Ouvrir le menu principal

Ruggero Zangrandi

journaliste, écrivain et historien Italien
Ruggero Zangrandi
Naissance
Milan, Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 55 ans)
Rome, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale
Distinctions
prix Viareggio pour l'essai, 1951
Auteur
Langue d’écriture italien
Genres
roman autobiographique, témoignage, ouvrage d’histoire, article de presse

Œuvres principales

  • le Long Voyage à travers le fascisme, 1948
  • le Convoi du Brenner, 1956
  • l'Italia tradita. 8 settembre 1943, 1971

Ruggero Zangrandi (Milan, 1915 – Rome, 1970) était un journaliste, écrivain et historien Italien.

BiographieModifier

Dès l’adolescence, et alors qu’il était encore élève au prestigieux lycée Torquato Tasso de Rome, Ruggero Zangrandi se lança dans le journalisme, collaborant, aux côtés de son camarade de classe Vittorio Mussolini, à une revue de lycéens intitulée La penna dei ragazzi (la Plume des garçons), au contenu expressément idéologique, et continuera ensuite à écrire pour le compte d’autres organes de presse fascistes. Après avoir fait partie des Comitati d'Azione per l'Universalità di Roma, qui s'efforçaient de constituer une façon d’internationale fasciste, il tendit cependant, à partir du milieu des années 1930, à s’éloigner de plus en plus du fascisme, pour adhérer finalement à un antifascisme militant. En 1939, il fonda le Parti socialiste révolutionnaire italien, qui agit quelque temps dans la clandestinité et fusionnera après la guerre avec le Parti communiste italien.

Pendant la guerre, en juin 1942, il fut arrêté et incarcéré dans la prison romaine de Regina Cœli ; les événements qui suivirent le 25 juillet 1943 n’entraînèrent toutefois pas son élargissement. À la suite de la proclamation du 8 septembre, il fut déporté et enfermé à la prison de l’Alexanderplatz et de Charlottenburg à Berlin, en Allemagne. L’ouvrage qu’il écrira en 1956, le Convoi du Brenner, évoque cette expérience de la déportation à Berlin et du retour en Italie. La guerre terminée, il reprit son activité de journaliste, contribuant à des quotidiens de gauche, principalement Paese Sera (it). Il relata sa trajectoire humaine et politique dans son livre Lungo viaggio attraverso il fascismo (titre de la traduction française Le long voyage à travers le fascisme), publié d’abord en 1948, puis dans une édition revue et augmentée en 1962.

Dans quelques ouvrages, spécialement dans L'Italia tradita, il aborda le sujet de la fuite du roi et de la défense manquée de Rome, ce qui lui vaudra plusieurs procès en diffamation, dont il sortira cependant blanchi ; ces procès permirent d’approfondir les circonstances historiques en cause et portèrent les autorités, en rapport avec une plainte déposée devant le tribunal de Varèse, à lever en 1965 le secret d’État sur quelques-unes des matières concernées.

Il se suicida en 1970.

ŒuvreModifier

  • Il comunismo nel conflitto spagnolo, éd. Le Monnier, Florence 1939.
  • Il lungo viaggio. Contributo alla storia di una generazione, éd. Einaudi, Turin 1948.
  • Dizionario della paura, en collaboration avec Marcello Venturoli, éd. Nistri-Lischi, Pise 1951.
  • Le Convoi du Brenner, éd. Robert Laffont, Paris 1962 (traduction par Jean Anglade du roman autobiographique La tradotta del Brennero, éd. Feltrinelli, Milan 1956).
  • Le long voyage à travers le fascisme, éd. Robert Laffont, Paris 1963 (traduction par H. et M.-M. Le Breton-Grandmaison de Il lungo viaggio attraverso il fascismo. Contributo alla storia di una generazione, éd. Feltrinelli, Milan 1962).
  • 1943: 25 luglio-8 settembre, éd. Feltrinelli, Milan 1964.
  • Mussolini, Compagnia Edizioni Internazionali, Milan 1966.
  • 1943: l'8 settembre, éd. Feltrinelli, Milan 1967.
  • Perché la rivolta degli studenti, éd. Feltrinelli, Milan 1968.
  • Inchiesta sul SIFAR, Editori Riuniti, Rome 1970.
  • L'aspro cammino della verità, Edizioni del Teatro stabile di Genova, Gênes 1971.
  • L'Italia tradita. 8 settembre 1943, éd. Mursia, Milan 1971.

BibliographieModifier