Ouvrir le menu principal

6e arrt
Rue Gît-le-Cœur
Image illustrative de l’article Rue Gît-le-Cœur
Vue de la rue Gît-le-Cœur.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Monnaie
Début 23, quai des Grands-Augustins
Fin 28, rue Saint-André-des-Arts
Morphologie
Longueur 112 m
Largeur 10 m
Historique
Création XIIIe siècle
Dénomination XIIIe siècle
Ancien nom Rue Guy le Queux
Rue Gilles le Queux
Rue Gui-le-Preux
Rue Gui-le-Comte
Rue Gilles-Cœur
Rue des Noyers
Géocodification
Ville de Paris 4149
DGI 4199

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Gît-le-Cœur
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Gît-le-Cœur est une voie située dans le quartier de la Monnaie du 6e arrondissement de Paris. Elle est une rue très ancienne.

Sommaire

Situation et accèsModifier

La rue Gît-le-Cœur est desservie par la ligne    à la station Saint-Michel, ainsi que par les lignes de bus RATP 21 24 27 38.

OdonymieModifier

La voie porte le nom de « rue Guy le Queux » ou « rue Gilles le Queux », qui est celui d'un cuisinier du roi Eudes.

HistoriqueModifier

La rue est ouverte vers 1200 sur le clos de Laas qui faisait partie du fief de l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Ce clos était originellement planté en vignes qui furent arrachées à partir de 1179 pour lotissement. Les religieux de l'Abbaye accensèrent à Eudes « Guy le Queux », le terrain compris entre la Seine, la rue Gît-le-Cœur et la rue Saint-Jacques[1].

Créée avant le XIIIe siècle, elle devient « rue Gui-le-Queue » en 1275, puis rue « Gui-le-Comte » au XIVe siècle.

En 1423, elle porte le nom de « rue des Noyers[2] » mais, en 1540, retrouve celui de « Gilles-le-Queux » qui subira diverses transformations et de variantes (Guille Queulx, Villequeux, Gui Villequeux, Lequeux, Gille le Cœur et Gist le Cœur[3]) pour finir au nom actuel de « rue Gît-le-Cœur[4] ».

Comme tout le quartier, elle est inondée en 1910.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • Hanna Ben-Dov (1919-2009), artiste peintre, vécut rue Gît-le-Cœur.
  • No 4 : en 1808, cette maison est l'adresse de Léopold Collin, libraire-éditeur. En 1822, à cette adresse, se trouve Le Cercle de la librairie. Une plaque rend hommage au bibliographe Jacques-Charles Brunet, qui y vécut.
  • No 5 : ancien hôtel de Séguier, puis hôtel d'O et hôtel de Luynes des XVIe siècle et XVIIe siècle. Cet hôtel fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [5].
  • No 6 : salle d'armes depuis 1886.
  • No 8 : l'école César-Franck, de 1968 à sa fermeture en 1980. Maison très étroite (cinq mètres de large) appartenant à l'évêché de Paris. Un entresol et trois étages sous comble.
  • No 9 : hôtel Racou, qui deviendra le Beat Hotel, de 1933 à sa fermeture en 1963. Cet hôtel fut le lieu de séjours de Chester Himes et de nombreux auteurs américains, dont notamment l'écrivain et poète Gregory Corso, en voyage à Paris entre les années 1950 et 1963.
  • No 10 : F. Buisson, libraire-éditeur, en 1810 (rue Gilles-Cœur). Les escaliers A, B, C, D des anciennes écuries du XVIIIe siècle font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [6]. Emplacement de la librairie Un regard moderne.
  • No 12 : troisième salle du cinéma Saint-André-des-Arts.

Notes et référencesModifier

  1. Adrien Friedmann, Paris, ses rues, ses paroisses du Moyen Âge à la Révolution, Plon, , p. 236
  2. Auguste Longnon, Paris pendant la domination anglaise (1420-1436) : documents extraits des registres de la Chancellerie de France, Paris, 1878, p. 89 (en ligne).
  3. Charles Lefeuve, Histoire des rues de Paris, Paris, 1875.
  4. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, p. 261.
  5. Notice no PA75060006, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Notice no PA75060005, base Mérimée, ministère français de la Culture.