Rue du Général-Foy

rue de Paris, France

8e arrt
Rue du Général-Foy
Image illustrative de l’article Rue du Général-Foy
Rue du Général-Foy vue de la rue de la Bienfaisance.
Situation
Arrondissement 8e
Quartier Europe
Début 18, rue de la Bienfaisance
Fin 86, rue de Monceau
Morphologie
Longueur 436 m
Largeur 22 m
Historique
Création 1840
Dénomination 1848
Ancien nom Rue de Malesherbes
Géocodification
Ville de Paris 4025
DGI 4041
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Général-Foy
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La rue du Général-Foy est une voie du 8e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Elle commence au 18, rue de la Bienfaisance et se termine au 86, rue de Monceau.

Origine du nomModifier

Elle porte le nom du général Maximilien Sébastien Foy (1775-1825), l’un des principaux orateurs du parti libéral sous la Restauration.

HistoriqueModifier

La rue de Malesherbes fut ouverte en 1840 avec une largeur de 15 mètres sur des terrains appartenant aux héritiers de Sylvain Mignon[1], l’un des spéculateurs associés dans la création du quartier de l’Europe. Son percement était une manière de compenser l’inachèvement du boulevard Malesherbes qui devait relier la place de la Madeleine à la barrière de Monceau, mais dont la portion comprise au-delà de la rue de la Bienfaisance tardait à voir le jour.

La rue prit sa dénomination actuelle le 16 août 1879.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 4 : confiseur Reber en 1885.[réf. nécessaire]
  • No 16 : domicile de la comédienne Julia Bartet.
  • No 23 : au dire de certains[Qui ?], ce bâtiment aurait été un lupanar.
  • No 24 : lycée Fénelon Sainte-Marie, anciennement école Sainte-Marie-La-Madeleine.
  • Nos 26-28 : Œuvres paroissiales de Saint-Augustin (1870)[2].
  • No 40 : hôtel de Laure Baignères. « L'hôtel du 40 [fut] une des maisons de Paris les plus fameuses au temps des salons. C'est aujourd’hui (1954) le Haut-Commissariat à Madagascar. Ce fut la résidence de Mme Baignères […] que ses réparties mordantes avait fait surnommer “Mme Rivarol”. Elle était née Laure Boilay et avait épousé M. Henry Baignères, dont il semble bien qu’on ne prononcerait plus aujourd’hui le nom si sa femme n’avait attaché à celui-ci les mille facettes brillantes de son esprit. L’union des deux époux n’avait pas été exemplaire et l’on murmurait que la belle Laure ne prenait pas assez de soin pour cacher sa liaison avec un gentilhomme orléaniste, M. de Rémusat[3]. » Selon certaines sources, le salon de Mme Baignères a inspiré la pièce d’Édouard Pailleron Le Monde où l’on s’ennuie[4].

Habitants célèbresModifier

  • Julia Bartet (1854-1941), sociétaire de la Comédie-Française vécut pendant plus de quarante ans au no 16 (plaque commémorative). « Elle est morte en 1941 dans cet appartement très XVIIIe siècle de la rue du Général-Foy où, ayant abandonné le théâtre, elle n'avait pas pour autant renoncé à l'art puisque, de comédienne, elle était devenue peintre[5]. »
  • Louis Bertrand (1866-1941), homme de lettres, de l'Académie française[6].
  • Enzo Ciampi, baryton, et sa femme Cécile Ritter, soprano (no 17)[5].
  • Jules Massenet (1842-1912), compositeur (no 8, no 46)[2]. « Jules Massenet avait appartement au 46, qu'il quitta plus tard pour la rue de Vaugirard, où il mourut. […] C'est rue du Général-Foy que certaines de ses œuvres furent ébauchées, mais il ne composait guère à Paris. Ses grandes partitions furent souvent écrites en Suisse et certaines au château de Saint-Baslemont : ainsi Thaïs qui fut, sinon inspirée par Ève Lavallière, du moins composée dans son atmosphère et chez elle[7]. »
  • Victorien Sardou (1831-1908), auteur dramatique (no 37)[2].

Notes et référencesModifier

  1. Lazare, op. cit., p. 408.
  2. a b et c Rochegude, op. cit., p. 50.
  3. Fouquières, op. cit., p. 234-235.
  4. Henri Raczymow, Le Paris retrouvé de Marcel Proust, Paris, Parigramme, 2005, 199 p. (ISBN 978-2840964162), p. 101.
  5. a et b Fouquières, op. cit., p. 234.
  6. Fouquières, op. cit., p. 235.
  7. Fouquières, op. cit., p. 235-236.

SourcesModifier