Sérignac-sur-Garonne

commune française du département de Lot-et-Garonne

Sérignac-sur-Garonne
Sérignac-sur-Garonne
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Agen
Intercommunalité Agglomération d'Agen
Maire
Mandat
Jean Dreuil
2020-2026
Code postal 47310
Code commune 47300
Démographie
Gentilé Sérignacais
Population
municipale
1 166 hab. (2018 en augmentation de 1,83 % par rapport à 2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 52″ nord, 0° 29′ 09″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 117 m
Superficie 8,91 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Agen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Ouest agenais
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Sérignac-sur-Garonne
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
Voir sur la carte topographique de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Sérignac-sur-Garonne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sérignac-sur-Garonne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sérignac-sur-Garonne
Liens
Site web serignac-sur-garonne.fr

Sérignac-sur-Garonne est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Sérignacais. Elle fait partie de l'arrondissement d'Agen et de son aire urbaine qui comptait [Quand ?] une population de 103 715 habitants.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Bastide située sur la Garonne, à douze kilomètres à l'ouest d'Agen, elle est aussi traversée par le canal de Garonne.

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 766 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bruch », sur la commune de Bruch, mise en service en 1971[8]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 758,1 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Agen-La Garenne », sur la commune d'Estillac, mise en service en 1941 et à 9 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,4 °C pour 1981-2010[13], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[14].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Sérignac-sur-Garonne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Agen, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 81 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,8 %), zones agricoles hétérogènes (24 %), cultures permanentes (13,2 %), zones urbanisées (7,3 %), forêts (6,9 %), eaux continentales[Note 6] (2,6 %), prairies (0,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Bruilhois.

Sérignac-sur-Garonne, autrefois appelée « Sérignac d'Agenais » ou « Sérignac-en-Bruilhois », est un village qui doit son nom au centurion romain. Sérignus.
Il devint en 1273 une bastide française, fondée par le vicomte de Béarn Gaston VII, avec le paréage de l'abbaye de Figeac. Il a conservé une très belle architecture avec ses maisons à colombages, sa place à arcades et son église romane au clocher hélicoïdal réalisé vers la fin du XVe siècle.

Sérignac avait, avant 1359, une enceinte fortifiée. Le périmètre en était tellement étendu que les habitants ne pouvaient le remplir. Ils obtinrent du prieur, G. d'Aigrefeuil, la permission de fermer une porte au midi par ou l'ennemi aurait pu facilement s'introduire, faute d'habitants[21].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1919 1929 Patrice Fournié    
1929 1944 Léon Basquet    
1944 1945 Gérard Faget    
1945 mars 1959 Léon Basquet    
mars 1959 1968 André Basquet    
1968 mars 1989 René Duffiet    
mars 1989 1997 Alain Carbonne-Blanqui    
1997 mars 2001 Guy Argoin    
mars 2001
(réélu en mai 2020[22])
mai 2020 Jean Dreuil PS Conseiller général du canton de Laplume (2008-2015)
Conseiller départemental du canton de l'Ouest agenais (depuis 2015)

CirconscriptionModifier

Sérignac fait partie de la première circonscription dont la députée est Lucette Lousteau (PS) depuis 2012.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].

En 2018, la commune comptait 1 166 habitants[Note 7], en augmentation de 1,83 % par rapport à 2013 (Lot-et-Garonne : −0,36 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
816606856876828790794809924
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
753743781793738719692694720
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
668654614564582535574570602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6846727527688228681 0471 0731 144
2017 2018 - - - - - - -
1 1721 166-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Notre-Dame, datant de la fin du XIIe siècle, début du XIIIe siècle avec son clocher hélicoïdal appelé aussi clocher tors datant de la fin du XVe siècle environ.
    Il a été détruit en 1922. En 1953, quelques Sérignacais attachés à leur patrimoine, se réunirent pour défendre leur clocher et formèrent l'association pour la reconstruction du clocher de Sérignac (ARCS).
    En 1988, grâce à leurs efforts, le beffroi et le clocher furent réédifiés par des compagnons charpentiers du Tour de France. Il est construit sur une base octogonale irrégulière, couvert d'ardoise et tourne de droite à gauche de 1/8e de tour.
  • Maisons à colombage près de l'église.
  • Manoirs de Menjoulan, de Rozières et de Jouanisson.
  • Halte nautique sur le canal de Garonne.

Personnalités liées à la communeModifier

JumelagesModifier

Sérignac-sur-Garonne est jumelée depuis 1993 avec Niedermorschwihr en Alsace qui possède aussi une église avec un clocher tors.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Bruch - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Sérignac-sur-Garonne et Bruch », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Bruch - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Sérignac-sur-Garonne et Estillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique d'Agen-La Garenne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. Désastres causés par la guerre de Cent ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle par Firmin Galabert
  22. « Jean Dreuil à Sérignac-sur-Garonne », Sud Ouest édition Dordogne/Lot-et-Garonne, , p. 21.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.