Rue Furgole

voie de Toulouse, France

Rue Furgole
(oc) Carrièra Joan Baptista Furgòla
Image illustrative de l’article Rue Furgole
La rue Furgole et l'église du Gésu vues depuis la rue Théodore-Ozenne.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 42″ nord, 1° 26′ 51″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Étienne
(Secteur 1)
Début no 11 rue Antoine-Darquier
Fin no 20 rue Théodore-Ozenne
Morphologie
Type Rue
Longueur 150 m
Largeur 6 m
Histoire
Anciens noms Rue de la Sénéchaussée ou du Sénéchal (première moitié du XIVe siècle)
Rue du Casque (XVIe siècle)
Rue Furgole (1re partie) et rue Laviguerie (2e partie) (1850)
Protection Logo site patrimonial remarquable.png Site patrimonial remarquable (1986)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Furgole (oc) Carrièra Joan Baptista Furgòla
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Furgole (oc) Carrièra Joan Baptista Furgòla

La rue Furgole (en occitan : carrièra Joan Baptista Furgòla) est une voie publique du centre historique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle se situe au cœur du quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 de la ville.

Situation et accèsModifier

DescriptionModifier

Voies rencontréesModifier

La rue Furgole rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Rue Antoine-Darquier
  2. Place des Hauts-Murats (d)
  3. Rue des Coffres (g)
  4. Rue Sesquières (g)
  5. Rue Théodore-Ozenne

OdonymieModifier

Le nom de la rue lui vient de Jean-Baptiste Furgole[1], né en 1690 à Castelferrus, avocat au Parlement de Toulouse, professeur de droit à l'université et capitoul en 1754. Jurisconsulte réputé, il publia un important ouvrage sur le droit de l'héritage. Il mourut dans son hôtel à l'angle de la rue des Coffres (actuel no 1). Son fils, Pierre-François Furgole, juge et professeur de droit, y vécut également[2],[3].

Au Moyen Âge, au moins dès le XIVe siècle, la rue portait le nom de rue de la Sénéchaussée ou du Sénéchal, à cause de l'hôtel de la Sénéchaussée qui s'y trouvait depuis la fin du XIIIe siècle. Au XVIIe siècle, après le déplacement de la sénéchaussée dans son nouvel hôtel au nord de la ville, la rue prit le nom de rue du Casque, car on y trouvait une auberge à l'enseigne du Casque. En 1794, pendant la Révolution française, la rue fut pour quelques mois désignée comme la rue Affranchie, à cause de la proximité des prisons de la Sénéchaussée et de la prison des Hauts-Murats. En 1850, elle prit le nom, dans sa première partie, de rue Furgole et, dans sa deuxième partie, de rue de Laviguerie, en souvenir du jurisconsulte Bernard Lapomarède de Laviguerie, avocat, professeur de droit, capitoul en 1741 et chef du Consistoire en 1752 qui habitait un hôtel de cette rue (ancien no 9 bis, emporté lors du percement de la rue Théodore-Ozenne)[4]. En 1948, le nom de Furgole fut donné à l'ensemble des deux rues Furgole et de Laviguerie[5].

HistoireModifier

En mars 1871, le n° 1 de la rue abrite le bureau de recrutement de la légion levée par le baron de Charette pour combattre les hommes et les femmes insurgées de la Commune de Paris[6].

PatrimoineModifier

Église du GésuModifier

Hôtels particuliers et immeublesModifier

  • no  1 : hôtel de Lézèque ou Furgole ; annexe de l'Institut national polytechnique de Toulouse (INP).
    L'hôtel, qui s'élève sur deux étages carrés avec comble à surcroît, est probablement construit au début du XVIIe siècle : c'est de cette époque que date l'oculus de style Renaissance tardive dont l'encadrement en pierre est sculpté. La façade est complètement remaniée au XVIIIe siècle et les fenêtres du 1er étage sont dotées de garde-corps en fer forgé à motifs géométriques[8].
  • no  3 : immeuble en corondage.
    L'immeuble, construit au XVIIe siècle, s'élève à l'angle de la rue des Coffres. Le rez-de-chaussée est maçonné en brique. La porte, couronnée d'une corniche, est surmontée d'un oculus, orné d'une grille en fer forgé. Aux étages, le pan de bois est masqué par l'enduit[9].
  • no  8 : immeuble (1924)[13].
  • no  9 : immeuble.
    L'immeuble est construit à la limite entre le XVIe siècle et le XVIIe siècle, puis est réaménagé dans le style classique au XVIIIe siècle. Il s'élève sur deux étages carrés et un étage de comble à surcroît, percé de mirandes. Il conserve cependant une fenêtre à meneau vertical en pierre, de style Renaissance, sculpté d'ornements végétaux et géométriques et d'une tête de femme[14]. C'est dans cet immeuble que vécut, à partir de 1743, Bernard Lapomarède de Laviguerie, qui donna son nom à une partie de la rue entre le XIXe siècle et le XXe siècle[15].
  • ancien no  12 : emplacement de l'auberge du Casque (XVIe siècle), puis de l'hôtellerie du Faucon (XVIIe siècle).

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, 11e série, tome VI, Toulouse, 1918, p. 201-207.
  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2867263545).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier