Rue des Fossés-Saint-Bernard

rue de Paris, France

La rue des Fossés-Saint-Bernard est une voie située dans le quartier Saint-Victor du 5e arrondissement de Paris.

5e arrt
Rue des Fossés-Saint-Bernard
Voir la photo.
Rue des Fossés-Saint-Bernard vue depuis la rue Jussieu.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 5e
Quartier Saint-Victor
Début 1, quai Saint-Bernard et boulevard Saint-Germain
Fin Rue Jussieu
Morphologie
Longueur 283 m
Largeur 13 m
Historique
Création Juin 1670 et 11 septembre 1672
Ancien nom Rue des Fossés
Rue Neuve des Fossés Saint-Bernard
Géocodification
Ville de Paris 3761
DGI 3747
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Fossés-Saint-Bernard
Géolocalisation sur la carte : 5e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 5e arrondissement de Paris)
Rue des Fossés-Saint-Bernard
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Situation et accès

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La rue est desservie à proximité par la ligne 10 à la station Cardinal Lemoine.

Origine du nom

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Elle porte ce nom en raison de la proximité de l'ancienne porte Saint-Bernard.

Historique

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Cette rue est ouverte vers 1672[1] après l'autorisation de construction de maisons sur l'emplacement des fossés de l'enceinte de Philippe Auguste (côté pair de la rue) dont elle prend le nom actuel. Elle est successivement appelée « rue des Fossés » et « rue Neuve-des-Fossés-Saint-Bernard » avant de prendre son nom actuel.

En 1972, la rue est élargie à 24 m par la Ville de Paris pour les travaux du campus de Jussieu de la Faculté des sciences.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

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  • Au no 20 était installée la société de François Palloy. Celle-ci acheva la démolition de la forteresse de la bastille afin de récupérer pierres, ardoises, ferrures et poutres. Avec ce matériel, l'entreprise fabriquait des Bastille miniatures et autres bibelots. Ce commerce fut très lucratif[2]...
  • Au no 28 : restes de l'enceinte de Philippe Auguste.
  • À la suite de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich (1972), le Mossad met au point l'opération Vengeance, chargée d'éliminer plusieurs des membres de l'organisation terroriste impliquée dans le drame. Le , Mohamed Boudia est tué rue des Fossés-Saint-Bernard[3],[4].

Notes et références

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  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 539.
  2. Philippe Mellot, Paris sens dessus-dessous, Éditions Place des Victoires, , p. 314
  3. « Les attentats contre des diplomates et des hommes politiques en France depuis 1973 », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  4. Frédéric Encel, « Les vengeurs de Munich », L'Histoire, no 306, février 2006, p. 28-29.