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Rully (Saône-et-Loire)

commune française du département de Saône-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rully.

Rully
Rully (Saône-et-Loire)
Vue de Rully et son vignoble.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Chagny
Intercommunalité Le Grand Chalon
Maire
Mandat
Sylvie Trapon
2015-2020
Code postal 71150
Code commune 71378
Démographie
Population
municipale
1 556 hab. (2016 en diminution de 1,39 % par rapport à 2011)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 34″ nord, 4° 44′ 27″ est
Altitude Min. 194 m
Max. 407 m
Superficie 15,61 km2
Localisation

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Rully

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Rully

Rully est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Village situé à environ 15 kilomètres au nord de Chalon-sur-Saône.

Communes limitrophesModifier

Accès et transportsModifier

Le long du canal du Centre, sur l'ancien chemin de halage, s'étire la Voie Verte (de Saint-Léger-sur-Dheune à Chalon-sur-Saône en passant par Chagny), allée bitumée pour les transports doux.

Géologie et reliefModifier

La commune s'étend de la plaine de la Saône aux coteaux des prémices du Morvan. Le village est un village de côte : il est établi au pied d’une côte, escarpement taillé dans le plateau précédant le Morvan. Il profite ainsi de trois milieux : le plateau calcaire, la côte favorable à la vigne, la plaine favorable aux cultures céréalières. De plus, à Rully, la côte, orientée NNE-SSO, est coupée de plusieurs combes, ce qui multiplie les versants favorablement orientés pour la vigne[1].

HydrographieModifier

Cours d'eau : source de la Thalie et canal du Centre.

ClimatModifier

C'est un climat tempéré à légère tendance continentale avec des étés chauds et des hivers froids[2], avec une amplitude thermique assez importante entre ces deux saisons. Les précipitations sont assez hétérogène sur l'année, avec un mois de mai le plus pluvieux de l'année. Le vent qui souffle une partie de l'année est la bise. Les gelées tardives sont peu fréquentes sur le village en général. Il y a bien quelques lieux-dits ou les risques de gelées sont plus importante (on parle de zones gélives). De violents orages peuvent s'abattre sur la commune avec rarement de la grêle.

Valeurs climatiques de Dijon et Mâcon, car cette commune est située entre ces deux villes.

Dijon

Pour la ville de Dijon (316 m), les valeurs climatiques jusqu'à 1990 :

Relevés Dijon ????-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 −0,2 6,3
Température moyenne (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Précipitations (mm) 49,2 52,5 52,8 52,2 86,3 62,4 51 65,4 66,6 57,6 64,2 62 732,2
Source : Infoclimat : Dijon (????-1990)[3]


Mâcon

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[4]


HistoireModifier

Autrefois Rubuliacum puis Rulliacum[5]. Vestiges de l'époque gallo-romaine. Ancien archipêtré du diocèse de Chalon. La terre de Rully, érigée en baronnie, a donné son nom à plusieurs seigneurs, l'un d'eux, capitaine de Chalon, fut tué par les Ligueurs en 1593. Il y avait une léproserie et deux moulins à blé.

En 1120, Robert d'Aluze donne ce qu'il a à Aluze et à Rully[6].

À la Révolution, par délibération du 18 nivôse an II, les habitants de Rully prirent le parti de se partager les biens communaux, qu'il se ditribuèrent à raison de trois perches environ chacun (un are environ).

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Coupé : au 1) de gueules aux trois bulles d’argent, au 2) parti au I d’argent à la fasce de gueules frettée d’or, accompagnée de trois molettes de cinq rais de sable au II d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent.

Politique et administrationModifier

Tendances politiquesModifier

Administration municipaleModifier

Listes des mairesModifier

 
Mairie et monument aux morts.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1983 Eugène Golfier    
mars 1983 juin 1995 Jean-François Delorme sans étiquette  
juin 1995 mars 2008 Gerard Vitteaut sans étiquette  
mars 2008 mars 2014 François Lotteau EELV  
mars 2014 octobre 2015[7] Marc Sonnet DVD  
novembre 2015[8] en cours Sylvie Trapon DVD  

Canton et intercommunalitéModifier

La commune fait partie du Grand Chalon.

Instance judiciaire et administrativeModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 1 556 habitants[Note 1], en diminution de 1,39 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2501 2251 3871 4361 5171 6701 6071 6581 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6461 0621 6871 6971 6811 6781 7311 7141 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7001 5431 5241 2121 2391 2371 1531 1281 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 2371 5231 5381 5661 6351 4631 5711 5781 586
2013 2016 - - - - - - -
1 5801 556-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramides des âgesModifier

EnseignementModifier

SantéModifier

SportsModifier

AssociationsModifier

CultesModifier

Écologie et recyclageModifier

EconomieModifier

VignobleModifier

 
Vue d'une partie de Rully et d'une partie de son vignoble.
Article détaillé : AOC Rully.

Commune viticole de la côte chalonnaise (AOC) d'une superficie de 340 hectares : 217 hectares de chardonnay (vin blanc) et 123 hectares de pinot noir (vin rouge)[13]. La classification se répartit en 248 hectares d'appellation village (Maizières, la Bergerie, Chaponnières) et 92 hectares de premier cru (Le Meix Cadot, les Cloux, la Pucelle)[13]. L'AOC est introduite en 1939[14], sur un vignoble déclinant, déclin partiellement freiné par l'introduction de l’appellation. Depuis 1968, il n'y a plus de vigne plantée en zone non-AOC sur la commune[15].

Rully, village incontournable, est aussi la capitale du crémant de Bourgogne, fait d'après la méthode champenoise.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
 
Le château de Rully.
 
L'église Saint-Laurent.
  • Le Château de Rully, XIVe et XVIe siècles, grosses tours d'angle, donjon carré XIIe siècle, mâchicoulis, cuisine voutée à cheminée monumentale...
  • L'église Saint-Laurent, du XIVe siècle pour l'essentiel (elle fut agrandie en 1849 et son clocher, frappé par la foudre, dut être entièrement refait en 1921[16]), restaurée, qui dispose d'un chœur du XVIIIe siècle dans lequel est notamment visible un « retable du Bon Pasteur » (triptyque), œuvre de l'artiste Michel Bouillot[17].
  • La chapelle d'Agneux, qui date du XIIe siècle (bâtiment aujourd'hui compris dans le parc d'une propriété particulière).
  • La chapelle du Meix-Saint-Michel, 1863.
  • Le champ de César ou d'Agneux.
  • Le château Saint-Michel.
  • Bornes armoriées XVIIe siècle.
  • Anciennes maisons viticoles.
  • La croix de cimetière, datée de 1737.
  • La croix de Varot, sculptée par le tailleur de pierre clunisois Pierre Grillot d'après un dessin de l'artiste Michel Bouillot (1981)[18].
  • Statue de saint Laurent dans une niche d'une maison de la Grande Rue, siège, jadis, de la confrérie Saint-Laurent, société d'entraide viticole[19].
  • Lavoirs.
  • Maison André Delorme.
  • Rully possède une sculpture géante en inox représentant un vigneron futuriste réalisée par Alain Longet créateur en sculpture connu dans le monde pour ses œuvres d'art. Alain Longet est artiste Meilleur Ouvrier de France . il réalise actuellement avec les élèves des lycées une œuvre gigantesque de 13 mètres de haut représentant un rugbyman en pleine action , cette œuvre monumentale mesurera finalement 13 mètres de haut, la plus haute sculpture du monde représentant un sportif et tout en inox de médiapresse75.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Le peintre Gustave Corlin, né à Rully le 10 juin 1875.
  • Le médecin et ornithologue Ferdinand Bernard de Montessus de Ballore, qui y est mort en 1899 et y repose[20].
  • Le chanoine Denis Grivot, ecclésiastique né à Rully le 3 novembre 1921 et décédé le à Autun. Il fut conservateur honoraire des Antiquités et objets d'art de Saône-et-Loire, maître de chapelle de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun et historien de l'art[21].
  • Le père Robert Pléty, né à Rully le 29 juin 1921. Ordonné prêtre en 1947 après avoir été formé au petit séminaire de Rimont puis au grand séminaire d'Autun, il fut aussitôt nommé au sein de la communauté de prêtres de Lugny, où il demeura jusqu’en 1986, douze ans après avoir succédé à l'abbé Joseph Robert à la tête de cette communauté. Outre ses fonctions pastorales, il fut chargé, aussitôt nommé, d’enseigner au sein de l’école fondée par cette communauté, avant, finalement, de prendre la direction de cet établissement au début des années soixante-dix et de le faire évoluer en école et collège sous contrat. Au début des années 60, il avait entamé des études de biologie, amorce d’un parcours universitaire qui le conduisit en 1985 à un doctorat d’État ès sciences en éthologie, ses recherches portant sur le rôle du groupe dans l’apprentissage scolaire[22]. Après un séjour aux États-Unis (Californie) de 1986 à 1987, il fut nommé délégué diocésain à la communication par monseigneur Armand Le Bourgeois, fonctions qu’il occupa pendant dix ans. Robert Pléty mourut le 9 juillet 2011 à l’hôpital de Chalon-sur-Saône. Il repose au cimetière de Rully. Il avait été fait chevalier dans l'ordre des palmes académiques et honoré en 2004 par la ville de Montceau-les-Mines pour son activité dans la Résistance et son rôle dans la libération de la ville[23].

BibliographieModifier

  • Nadine Ninot, Rully, article en deux parties paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » : n° 8 de février 1971 (pp. 13-15) et n° 9 d'avril 1971 (pp. 22-23).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Françoise Grivot, Rully, sa vigne et ses vins, Autun, p. 1
  2. André Dominé : Le vin, « La Bourgogne », p. 181.
  3. Archives climatologiques mensuelles - Dijon (????-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  4. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  5. Françoise Grivot, op. cit., p. 1
  6. Charte XLIX et LIV, Cartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon
  7. Le Journal de Saône-et-Loire, vendredi 16 octobre 2015, Edition Chalon, Chalonnais : Rully (Une démission déconcertante), p.  9
  8. Le Journal de Saône-et-Loire, mardi 3 novembre 2015, Saône-et-Loire / Actualité : Rully (Sylvie Trapon est maire, p.  8
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. a et b Bourgogne Aujourd'hui no 78, p. 34.
  14. Site de présentation de l'appellation Rully
  15. Françoise Grivot, op. cit., p. 9
  16. Source : Nadine Ninot, Rully, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 9 (avril 1971), pp. 22-23.
  17. Œuvre exécutée au tout début des années 1970 à la demande de l'abbé Georges Bouchard, curé de Rully. Source : « L'empreinte de Michel Bouillot sur le village de Rully », article de Paul Berthier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 191 (septembre 2017), pages 2 à 6.
  18. Croix dont le socle est gravé de l'inscription suivante : « Je suis la Résurrection et la Vie. ».
  19. « Les sociétés de secours mutuel à Rully », article de René Lapierre paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 110 de juin 1997, pages 14 à 17.
  20. « Le médecin-naturaliste chalonnais Ferdinand de Montessus, un pur produit de la bourgeoisie érudite du XIXe siècle », article de Robert Tatheraux paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 54 (été 1983), pages 3 à 5.
  21. « Musicien, écrivain, conférencier : Denis Grivot », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 79 (automne 1989), pages 18 et 19.
  22. Le titre de sa thèse de doctorat (rédigée sous la direction de Jacques Cosnier), présentée devant l'Université Claude-Bernard-Lyon-I, étant : Éthologie de l'interaction chez des enfants du premier cycle de l'enseignement secondaire au cours d'un apprentissage des mathématiques en groupes dans la résolution de problèmes. Onze ans plus tard, en 1996, Robert Pléty publia L'Apprentissage coopérant, ouvrage édité aux Presses Universitaires de Lyon (217 pages).
  23. À l'occasion des cérémonies du 60e anniversaire de la libération, Didier Mathus étant maire de Montceau-les-Mines.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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