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Rugby à XV féminin

Le rugby à XV féminin possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le rugby à XV féminin est loin de posséder la même considération que son homologue masculin.

HistoireModifier

Le rugby à XV féminin suit exactement les mêmes règles que le rugby à XV pratiqué par les hommes. En revanche, il possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le rugby à XV féminin est loin, très loin, de posséder la même considération que son homologue masculin.

 
Rugby à XV féminin, années 1930, Australie.

À la suite du renouveau du rugby à XV féminin qui débute dans les années 1980, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales, régionales et mondiales d'équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu'aux États-Unis, c'est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. Disposant d'une base de joueuses considérable de plusieurs milliers de pratiquantes, il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte la première Coupe du monde en 1991 (non officielle). Il faut attendre la troisième Coupe du monde en 1998 pour qu'elle soit reconnue par l'International Rugby Board.

L'Europe et l'Australasie ne restent pas inactives, mais décident d'appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s'élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. L'Angleterre, vainqueur des Coupes du monde 1994 et 2014, championne d'Europe avec onze Grands Chelems en Tournoi des Six Nations, et plus encore la Nouvelle-Zélande, cinq fois championne du monde, dominent le rugby à XV féminin de cette dernière décennie. Le Canada en Amérique du Nord, ou la France en Europe, font bonne figure.

Au niveau des clubs, les championnats nationaux manquent de moyens et il n'existe pas de compétition supra-nationale comme le Super 14 ou la Coupe d'Europe.

Les règlesModifier

Article détaillé : Règles du rugby à XV.

La pratique féminine du rugby à XV féminin suit les mêmes règles que celui pratiqué par les hommes.

Nombre de clubs de rugby féminin en France et dans le mondeModifier

CompétitionsModifier

Coupe du mondeModifier

La première édition de la Coupe du monde féminine a lieu en 1991 à Cardiff, malgré une certaine opposition des instances fédératives qui ne la reconnaissent pas. Les États-Unis deviennent la première nation championne du monde, suivie par l'Angleterre en 1994.

La Coupe du monde 1998 est la première à être officiellement reconnue par la Fédération internationale de rugby (IRB). Elle s'est déroulée à Amsterdam, aux Pays-Bas. La compétition est jusqu'ici dominée par une équipe, la Nouvelle-Zélande, quintuple championne du monde en titre.

Pays organisateurs et finales des éditions de la Coupe du monde féminine
Édition Organisateur Vainqueur Finaliste Score Lieu
1991   Pays de Galles   États-Unis Angleterre   19 - 6 14 avril à Cardiff
1994   Écosse   Angleterre États-Unis   38 - 23 24 avril à Édimbourg
1998   Pays-Bas   Nouvelle-Zélande États-Unis   44 - 12 16 mai à Amsterdam
2002   Espagne   Nouvelle-Zélande Angleterre   19 - 9 25 mai à Barcelone
2006   Canada   Nouvelle-Zélande Angleterre   25 - 17 17 septembre à Edmonton
2010   Angleterre   Nouvelle-Zélande Angleterre   13 - 10 5 septembre à Twickenham
2014   France   Angleterre Canada   21 - 9 17 août à Paris
2017   Irlande   Nouvelle-Zélande Angleterre   41 - 32 26 août à Belfast
Bilan des sélections nationales féminines
Sélection 1991 1994 1998 2002 2006 2010 2014 2017
  Nouvelle-Zélande 3e   1re 1re 1re 1re 5e 1re
  Angleterre 2e 1re 3e 2e 2e 2e 1re 2e
  France 3e 3e 8e 3e 3e 4e 3e 3e
  Australie     5e 5e 7e 3e 7e 6e
  États-Unis 1re 2e 2e 7e 5e 5e 6e 4e
  Canada 2e de poule 6e 4e 4e 4e 6e 2e 5e
  Irlande   7e 10e 13e 8e 7e 4e 8e
  Écosse   5e 6e 6e 6e 8e    
  Galles 3e de poule 4e 11e 10e   9e 8e 7e
  Kazakhstan   9e 9e 11e 11e 11e 12e  
  Suède 2e de poule 10e 15e     12e    
  Espagne 2e de poule   7e 8e 9e   9e 10e
  Italie 3e de poule   12e 12e       9e
  Pays-Bas 2e de poule   13e 15e        
  Allemagne     14e 16e        
  URSS /   Russie[1] 3e de poule 11e 16e          
  Afrique du Sud         12e 10e 10e  
  Samoa       9e 10e   11e  
  Japon 3e de poule 8e   14e       11e
  Étudiantes écossaises[2]   12e            
  Hong Kong               12e

Tournoi des Six NationsModifier

Article détaillé : Tournoi des Six Nations féminin.

Le Tournoi des Six Nations féminin débute par un Tournoi britannique seulement en 1996, opposant l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le pays de Galles. Ces équipes sont rejointes en 1999 par la France, puis en 2000 par l'Espagne tandis que l'Irlande fait une pause de deux années. Le tournoi passe à six nations en 2002 avec son retour. Le tournoi prend sa composition actuelle en 2007 avec le remplacement de l'Espagne par l'Italie et joue depuis les mêmes adversaires aux mêmes dates que les équipes masculines.

Chaque équipe affronte une fois chacune des autres, celle qui gagne le plus grand nombre de matches remporte le Tournoi. Si une équipe remporte tous ses matches, elle réalise un « Grand Chelem ». Ce titre, bien qu'honorifique, est beaucoup plus recherché qu'une simple victoire dans le Tournoi.

Joueuses emblématiques d'hier et d'aujourd'huiModifier

Classement mondialModifier

Ci-dessous est donné une partie du classement établi au , qui prend en compte les résultats du tournoi des 6 Nations 2017. Sont signalées les nations qui ont déjà participé à la Coupe du monde (°), celles qui ont atteint les quarts de finale de cette compétition (*) et ses vainqueurs (**).

Classement publié le [3]
Rang
actuel
Pays Points Variation
+/-
Année
d'entrée
1   Nouvelle-Zélande** 94,71 0   avant 2003
2   Angleterre** 92,10 0   avant 2003
3   Canada* 86,13 +1   avant 2003
4   France* 86,00 -1   avant 2003
5   États-Unis** 80,09 0   avant 2003
6   Italie° 79,17 +1   avant 2003
7   Australie* 78,68 -1   avant 2003
8   Galles* 75,29 0   avant 2003
9   Espagne* 73,18 +1   avant 2003
10   Irlande* 72,44 -1   avant 2003
11   Afrique du Sud° 67,98 0   2004
12   Écosse° 66,43 0   avant 2003
13   Samoa° 65,72 0   avant 2003
14   Pays-Bas° 64,54 0   avant 2003
15   Portugal 64,00 0   avant 2003
16   Japon* 62,99 0   avant 2003
17   Kazakhstan° 62,22 0   avant 2003
18   Suède° 59,73 0   avant 2003
19   Allemagne° 59,08 0   avant 2003
20   Russie° 58,47 0   avant 2003
21   Trinité-et-Tobago 52,45 0   2003
22   Belgique 52,27 0   avant 2003
23   Hong Kong° 51,44 0   avant 2003
24   Fidji 48,06 0   2006
25   Chine 46,71 0   2006
26   Danemark 46,68 0   2003
27   Jamaique 46,52 0   2003
28   Guyana 45,63 0   2006
29   Roumanie 44,95 0   2007
30   Norvège 44,86 0   2003
31   Kenya 44,35 0   2006
32   Bosnie-Herzégovine 44,00 0   2005
33   Singapour 42,48 0   2006
34   Thaïlande 42,35 0   2005
35   Ouzbekistan 41,40 0   2008
36   Tonga 41,10 0   2006
37   Îles Caïmans 40,95 0   2004
38   Zimbabwe 40,70 0   2017
39   Namibie 40,00 0   2017
  Suisse 0   2011
41   Ouganda 39,65 0   2006
42   Botswana 39,30 0   2017
43   Luxembourg 38,83 0   2007
44   Brésil 38,00 0   2008
45   Papouasie-Nouvelle-Guinée 37,84 0   2016
46   Serbie 37,79 0   2007
47   Inde 37,28 +1   2018
48   Finlande 36,33 -1   2007
49   Barbade 36,06 0   2009
50   Saint-Vincent-et-les-Grenadines 34,71 0   2009
51   Bahamas 33,67 0   2010
52   République tchèque 32,10 +1   2013
53   Philippines 31,92 -1   2012

Notes et référencesModifier

  1. L'équipe d'URSS a participé à l'édition 1991, l'équipe de Russie lui succédant pour les éditions 1994 et 1998.
  2. Une sélection d’étudiantes écossaises est invitée à participer à la compétition pour pallier le forfait de l'équipe d'Espagne et obtenir le nombre de douze formations.
  3. « Women's Rankings », sur www.worldrugby.org, World Rugby, (consulté le 11 avril 2019)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Bernard Chubilleau, La grande histoire du rugby au Féminin, La Lauze, (ISBN 978-2352490180)
  • Jacques Cortie et Yaneth Pinilla, Des filles en ovalie : 40 ans d'histoire, Atlantica, (ISBN 978-2843949043)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier