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Rue Bayard (Paris)

rue de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Rue Bayard.

8e arrt
Rue Bayard
Image illustrative de l’article Rue Bayard (Paris)
La rue Bayard vue en direction de l'avenue Montaigne.
Situation
Arrondissement 8e
Quartier Champs-Élysées
Début 16, cours Albert-Ier
Fin 42, avenue Montaigne
Historique
Création 1823

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Bayard
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Bayard est une voie du 8e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Elle commence au 16, cours Albert-Ier et se termine au 42, avenue Montaigne.

Origine du nomModifier

Elle a reçu sa dénomination en l'honneur du « chevalier sans peur et sans reproche », Pierre Terrail de Bayard (1476-1524), héros des Guerres d'Italie.

HistoriqueModifier

En vertu d'une ordonnance royale du 23 juillet 1823, une compagnie, représentée par M. Constantin, a été autorisée à ouvrir sur ses terrains :
« 

  • 1 – deux rues de chacune 14,60 mètres de largeur ;
  • 2 – une place circulaire de 40,90 mètres de diamètre.

Cette autorisation a été accordée aux conditions suivantes :

  • 1 – de fournir gratuitement le terrain nécessaire auxdites rues et place ;
  • 2 – de faire les frais du premier pavage et éclairage ;
  • 3 – de pratiquer, sur les côtés des nouvelles voies ouvertes, des trottoirs en dalles, et en outre de se soumettre aux lois et règlements sur la voirie de Paris, etc. »

Cette ordonnance fut immédiatement exécutée : les deux voies ont reçu les noms de « rue Bayard-Champs-Élysées[1] » et de « rue Jean-Goujon » et la place celui de « place François-Ier ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

 
Façade du no 1.

Bâtiments détruitsModifier

  • No 1 : le peintre Léon Riesener (1808-1878) acquit en 1846 le terrain situé à l'angle de la rue Bayard et du cours la Reine (aujourd'hui cours Albert-Ier) et s'y fit construire, selon des plans qu'il avait lui-même dressés[6], un hôtel particulier, mentionné par Eugène Delacroix dans son Journal[7]. Le peintre y passa toute sa vie. L'hôtel passa ensuite à ses trois filles. André Becq de Fouquières rapporte : « Quand j'étais un jeune garçon en culottes courtes, ma mère me conduisait souvent au Cours-la-Reine où elle allait rendre visite à son amie, Mme Riesener. Comme toutes les demeures avoisinantes, l'hôtel de cette vieille dame charmante était plutôt une maison de campagne et, de fait, on jouissait encore là d'un calme quasi-rural, sous des ombrages encore préservés où pépiaient les moineaux. […] Aujourd'hui, un building s'élève à la place de la demeure de Mme Riesener où ma mère m'enseignait le goût des belles matières et des jolies formes, en proposant à mon admiration enfantine les chefs-d'œuvre que son amie tenait de la famille de son mari : les meubles de Riesener, premier ébéniste du Roi[8]. » Dans sa maison, Léon Riesener loua en 1859 un appartement à la duchesse de Castiglione-Colonna, connue comme sculpteur sous le pseudonyme de Marcello[réf. nécessaire].
  • No 2 : emplacement de la maison François-Ier qui a donné son nom au quartier[réf. nécessaire].
  • No 3 : atelier de Gustave Doré. Victor Fournel écrit : « Gustave Doré avait deux ateliers : celui de son appartement de la rue Saint-Dominique, pour les dessins et les aquarelles ; celui de la rue Bayard, pour les tableaux et les statues. Ce dernier, l'ancien gymnase Amoros, si je ne me trompe[9], semblait adapté à la taille d'un Titan. Assurément la grandeur dans l'art ne se mesure pas à l'aune, mais il est rare pourtant que l'instinct du grand n'entraîne pas un penchant au colossal : les exemples abonderaient pour le prouver. La hauteur et l'étendue de l'immense salle, le nombre des toiles accrochées aux murs ou installées sur des chevalets, les dimensions de celle à laquelle il était toujours en train de travailler, les échelles formidables comme des machines de guerre, l'arsenal de tubes, de godets, de fioles, de brosses, de palettes alignés sur les tables, plongeaient le visiteur dans la stupéfaction[10]. »
  • No 17 : église écossaise en 1910[5].
  • No 22 : hôtel de M. Nivert en 1910[5].
  • No 22 : ancien siège du pôle radio du groupe RTL en France (RTL, Fun Radio et RTL2), Radio Luxembourg y possèdait un studio depuis 1936[11]. La façade réalisée par Victor Vasarely en collaboration avec son fils Yvaral, a été inaugurée en 1972, et fut démontée en 2017 pour être gracieusement cédée à la Fondation Vasarely à Aix-en-Provence[12]. Le groupe ayant deménagé 2018 à Neuilly-sur-Seine.
  • No 24 : ancienne adresse des studios de la station de radio RTL2.

Notes et référencesModifier

  1. Pour la différencier de la rue Bayard-Grenelle.
  2. Le Patronage, « Jules Ferry », sur patronagelaique.fr (consulté le 19 avril 2019)
  3. Souvent présenté comme duc de Choiseul.
  4. « La Duchesse de Choiseul, version pensive | Musée Rodin », sur www.musee-rodin.fr (consulté le 19 avril 2019)
  5. a b et c Rochegude, op. cit., p. 107.
  6. Geneviève Viallefond, Le Peintre Léon Riesener, Paris, 1955.
  7. « 14 décembre 1854 : Dîné chez Riesener avec Pierret. J'étais invité chez la princesse et j'espérais y aller le soir. Je suis resté rue Bayard. – Le soir, dans l'atelier, où j'ai fait un fusain d'après un torse de la Renaissance, pour un essai de fixatif que Riesener emploie. » (Journal d'Eugène Delacroix, BiblioBazaar, LLC, 2008, tome II, p. 294).
  8. Becq de Fouquières, op. cit., p. 65.
  9. En fait, le gymnase Amoros se trouvait rue Jean-Goujon.
  10. Victor Fournel, Les Artistes français contemporains. Peintres, sculpteurs, Tours, Alfred Mame et fils, 1884.
  11. « Le Siège de RTL », sur www.paristoric.com (consulté le 19 avril 2019)
  12. La façade de RTL signée Vasarely bientôt démontée

AnnexesModifier

SourcesModifier

  • André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens, Paris, Pierre Horay, 1953, vol. 1.
  • Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910.

Articles connexesModifier