Séraphin Moundounga

homme politique gabonais

Séraphin Moundounga
Illustration.
Séraphin Moundounga en juin 2015 lors du « Colloque mondial des régulateurs » organisé par l'UIT à Libreville
Fonctions
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Vice-Premier ministre

(2 ans, 7 mois et 8 jours)
Président Ali Bongo
Premier ministre Daniel Ona Ondo
Prédécesseur Ida Reteno Assonouet
Successeur Denise Mekamne
Ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
Président Ali Bongo
Premier ministre Paul Biyoghe Mba
Raymond Ndong Sima
Successeur Léon Nzouba
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Tchibanga (Gabon)
Nationalité Drapeau du Gabon Gabonais
Parti politique Parti démocratique gabonais
Diplômé de Paris I
Grenoble II

Séraphin Moundounga est un homme politique gabonais né le à Tchibanga (Nyanga). Il fut ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de 2010 à 2014, puis ministre de la Justice, Garde des sceaux et second vice-Premier ministre de 2014 à 2016.

Le , il démissionne du gouvernement et quitte le Parti démocratique gabonais, afin de protester contre la décision du président Ali Bongo de ne pas procéder au recomptage des votes à la suite de l'élection présidentielle contestée du . Déclarant avoir été victime d'une tentative d'assassinat à la suite de cette démission, il part se réfugier en France quelques jours plus tard.

BiographieModifier

Études et premiers pas en politiqueModifier

Né le à Tchibanga dans la province de la Nyanga, Séraphin Moundounga travaille tout d'abord dans l'enseignement (1985-1990). De 1990 à 1996, il devient député ainsi que secrétaire du groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG) à l'Assemblée nationale. Il sera ensuite premier questeur de 1997 à 2009[1].

En 1995, il entre au bureau politique du PDG, dont il devient membre permanent en 2008[1].

Parallèlement à sa carrière politique, Séraphin Moundounga entreprend des études de droit à partir de 2001. Il étudie à l'université Paris I (2001-2005) ainsi qu'à l'École doctorale de sciences juridiques de Grenoble II, où il obtient un doctorat en droit public (2012) après avoir rédigé une thèse intitulée « L'Union européenne et la paix en Afrique subsaharienne », sous la direction de Josiane Tercinet[1],[2].

MinistreModifier

De 2010 à 2014, il exerce la fonction de ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique[1] dans les gouvernements de Paul Biyoghe Mba et de Raymond Ndong Sima. Lors du remaniement du , il est nommé ministre de la Justice et Garde des sceaux par Daniel Ona Ondo[3], ainsi que second vice-Premier ministre[4].

Démission et exil en FranceModifier

À la suite de l'élection présidentielle du 27 août 2016 ayant permis la réélection d'Ali Bongo et ayant provoqué de nombreuses violences et contestations dans le pays, Séraphin Moundounga annonce le qu'il démissionne de son poste de ministre et qu'il quitte le PDG. Il explique son geste par le refus d'Ali Bongo de procéder au recomptage des votes, ce qui aurait permis selon lui de garantir la paix sociale, et déclare qu'il souhaite « bénéficier de [sa] totale liberté »[4]. À la suite de sa démission, dans la nuit du 6 au , des individus cagoulés se seraient introduits chez lui dans le quartier d'Angondjé à Libreville. Bien qu'il n'était pas chez lui ce soir-là, il estime que ces derniers étaient venus pour l'assassiner, car pensant l'y trouver. Craignant pour sa sécurité, il se réfugie en France quelques jours plus tard[5],[6],[7].

Durant son exil, il fonde en l'ONG de droit français[8] « Union pour la nation, l'intégrité, le travail et l'égalité » (UNITÉ), qu'il préside, dans le but de défendre les valeurs démocratiques et les droits humains, ainsi que pour « accompagner les parents et familles de victimes » à la suite des violences post-électorales au Gabon[9],[10].

Le , il est mis en examen aux côtés de Marie-Christine Saragosse, PDG du groupe France Médias Monde, pour « diffamation publique » envers Ali Bongo, après avoir déclaré le sur la chaîne France 24 que ce dernier avait « triché » lors de l'élection présidentielle et qu'il avait provoqué un « désastre démocratique » au Gabon. Le , le TGI de Paris les renvoi tous les deux devant le tribunal correctionnel[11].

DistinctionsModifier

PublicationModifier

RéférencesModifier

Liens externesModifier

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