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Rue de Solférino (Paris)

rue de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue de Solférino.

7e arrt
Rue de Solférino
Image illustrative de l’article Rue de Solférino (Paris)
Vue depuis la passerelle Léopold-Sédar-Senghor. À gauche, on devine l'hôtel de Salm qui abrite le musée de la Légion d'honneur.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Invalides
Début 9 bis, quai Anatole-France
Fin 260, boulevard Saint-Germain
Morphologie
Longueur 232 m
Largeur 20 m
Historique
Création Décret du
Dénomination Décret du
Géocodification
Ville de Paris 8632
DGI 9013

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Solférino
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La rue de Solférino est une rue du 7e arrondissement de Paris.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Longue de 232 m et large de 20 m, la rue de Solférino relie le quai Anatole-France au boulevard Saint-Germain.

Origine du nomModifier

Elle doit son nom à la bataille de Solférino, victoire remportée par Napoléon III le 24 juin 1859 durant la campagne d'Italie, en Lombardie, contre les troupes autrichiennes, car elle conduisait à l'origine à l'ancien pont de Solférino (1859-1961).

HistoriqueModifier

L'artère fut créée sous le Second Empire par décret du 28 juillet 1866 :
« Napoléon, etc.,

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur,
Vu l'ordonnance du 10 juillet 1816 ;
vu les propositions de M. le préfet de la Seine ;
Avons décrété et décrétons ce qui suit :
Article 3. — La rue ouverte dans l'axe du pont de Solférino recevra le nom de rue de Solférino.
Etc.
Article 17. — Notre ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret.
Fait au palais de Fontainebleau, le 10 août 1868[1]. »

La partie comprise entre le boulevard Saint-Germain et la rue Saint-Dominique a été dénommée « place Jacques-Bainville » en 1961.

Depuis 1999, la passerelle Solférino (renommée « passerelle Léopold-Sédar-Senghor » en 2006) relie par-dessus la Seine le quai des Tuileries (1er arrondissement) à la rue de Solférino, à l'emplacement de l'ancien pont de Solférino.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 5 : de 1947 à 1955, le quartier général du Rassemblement du peuple français (RPF) du général de Gaulle était installé dans un hôtel particulier au no 5. Depuis les années 1970, il est le siège de l’Institut et de la Fondation Charles-de-Gaulle. La rue de Solférino a également été le siège de diverses associations ou organisations politiques gaullistes, comme l’Association nationale pour le soutien de l’action du général de Gaulle de 1960 à 1975 ou encore du Service d’action civique (SAC)[2].
  • No 10 :
    • en 1934, la Fédération générale des fonctionnaires de la CGT fait l'acquisition de l'immeuble situé au 10, rue de Solférino, ancien hôtel particulier d'Albert de Broglie[3]. En 1940, les syndicats de fonctionnaires sont dissous par le régime de Vichy et leurs biens confisqués. Sous l’Occupation, c’est dans cet immeuble que s’installe le ministère de l’Information chargé de la propagande du régime de Vichy, symbole de la Collaboration. Le ministre de l’Information, Philippe Henriot, y fut assassiné le 28 juin 1944 par un membre du COMAC ;
    • le 18 août 1944, pendant l'insurrection parisienne, des résistants issus du syndicalisme fonctionnaire de la clandestinité reprennent l'immeuble les armes à la main. Les fonctionnaires CGT reprennent possession de « leur immeuble » encore occupé par des miliciens. De 1944 à 1978, il fut le siège du mouvement syndical des fonctionnaires CGT ou, après la scission de 1948, issu de la CGT (UGFF-CGT, FGF-FO, FEN)[4] ;
    • de 1981 à 2018[5], on y trouve le siège du Parti socialiste (PS), qui achète l'hôtel particulier à l'UNMRIFEN (Union nationale des mutuelles de retraite des instituteurs et fonctionnaires de l'Éducation nationale) en 1980[6] (par métonymie, « Solférino » désigne souvent la direction du Parti socialiste dans les médias) avant de le vendre en 2017 à la société foncière Apsys et de déménager le 12 octobre 2018.
  • Au nord-est de la rue, se trouvent les jardins et une partie de la façade du palais de la Légion d'honneur dont l'entrée principale se trouve dans une rue perpendiculaire, la rue de Lille.

Dans la culture populaireModifier

  • Des scènes de la saison 2 de la série télévisée Baron noir (2018) y sont tournées.

Notes et référencesModifier

  1. MM. Alphand, A. Deville et Hochereau, Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques.
  2. Frank Georgi, « “Le pouvoir est dans la rue”. 30 mai 1968 : la “manifestation gaulliste” des Champs-Élysées », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1995, no 48, p. 46-60.
  3. Pauline de Pange, Comment j'ai vu 1900, Grasset, « Les Cahiers rouges », 2013, 184 p. (ISBN 9782246801276), p. 113.
  4. Sur l'histoire de cette acquisition et de sa récupération, voir Guy Putfin et Luc Bentz, « Tribulations autour du 10, rue de Solférino, siège fédéral des fonctionnaires (1934-1978) «, site du Centre Henri-Aigueperse/UNSA Éducation, .
  5. « Le PS ferme définitivement la porte de Solférino », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. « La longue histoire de Solférino. Le PS déménage », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018).

BibliographieModifier

  • « L'Esprit de résistance est toujours vivant », publié par l’UGFF CGT (revue Fonction publique, no 110, septembre 2004, avec un témoignage détaillé sur la reprise des locaux).

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