Rue de Dantzig

rue de Paris, France

La rue de Dantzig est une rue du 15e arrondissement de Paris, située dans le quartier Saint-Lambert. Elle relie la rue de la Convention au boulevard Lefebvre. Elle est située à proximité du parc Georges-Brassens.

15e arrt
Rue de Dantzig
Voir la photo.
Rue de Dantzig en direction du sud.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 15e
Quartier Saint-Lambert
Début 238, rue de la Convention
Fin 91, boulevard Lefebvre
Morphologie
Longueur 745 m
Largeur 22 m
Historique
Dénomination Arrêté du 8 juin 1946, partie A ; arrêté du 1er février 1877, partie B
Géocodification
Ville de Paris 2546
DGI 2554
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Dantzig
Géolocalisation sur la carte : 15e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 15e arrondissement de Paris)
Rue de Dantzig
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Situation et accès

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La rue de Dantzig débouche sur le boulevard Lefebvre, l’un des boulevards des Maréchaux.

Elle est desservie par le métro à la station Convention (ligne 12) ainsi que par la ligne 3a du tramway d'Île-de-France à la station Georges Brassens.

Origine du nom

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Cette rue porte le nom de l'ancienne ville de Prusse de Dantzig, en hommage à la prise de cette ville en 1807 par l’armée française commandée par le maréchal François Joseph Lefebvre (1755-1820) à la suite du siège de Dantzig.

Annexée par la Pologne après la Seconde Guerre mondiale, la ville est maintenant connue en français sous son nom polonais de Gdańsk. Le caractère « ń » du polonais note la consonne occlusive nasale palatale voisée, notée par le bigramme « gn » en français et par le caractère [ɲ] en phonétique. On se contente souvent d’écrire simplement « Gdansk » en français. Au moment de cette annexion, elle était connue en français sous le nom de Dantzig et en allemand sous le nom de Danzig.

Historique

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En 1894, une nécropole, estimée d’époque romaine, a été mise au jour. Neuf squelettes humains, des poteries anciennes et des pièces en bronze ont été découverts[1].

La section sud de cette voie est une ancienne sente des communes de Vaugirard et de Vanves, la sente de Neullard ou chemin de Vaugirard à Issy. Le tronçon entre la rue Dombasle et le passage de Dantzig est présent sur le plan de Roussel (1730) et faisait partie du chemin du Moulin qui reliait la rue de Vaugirard (au lieu-dit la Croix, à la hauteur de l'actuelle rue Dalou) à la porte de Plaisance où s'élevait autrefois un moulin à vent[2]. La section sud a intégré la nomenclature des rues de Paris par décret du . Le tronçon entre la rue des Morillons et le boulevard Lefebvre était élargi en 1897 lors de la construction des abattoirs de Vaugirard.

La section nord (entre les rues de la Convention et Dombasle) occupe une partie du passage des Acacias, devenu plus tard le passage Dombasle, absorbé en 1928 par le prolongement de la rue de Dantzig.

La partie méridionale de la rue a été ainsi nommée par arrêté du  ; la partie septentrionale, au-delà de la rue Dombasle, en 1946. Longue de 745 mètres, sa largeur atteint 22 mètres[3].


Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

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  • Au niveau du no 7, se situe le square Marcel-Toussaint, voie privée créée en 1935 par La France Mutualiste.
  • Le no 20-22 abrite la caisse de congés payés (1950-1951), œuvre architecturale de Bernard Zehrfuss.
  • Au niveau du no 21, se situe le square Léon-Guillot, voie privée créée en 1934 par La France Mutualiste.
  • Le no 27 accueille l'église Notre-Dame de La Salette.
  • Le no 39 accueille la fourrière municipale et le bureau des objets trouvés.
  • Le no 41 abritait les anciens abattoirs de Vaugirard, devenus depuis le parc Georges-Brassens[4].
  • À l’intersection avec la rue Robert-Lindet était situé, approximativement, le moulin à vent de Vanves[5].
  • Le no 52 accueille le café Le Dantzig, dont le propriétaire a fait fortune avec la clientèle d'artistes de La Ruche et de bouchers des abattoirs et a dirigé par la suite la brasserie La Coupole[2].
  • Le n°62 fut le domicile de Georges Cochon, un syndicaliste qui se barricada avec sa famille dans son appartement en 1912 pour protester contre son expulsion. Connu comme le « président des sans-pognon », il fut une figure syndicale populaire des locataires parisiens.

Notes et références

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  1. Didier Busson, Paris, Académie des inscriptions et belles lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule », (ISBN 978-2-87754-056-8).
  2. a et b Brigitte Hermann et Sophie-Marguerite, Paris 15e. Balades et bonnes adresses, Paris, Christine Bonneton éditeur, , 224 p. (ISBN 9782862534923), p. 37.
  3. « Rue de Dantzig », www.v2asp.paris.fr
  4. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, 1963, t. I, p. 411.
  5. Lucien Lambeau, Histoire des communes annexées à Paris - Vaugirard, Paris, Ernest Leroux, Éditeur, , page 347.