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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hirigoyen.

Rudy Hirigoyen, né le à Mendionde dans les Pyrénées-Atlantiques et mort à Lyon le , est un chanteur lyrique basque français[1].

Sommaire

BiographieModifier

Né au Pays basque, à Mendionde, le , Rudy Hirigoyen suit ses parents à Paris en 1927. Il débute dans la vie active comme chasseur à l'hôtel Georges V, puis exerce comme coiffeur durant quatre années. En 1938 il remporte deux radio-crochets, et, l'année suivante, sans formation musicale, se classe premier au concours de l'Opéra et de l'Opéra-Comique avec un air de La Bohème de Puccini (Que cette main est froide), devant cent concurrents. Ce succès l'encourage à aborder une carrière de chanteur. Rudy Hirigoyen est alors un jeune homme fringant, de petite taille mais robuste, avec un sourire franc comme l'or.

Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier, puis libéré en 1941. Choriste au Théâtre du Châtelet, il se fait bientôt connaître en soliste. En 1944, il connait ces premiers succès : Ma belle au bois dormant, Au jardin de mon cœur, Pastourelle à Nina. Déjà, un certain Luis Mariano lui fait rude concurrence. En 1947 Rudy succède à ce même Luis Mariano dont il reprend La Belle de Cadix, de Francis Lopez, au Casino-Montparnasse d'abord puis en province. Rudy sera de fait le remplaçant officieux de Mariano, notamment avec Andalousie, le Chanteur de Mexico et le Secret de Marco-Polo. Marianistes et hirigoyennais sont alors en guerre déclarée mais c'est une guerre pour de rire à l'image des deux intéressés qui s'estiment beaucoup tout en ne se croisant guère ! Rudy recrée ensuite Le Brigand d'amour (1951), Les Caprices de Vichnou (1951) au Théâtre de l'Étoile et, plus tard, Méditerranée (1964) au Théâtre du Châtelet. En marge de ces reprises, il assure également des créations : Pour toi (musique de Georges Dherain), Maria-Flora (musique d'Henri Betti, 1957) au Théâtre du Châtelet, et surtout Viva Napoli (musique de Francis Lopez, 1970) au Théâtre Mogador. Jusqu'en 1987, il parcourt l'Europe interprétant des ouvrages de Francis Lopez (La Toison d'Or, La Route fleurie, Le Prince de Madrid, Gipsy). Sa dernière création est une opérette de Francis Lopez, Fandango, présentée en 1987 à l'Élysée-Montmartre.

Ce qui semble avoir manqué à Rudy Hirigoyen pour avoir la même réputation que Luis Mariano, Georges Guétary ou André Dassary, est un grand succès auquel son nom eût pu être attaché. Il fit de belles créations mais pas un “tube”.

Sans doute, Rudy Hirigoyen toucha-t-il son sommet personnel en assurant, en 1947, à la Gaîté-Lyrique, avec élégance et une rare chaleur, la première reprise française de l'opérette de Franz Lehar : le Pays du sourire.

Rudy Hirigoyen a tourné également plusieurs films musicaux comme L'Auberge en folie en 1953, avec des chansons signées par Henri Betti, Paul Bonneau, Francis Lopez, Rolf Marbot et André Salvet.

Sa voix de ténor montait dans l'aigu avec une grande aisance et il pouvait tenir sur une longue durée. Cette légèreté doublée de souplesse compensa un manque de puissance à l'émission (les voix légères sont de toute façon rarement puissantes ) et autorisa le chanteur à n'être jamais “criard”.

Dans les années 1980, il accepte de donner des leçons de chant à la Cité des Artistes, rue Ordener, Paris 18e mais il n'a pas la pédagogie indispensable. En revanche, sa générosité humaine et artistique s'impose. Rudy Hirigoyen offre son exemple, indubitable, et sa "clientèle" y puise l'enseignement voulu.

Enfin, il quitte Versailles pour s'installer à la Croix-Rousse à Lyon, où il finira ses jours à 81 ans. Président d'honneur des Amis du Théâtre d'opérette de Lyon, il y soutient constamment la pérennité de l'art de l'opérette. Après sa disparition, a été créé L'association des Amis de Rudy Hirigoyen qui publie ses souvenirs : Ma vie d'opérette. Marié trois fois, il laisse sa femme Sylviane et une fille, Valérie.

Opéras et opérettesModifier

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Loin de ton coeur Hirigoyen, Rudy », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 23 janvier 2018)