Ouvrir le menu principal

Rue Maître-Albert

rue de Paris, France

5e arrt
Rue Maître-Albert
Image illustrative de l’article Rue Maître-Albert
Vue de la rue.
Situation
Arrondissement 5e
Quartier Saint-Victor
Début 1, quai de la Tournelle et 73, rue des Grands-Degrés
Fin 29, place Maubert et 27, rue Frédéric-Sauton
Morphologie
Longueur 139 m
Largeur m
Historique
Création XIIIe siècle
Dénomination
Ancien nom Rue Perdue
rue Saint-Michel
Géocodification
Ville de Paris 5865
DGI 5937

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Maître-Albert
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Maître-Albert est une voie située dans le quartier Saint-Victor du 5e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

La rue Maître-Albert est desservie à proximité par la ligne    à la station Maubert - Mutualité, ainsi que par les lignes de bus RATP 24 47 86 87.

Origine du nomModifier

 
Albert le Grand.

Elle porte ce nom en hommage à Albert le Grand (1200-1280), philosophe et théologien catholique.

HistoriqueModifier

En 1300 et 1313[1], cette rue est présente sous le nom de « rue Perdue » ainsi que sur les plans de Paris datant du XIVe siècle toujours sous ce même nom[2]. L'étymologie de ce nom est inconnu.

Elle est citée, dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris, sous la forme « rue Perdue ».

Elle devient au XVIIe siècle « rue Saint-Michel » parce que le collège de Chanac ou de Saint-Michel y avait son entrée principale. Après l'intégration du collège de Saint-Michel au collège Louis-le-Grand, en 1763, la rue reprit son nom initial, « rue Perdue », qu'elle garda jusqu'à l'ordonnance royale en date du qui lui donne le nom de « rue Maître-Albert ».

Au XIXe siècle, sous le nom de « rue Perdue », cette rue qui commençait rue des Grands-Degrés et finissait place Maubert, était située dans l'ancien 12e arrondissement de Paris.
Les numéros de la rue étaient noirs[3]. Le dernier numéro impair était le no 21 et le dernier numéro pair était le no 24.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • De nombreuses maisons datant du XVIIIe siècle jalonnent la rue. Le révolutionnaire Claude Fournier-L'Héritier, un des agitateurs des journées des 5 et 6 octobre 1789, coresponsable d'une tuerie de prisonniers en 1792, et émeutier jusque sous Napoléon, devenu indigent, a habité au no 6 de la rue Perdue.
  • Au no 7, un hôtel particulier datant de 1668[1].
  • Au no 13, au 2e étage du bâtiment sur cour, vécut et mourut, le 7 février 1820, Zamor, page « nègre » de la comtesse du Barry[4].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jacques Hillairet, Évocation du vieux Paris, Éditions de Minuit, 1956, p. 65.
  2. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, p. 535.
  3. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris.
  4. G. Lenotre, Vieilles maisons et vieux papiers, Éditions Tallandier, 2013, 358 p. (ISBN 979-1021002661).

Articles connexesModifier