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Sérézin-de-la-Tour

commune française du département de l'Isère
Ne doit pas être confondu avec Sérézin-du-Rhône.

Sérézin-de-la-Tour
Sérézin-de-la-Tour
Le bourg de Sérézin-de-la-Tour en juin 2019
Blason de Sérézin-de-la-Tour
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Bourgoin-Jallieu
Intercommunalité Communauté d'agglomération Porte de l'Isère
Maire
Mandat
Daniel WAJDA
2018-2020
Code postal 38300
Code commune 38481
Démographie
Population
municipale
1 034 hab. (2016 en augmentation de 15,53 % par rapport à 2011)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 30″ nord, 5° 20′ 42″ est
Altitude Min. 266 m
Max. 466 m
Superficie 9,31 km2
Localisation

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Sérézin-de-la-Tour
Liens
Site web www.serezindelatour.fr

Sérézin-de-la-Tour est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située dans la petite région du Nord-Isère, la petite commune, à l'aspect encore très rurale, est adhérente à la communauté d'agglomération Porte de l'Isère dont le siège est fixé à L'Isle-d'Abeau.

Ses habitants sont les Sérézinnois[1].

Sommaire

GéographieModifier

Localisation et descriptionModifier

 
Situation de Sérézin-de-la-Tour.

Le territoire de Sérézin-de-la-Tour se situe dans la partie septentrionale du département de l'Isère, à mi-chemin entre les agglomérations de Bourgoin-Jallieu et de La Tour-du-Pin.

Le centre-ville (bourg de Sérézin) se situe (par la route) à 49 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 70 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 343 km de Marseille et 519 km de Paris[2].

Géologie et reliefModifier

Article connexe : Glaciations quaternaires.

Sérézin-de-la-Tour se situe entre la plaine de Lyon et les collines du Bas-Dauphiné qui bordent les Terres froides, secteur formé par les moraines des glaciers de l'époque quaternaire déposées sur un bloc molassique[3].

Communes limitrophesModifier

  Ruy-Montceau Cessieu  
Nivolas-Vermelle N
O    Sérézin-de-la-Tour    E
S
Succieu Saint-Victor-de-Cessieu

HydrographieModifier

Les limites septentrionales et méridionales de la commune correspondent très exactement aux lits de deux cours d'eau :

  • Au Nord, la Bourbre, une rivière d'une longueur de 72,2 km et qui la sépare de la commune voisine de Ruy-Montceau[4]. Le Syndicat Mixte d'Aménagement du Bassin de la Bourbre, regroupant 75 communes, est la structure de gestion du bassin[5] ;
  • Au Sud, le ruisseau de Vernécu (ou Verneicu) d'une longueur de 6 km[6], un affluent de l'Agny en limite de territoire communal. Cette dernière est un affluent de la Bourbre.
  • À l'Est, l'Hien d'une longueur de 17,2 km[7], s'écoule en limite du territoire communal.

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de Sérézin-de-la-Tour présente un climat de type semi-continental[8] qui se caractérise par des précipitations généralement plus importantes au printemps et en été qu'en hiver.

Voies de communication et transportModifier

 
Panneau d'entrée de la commune sur la route de Cessieu

La commune est situé à l'écart des grands axes de circulation mais son territoire est bordé par une voie autouroutière qui ne la dessert pas directement :

  • L'A43 qui relie à Lyon et à Chambéry et l'A48 qui relie Lyon à Grenoble passe à proximité. Une bretelle autoroutière situé dans la commune voisine de Nivolas-Vermelle permet de rejoindre le territoire de la commune :
  8 à 37 km : Bourgoin-Jallieu-centre, Nivolas-Vermelle, Ruy-Montceau.

Le bourg central de Sérézin est traversé par la RD 59a qui relie Nivolas-Vermelle à Mornas, hameau de Saint-Victor-de-Cessieu.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Le territoire de la commune est situé dans la partie méridionale de l'aire urbaine de Bourgoin-Jallieu et se présente sous la forme d'un grand village entouré de quelques hameaux éparts.

Hameaux, lieux-dits et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Sérézin-de-la-Tour, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[9].

  • la Fleurette
  • Marais du Vernay
  • En Couge
  • la Poudrière
  • En Gorge
  • Longeville
  • Marcelin
  • les Carrières
  • les Moirouds
  • la Perollière
  • le Grillet
  • les Ayes
  • le Colombier
  • la Revaillière
  • Coubarant
  • l'Aglan
  • la Besseye
  • Champs du Puits
  • la Bruyère
  • la Goutte
  • les Colombs
  • Bois Rond
  • Quinsonnas
  • CHâteau Quinsonnas

Risques naturels et technologiques majeursModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Sérézin-de-la-Tour est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[10].

Terminologie des zones sismiques[11]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Morphologie urbaineModifier

ToponymieModifier

Selon André Planck, auteur d'un livre sur la toponymie des communes de l'Isère, le nom Sérézin-de-la-Tour (Cirizin au Xe siècle) proviendrait du mot « cerise », le fruit du cerisier. La finale de « la Tour » provient de la proximité de la commune avec celle de La Tour-du-Pin, principale ville de la région[12].

HistoireModifier

Préhistoire, Antiquité et Moyen ÂgeModifier

Le hameau de Quinsonnas est attesté en 1244. En 1339, une enquête delphinale, menée dans la description du mandement de La Tour-du-Pin évoque un bourg clos à Quinsonnas.

 
Château de Quinsonnas en 1907

Vers 1404, la juridiction de Quinsonnas est reconnue au seigneur du lieu (famille de Grolée, marquis de Bressieux, seigneurs). Celui-ci qui fonde une chapelle à Quinsonnas à cette même date, sous le titre de la Sainte Vierge, de Saint François et de Sainte Suzanne.

En 1540, le château est en ruines. La famille de Pourroy, possède le domaine au XVIIe siècle et qui l'on doit la reconstruction des lieux[13].

Époque contemporaineModifier

En 1882, Nivolas est distraite de la commune de Sérézin pour former une nouvelle commune distincte, dont le chef-lieu est fixé à Nivolas, appelée Nivolas-Vermelle à la suite de la Loi du 7 août 1882 qui distrait les Sections de Vermelle et de Nivolas, des communes des Eparres et de Sérézin pour en former une commune distincte qui prendra le nom de Nivolas-Vermelle », promulguée au Journal officiel le 8 août 1882. Jusqu'à la Révolution, la paroisse portait le nom de Cirizin (voir chapitre étymologie).

Politique et administrationModifier

 
Hôtel de ville de Sérézin-de-la-Tour en juin 2019

Administration municipaleModifier

Commune peuplée d'un peu plus de 1000 habitants en 2019, le conseil municipal de Sérézin-de-la-Tour est composé de quinze membres (neuf hommes et six femmes) dont un maire, trois adjoints au maire et onze conseillers municipaux[14].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
M.Gérard NEURY    
M.Olivier CHANEL Sans étiquette Cadre
M.Daniel WAJDA    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 1 034 habitants[Note 1], en augmentation de 15,53 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5041 1421 0771 2081 3711 4321 3601 3721 355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3921 4161 2451 3021 343569615616596
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
543525506451447441442405394
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
391386389482529611776800925
2016 - - - - - - - -
1 034--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune est située dans l'académie de Grenoble. le groupe scolaire Eugène Robert qui comprend une école maternelle et une école élémentaire, situé route de Succieu, est l'unique établissement public de la commune[19].

Équipement et clubs sportifsModifier

L'AS Sérézin de la Tour est le nom de l'équipe de football locale

MédiasModifier

Presse régionale

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers et autres événements divers à caractère local.

CultesModifier

 
Église de Sérézin de la Tour
Culte catholique

La communauté catholique et l'église de Sérézin-de-la-Tour (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Sainte-Anne qui, elle-même, est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[20].

ÉconomieModifier

EmploiModifier

Entreprises et secteurs d'activitéModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Grille d'entrée et château de Quinsonnas en juin 2019
L'édifice est situé sur une butte dominant la vallée de la Bourbre. Il est bordé par une pente abrupte au nord, tandis que les autres versants présentent des pentes plus douces. Il s'agit d'une propriété privée fermée au public.
  • Maison forte de Sérezin

Personnalités liées à la communeModifier

La famille de Quinsonnas (du nom d'un château et d'un hameau de la commune) dont Arthus Pourroy, seigneur de Quinsonnas (1597 - 1679), maître ordinaire à la chambre des comptes de Dauphiné et receveur général du Dauphiné est identifié sur un site généalogique comme le premier à porter ce titre[21] et dont un membre dénommé Octavien Pourroy de Lauberivière, marquis de Quinsonas, est connu pour avoir combattu durant la guerre franco-allemande de 1870, puis pour avoir été élu député de l'Isère.

HéraldiqueModifier

Les armes de Sérézin-de-la-Tour se blasonnent ainsi : De sable à la croix d'argent remplie gironnée de gueules et d'or, au sautoir d'argent remplie de gueules brochant sur le tout.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 19 juin 2019
  2. Site annuaire mairie, page des distances entre Sérézin-de-la-Tour et les plus grandes villes, consulté le 18 juin 2019
  3. Gérard Espinasse, « Deux plaines du Bas-Dauphiné : la Bièvre et le Liers (Etude physique) », Revue de géographie alpine, vol. 37, no 1,‎ , p. 5–70 (DOI 10.3406/rga.1949.5456, lire en ligne, consulté le 10 novembre 2016)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Bourbre (V17-0400) » (consulté le 5 mai 2013)
  5. « SMABB - Syndicat Mixte d'Aménagement du Bassin de la Bourbre », sur www.smabb.fr (consulté le 5 mai 2013)
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau (V1730660) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Hien (V1720500) » (consulté le 28 février 2019)
  8. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  9. Site géoportail, page des cartes IGN
  10. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  11. [1]
  12. André Planck, L'origine du nom des communes du département de l'Isère, édition L'atelier, 2006, (ISBN 2-84424-043-7), p. 243.
  13. Site chateau-fort-manoir-chateau.eu, page "Château de Quinsonnas", consulté le 19 juin 2019
  14. Site serezindelatour.fr, page sur le conseil municipal, consulté le 19 juin 2019
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Site education.gouv.fr, page "École primaire Eugène Robert", consulté le 19 juin 2019
  20. Site de messe-infos, page sur la paroisse Sainte-Anne
  21. Site gw.geneanet.org, fiche "Arthus Pourroy", consulté le 19 juin 2019