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Ruf d'Avignon

probable premier évêque d'Avignon

HagiographieModifier

Une tradition locale fait de Ruf le fils de Simon de Cyrène qui avait aidé Jésus-Christ à porter sa croix, et le disciple de saint Paul, ce qui le ferait remonter au temps des premiers Apôtres[1]. Les historiens modernes pensent plutôt que Ruf était un simple prêtre, sans doute le fondateur, si ce n'est l'un des premiers chefs de la communauté des chrétiens d'Avignon au IVe siècle. L'abbaye qui lui est consacrée fut un lieu de sépulture où reposerait son corps[2].

Pendant les Guerres de Religion, le corps du saint est transféré dans la ville d'Avignon pour le mettre à l'abri[1].

Il est fêté le 14 novembre[2].

OrdreModifier

L'Ordre de Saint-Ruf a été fondé à partir d'une petite communauté de clercs installée en 1039 dans l'église de Saint-Ruf, une église ruinée du suburbium d'Avignon, mentionnée à partir du Xe siècle. Cette congrégation fut célèbre au Moyen Âge et essaima dans toute la France, comme à Aimargues, en Catalogne et en Italie du Nord.

L'ordre fut dissous dans le royaume de France entre 1770 et 1780 par la commission des réguliers , avec 9 autres ordres religieux.

Saint Ruf est l'un des saints patrons d'Avignon.

Lieux consacrésModifier

Voir la catégorie : Prieuré de l'ordre de Saint-Ruf.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Venard 1995.
  2. a et b « Saint-Ruf d'Avignon », sur nominis.cef.fr.

BibliographieModifier

  • Marc Venard, « La religion civique exprimée par l'image. Les saints tutélaires et protecteurs de l'ancienne cité d'Avignon », dans La religion civique à l’époque médiévale et moderne (chrétienté et islam) Actes du colloque organisé par le Centre de recherche «Histoire sociale et culturelle de l'Occident. XIIe-XVIIIe siècle» de l'Université de Paris X-Nanterre et l'Institut universitaire de France (Nanterre, 21-23 juin 1993) (Publications de l'École française de Rome, 213), Rome, École Française de Rome, (lire en ligne), p. 471-479.

Voir aussiModifier