porterait à Fontenay avec 15 000 hommes et 15 pièces de canon, tandis que la Bourdonnaye irait occuper Rennes, et Beaufranchet-d'Ayat la rive droite de la Loire.

Séverin est arrêté et enfermé dans une geôle de Fontenay-le-Peuple, le 19 avril 1794, avec, comme prétexte : « soupçonné d'incivisme, très modéré dans ses opinions, attaché à la constitution de 1789, ne parlant que de suivre les lois ». Il ne peut assister, le 13 prairial an II (1er juin [1794]) au mariage de sa sœur Andrée, ex-religieuse, avec l'ancien curé de Cheffois, Benoît Chalus.

Sous le Consulat (9 germinal an VIII), Pervinquière fut nommé maire de Fontenay. Juge à la cour de justice criminelle et spéciale de la Vendée en 1806, Napoléon Ier le créa baron de l'Empire (26 avril 1811) et le nomma, le 19 mai de la même année, président de chambre à la cour impériale de Poitiers. Dans l'intervalle, le 4 mai, Pervinquière avait été élu par le Sénat conservateur député de la Vendée au Corps législatif.

Auditeur au Conseil d'État depuis le 13 juillet 1812, il reçoit, 13 décembre 1814, la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Il siégea au Corps législatif jusqu'à la fin du régime Impérial, et fut réélu, le 13 mai 1815, représentant à la Chambre des Cent-Jours par le grand collège de la Vendée, avec 24 voix (42 votants, 190 inscrits).

Après la courte session de cette assemblée, il quitta la vie politique. Il mourut le 24 janvier 1828 à la Baudonnière et fut inhumé au cimetière de Sainte-Radégonde.

Vie familialeModifier

Second fils de André Antoine Pervinquière (17231788), Avocat à la cour royale de Fontenay-le-Comte, issu de son deuxième mariage, avec Françoise Cochon de Lapparent (1722-1778), Séverin épouse le 19 novembre 1783 (Fontenay-le-Comte, église Notre-Dame), la fille d'Augustin Belliard, procureur du Roi de Fontenay, Marie Louise Angélique (26 juin 1764 - Fontenay-le-Comte1846), sœur aînée du jeune Augustin Daniel. Ils eurent de leur mariage

FonctionsModifier

TitresModifier

DistinctionsModifier

Règlement d'armoiriesModifier

« D'argent, à la plante de pervenche au naturel, surmontée à dextre d'une balance d'azur, au canton des barons membres de collège électoral brochant.[2],[3] »

  Armes parlantes (Pervenche/Pervinquière).


BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier