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Sérignan

commune française du département de l'Hérault

Sérignan
Sérignan
Collégiale Notre-Dame-de-Grâce
Blason de Sérignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Béziers-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée
Maire
Mandat
Frédéric Lacas
2014-2020
Code postal 34410
Code commune 34299
Démographie
Gentilé Sérignanais
Population
municipale
6 934 hab. (2016 en augmentation de 2,88 % par rapport à 2011)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 51″ nord, 3° 16′ 42″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 24 m
Superficie 27,45 km2
Localisation

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Sérignan

Sérignan est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

GéographieModifier

 
Carte

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

Attestée sous les formes Surignano en 960, Surignanus en 969, in Sirignano en 990, de Serrignano, de Sirignano en 1069, de Serignano en 1137, de Serinha en 1368[1].

Son nom viendrait de celui d'un centurion romain Surinius[1], Surinus ou Serenus qui aurait reçu une villa, en récompense de ses mérites, sur l'emplacement du village.

Soit, dérive de Sarragna signifiant « lieu clos / lieu de péage » , ce qui peut s'expliquer par un comptoir maritime destiné à recevoir les taxes des bateaux qui remontaient l'Orb.

La commune se nomme Serinhan en Occitan[2].

HistoireModifier

L'existence d'une petite seigneurie, installée dans un château aujourd'hui disparu, et protégée par des remparts est attestée dès le Xe siècle.

En 1209, Sérignan fut pillée lors de la croisade contre les albigeois[3].

En 1286, après la bataille du col de Panissars, les troupes aragonaises de l'Amiral de Lauria pénètrent en France et incendient la ville. Cet épisode a laissé son nom à la rive gauche de l'Orb : le champ de la guerre.

Après cet épisode tragique, le village se reconstruit.

Le , le territoire de la commune de Sérignan est divisé en deux communes distinctes : Sérignan et Valras-la-Plage[4].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1817   Jacques Amat    
maire en 1834   M. Brousse   Conseiller général
1847   Pierre Tindel    
1893 21 mars 1902 Étienne Crouzat    
17 mai 1900 21 mars 1902 Célestin Abbes    
22 septembre 1944 18 mai 1945 Jean Combescure    
25 octobre 1947 mars 1965 Jean Combescure    
mars 1965 mars 1989 Marius Castagné PCF  
mars 1989 mars 2008 André Gélis UDF-PR puis UMP  
mars 2008 En cours Frédéric Lacas DVD Médecin
Président de la Communauté d'Agglomération
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 6 934 habitants[Note 1], en augmentation de 2,88 % par rapport à 2011 (Hérault : +6,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3171 3891 5961 7551 9972 1002 1412 1472 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3102 4082 4422 4192 3923 0483 4943 5133 485
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5093 3503 2223 5933 6402 8472 6832 3932 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 7882 9503 2143 8845 1736 1346 5226 7406 934
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Le lycée méditerranéen Marc Bloch[9], construit selon les normes BBC a ouvert ses portes en 2013[10].

SportsModifier

FestivitésModifier

ÉconomieModifier

Le tourismeModifier

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La plage et le retour des pêcheurs : carte postale (fin du XIXe siècle - début du XXe)

Sérignan, par la proximité de son cordon littoral, a depuis longtemps une vocation touristique. La grande plage de sable fin a accueilli les Biterrois dans les premiers temps du tourisme balnéaire. Ce développement a été particulièrement important sur la rive droite de l’Orb, qui deviendra par la suite la commune de Valras-Plage. Sur la rive gauche, le grau de la Maïre - jusque-là domaine des pêcheurs - a attiré également de nombreux baigneurs, alors que la vigne occupait encore une part importante du sol à l’arrière du cordon dunaire.

Les années soixante ont connu le début d’un tourisme organisé, avec la mise en place des premiers campings destinés à l’accueil des populations venues de loin. Pour installer ces établissements, des forages dans la nappe Astienne furent nécessaires afin de pouvoir disposer d’eau potable. Parallèlement, fut mis en place un système écologique d’épuration des eaux usées, qui autorisa le développement d’une végétation rare sur ce secteur, en éliminant tout rejet à la mer. Les précurseurs du tourisme balnéaire sérignanais ont arraché des pieds de vigne pour gagner de l’espace et accueillir une clientèle internationale. Ainsi, alors que les grands projets immobiliers prenaient corps sur le littoral héraultais, sous l’impulsion de la Mission d’Aménagement, Sérignan et Sérignan-Plage poursuivaient leur développement à travers les campings.

Le naturismeModifier

Dans les années soixante-dix, à la demande d’un groupe de naturistes et après un vaste débat au sein de la commune, ainsi que parmi les membres de la paroisse allait naître un complexe naturiste en bord de mer. Il est aujourd'hui composé de deux campings naturistes, d'un village d'hôtellerie de plein air, d'une association et d'une plage naturiste d'un kilomètre[11].

Le port de plaisanceModifier

Le port de plaisance de Sérignan offre une capacité d’accueil de plus de 320 anneaux maritimes et 60 appontements en rivière. Il fut créé en 1971 et est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers Saint-Pons.

Soucieux du respect de l’environnement, le Conservatoire du littoral a fait l’acquisition des terrains des Orpellières, sauvegardant ainsi le front de mer de toute urbanisation future. D’un point de vue économique, le tourisme constitue la principale richesse de la commune.

Commerce et artisanatModifier

Culture locale et patrimoineModifier

 
Chœur de la collégiale Notre-Dame-de-Grâce

Lieux et monumentsModifier

Historiques 
  • La collégiale Notre-Dame-de-Grâce, classée monument historique en décembre 1907[12] ;
  • La rue Saint-Roch ou Carriéra de Saint-Roch : Cette rue, qui portait le nom éponyme du saint de Sérignan, les façades de certaines maisons abritaient dans les niches des statues du saint[13] ;
  • Château de Sérignan ;
  • Selon le compoix de 1760 art 308, il existait en plus du château appartenant à Mme de Poulpry, une maison dans lequel est à présent un moulin à huile[14] ;
  • Le pont rouge : Remplaçant le bac qui allait d'une berger à l'autre[15]. Un premier pont suspendu est construit en 1851 d'une portée de plus de 80 mètres. Le pont actuel, datant de 1908, est reconstruit sur la base des culées existantes. Deux piles ont été bâties dans le lit de cours d'eau afin de maintenir le tablier métallique composé de trois travées dont la longueur totale de l'ouvrage est de 81 mètres[16].
Naturels 
  • Les plages ;
  • Sérignan-Plage et La Maïre ;
  • Le cours d'eau de l'Orb.
Tourisme 
  • La passerelle Saint Roch : Dédiée à un accès piétonnier, cette passerelle permet le passage du cours d'eau de l'Orb afin d'accéder au cœur du village sans l'encombrer d'une circulation routière[16] ;
  • Le Musée régional d'art contemporain Occitanie ;
  • La Cigalière : salle de spectacle, cernée par des colonnes de Daniel Buren ;
  • Le domaine protégé des Orpellières, orné des peintures murales de Dado ;
  • La Maison du tourisme.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules, au sautoir losangé de sinople et d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
 
Un plat de pomme de terre à la santangiolèse

GastronomieModifier

La diversité des origines des habitants de Sérignan fait que sa gastronomie est souvent le résultat de la fusion culinaire. Ainsi, Les patanes à la santangiolèse (ou patates à la mode de Saint Ange) sont une spécialité des Sérignanais originaires de Cetraro en Italie.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 601, (ISBN 2600028838)
  2. V-Technologies / Ligeo-Archives - http://www.vtech.fr, « Sérignan - Accès thématique Communes de l'Hérault », sur Archives départementales de l'Hérault (consulté le 9 août 2018)
  3. ville de Serignan, « Histoire et territoire - Ville de Sérignan », Ville de Sérignan,‎ date de publication inconnue (lire en ligne, consulté le 9 août 2018)
  4. Journal Officiel, 1931, 2, 2090
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Classement 2016: 1561 sur 2277 - Lycée Marc Bloch », sur LExpress.fr (consulté le 9 août 2018)
  10. « Inauguration du Lycée Marc Bloch à Sérignan », sur avenircapestang.midiblogs.com (consulté le 9 août 2018)
  11. RMC, « La naturisme a la cote: « Les 15 premières minutes sont dures, mais après c'est la liberté » », sur RMC (consulté le 8 août 2018)
  12. Ville de Serignan, « La Collégiale Notre Dame de Grâce - Ville de Sérignan », Ville de Sérignan,‎ date de publication inconnue (lire en ligne, consulté le 9 août 2018)
  13. source : Ville de Sérignan
  14. « Compoix », sur Archives départementales de l'Hérault (consulté le 9 août 2018)
  15. [PDF] « Synthèse des ponts dans la région du Languedoc », sur art-et-histoire.com, (consulté le 20 février 2019), p. 68
  16. a et b Le pont rouge et la passerelle Saint Roch, publié en mars 2018 sur le site ville-serignan.fr (consulté le 20 février 2019)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Adeline Béa, « Notre-Dame de Grâce de Sérignan : réflexions sur les étapes de la construction d'un grand édifice gothique », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, nos 30-31-32,‎ 1999-2000-2001, p. 35-41 (lire en ligne)
  • Monique Bourin, Notre-Dame de Grâce à Sérignan : une collégiale en Languedoc, Sérignan, Ville de Sérignan, , 176 p.
  • Albert Fabre et Maurice Fabre, Commune de Sérignan, 2e canton de Béziers, [s.l.], [s.n.], coll. « Histoire populaire des communes du département de l'Hérault », , 139 p.
  • Mairie de Sérignan, Sérignan en Languedoc : terre méditerranéenne, Sérignan, Commune de Sérignan, , 286 p.
  • Alain Molinier, « La peste à Sérignan au XVIIe siècle », Études sur Pézenas et l'Hérault, no 2,‎ , p. 11-18 (lire en ligne)
  • Alain Molinier, Une paroisse du Bas-Languedoc : Sérignan, 1650-1792, Montpellier, impr. Déhan, coll. « Mémoires de la Société archéologique de Montpellier » (no 12), , 216 p.
  • Shinya Mukai, « Une communauté villageoise face à l'insécurité : la défense de Sérignan (Hérault) dans la deuxième moitié du XIVe siècle », Annales du Midi, t. 128, no 294,‎ , p. 219-245
Fonds d'archives

Articles connexesModifier

Liens externesModifier