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Rue du Faubourg-du-Temple

rue de Paris, France

Situation et accèsModifier

Elle commence place de la République et monte jusqu'au boulevard de la Villette. Il s'agit d'une voie limitrophe entre deux arrondissements, son côté pair (à droite en venant de la République) se trouvant côté 11e arrondissement et son côté impair (à gauche) dans le 10e.

La rue du Faubourg-du-Temple prolonge la rue du Temple (3e arrondissement), de l'autre côté de la place de la République, et est elle-même prolongée, au-delà du boulevard de la Villette, par la rue de Belleville (19e et 20e arrondissements).

Depuis les travaux d'aménagement de la place de la République qui ont pris fin en juin 2013, les 225 premiers mètres de la rue sont, comme cette place, piétonnisés jusqu’au croisement du quai de Valmy et du boulevard Jules-Ferry.

Ce site est desservi par les stations de métro République, Goncourt et Belleville.

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Origine du nomModifier

La rue du Faubourg-du-Temple doit son nom au fait qu'elle traversait le hameau situé à l'extérieur de la porte du Temple du mur d'enceinte qui desservait la maison du Temple de l'ordre des Templiers, et qu'elle est tracée dans le prolongement de la rue du Temple. Le faubourg est primitivement un quartier « fors le bourg » (de l'ancien français « fors », issu du latin foris « en dehors » et de borc, bourg, forsborc vers 1200, forbours vers 1260[1]).

HistoriqueModifier

Cette voie est un très ancien chemin conduisant à Belleville, l'ancêtre de cette rue traversait en 1175 une propriété du chapitre de Saint-Merry ; la rue prit son nom au début du XVIe siècle quand elle devint la principale voie du faubourg de Paris au-delà de la porte du Temple qui relevait de l'enceinte de Charles V.

Plus tard, les aménagements du XIXe siècle (place du Château-d'Eau et place de la République) l'ont amputée de sa partie la plus proche de Paris[2].

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Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 7 : le sculpteur Pierre-Jules Mêne (1810-1879) y vécut[4].
  • No 11 : siège de l'Œuvre de secours aux enfants (OSE), jusqu'alors nommé « centre Georges Garel », qui devient le centre Georges-et-Lili-Garel le 23 juin 2014[5].
  • No 18 : cette cour couverte à l'air industriel et austère fut l'un des lieux d'attraction favoris des Parisiens. C'est l'écuyer anglais Philip Astley qui l'inaugura en 1780 pour en faire un manège qu'il transforma en cirque équestre (sous le nom de Cirque Astley) lors de son association avec le célèbre Franconi. En 1922, la cour devint un café-concert. C'est aujourd'hui l'entrée de la célèbre boîte de nuit Le Gibus, haut lieu de la nuit parisienne. C'est également le siège du théâtre Le Temple.

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  • No 23 : la famille Wolman y habite au moment où débute la Seconde Guerre mondiale. Le père, Moszek Wolman, est déporté à Auschwitz mais survit. La mère, aussi déportée à Auschwitz, n'en reviendra pas. Les deux fils, Roger Wolman et son frère Henri, font partie des Enfants d'Izieu mais quittent l'institution avant la rafle du 6 avril 1944 et survivent à la Shoah.

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Références littérairesModifier

C'est dans cette rue que César Birotteau entreprend la fabrication de ses produits de parfumerie qui feront la fortune de son futur magasin, La Reine des roses, dans le roman d'Honoré de Balzac (1837) : « Il résolut alors d'arriver à la fortune plus rapidement, et voulut d'abord joindre la fabrication au détail. Contre l'avis de sa femme, il loua une baraque et des terrains dans le faubourg du Temple, et y fit peindre en gros caractères : FABRIQUE DE CESAR BIROTTEAU. Il débaucha de Grasse un ouvrier avec lequel il commença de compte à demi quelques fabrications de savon, d'essences et d'eau de Cologne[7]. »

Notes et référencesModifier

  1. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, 3 vol., 3e édition, Le Robert, 2006.
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), t. 1, p. 493.
  3. André Billy, Simon Mathurin Lantara (1729-1778), texte en ligne [1].
  4. François-Fortuné Guyot de Fère et Bon de Boissy, Annuaire biographique des artistes français, Bureau du Journal des beaux-arts, 1841.
  5. « Dévoilement de deux nouvelles plaques au siège de l'OSE en présence du grand rabbin de France », www.ose-fr.org.
  6. Notice no PA00132988, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. César Birotteau, édition Furne, 1845, vol. X, p. 215.

BibliographieModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

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