Royaume nabatéen

Royaume Nabatéen
المملكة النبطية

IVe siècle av. J.-C. – 

Description de cette image, également commentée ci-après
L'extension maximale du royaume nabatéen
Informations générales
Capitale Pétra
Langue(s) Arabe nabatéen (en)

Le royaume nabatéen (en arabe : المملكة النبطية), également nommé Nabatea, était un état politique des Nabatéens sur le territoire des actuelles Jordanie, Syrie, Arabie saoudite, Égypte et Palestine durant l'Antiquité classique.

Le royaume nabatéen contrôlait de nombreuses routes commerciales de la région, amassant de grandes richesses et suscitant l'envie de ses voisins. Il s'étendait au sud le long de la côte de la mer Rouge jusqu'au Hedjaz, et au nord jusqu'à Damas, qu'il contrôla pendant une courte période (85-71 av. J.-C.).

Nabataea est restée indépendante du IVe siècle av. J.-C. jusqu'à son annexion en 106 apr. J.-C. par l'Empire romain, qui l'a rebaptisée Arabia Petraea.

Sa capitale était Pétra[1].

HistoireModifier

Annexion RomaineModifier

Article principal : Arabia Petraea

 
Carte de l'Empire romain, à son apogée, montrant le territoire des conquêtes nabatéennes de Trajan en rouge.

En 106 apr. J.-C., sous le règne de l'empereur romain Trajan, le dernier roi du royaume nabatéen Rabbel II Soter est mort[2]. Cela pourrait avoir motivé l'annexion officielle de Nabatea à l'Empire romain, mais les raisons officielles et la manière exacte de l'annexion sont inconnues[2]. Certaines preuves épigraphiques suggèrent une campagne militaire, commandée par Cornelius Palma, le gouverneur de Syrie. Les forces romaines semblent être venues de Syrie et aussi d'Égypte. Il est clair qu'en 107 apr. J.-C., des légions romaines étaient stationnées dans la région de Petra et de Bosra, comme le montre un papyrus trouvé en Égypte. Le royaume a été annexé par l'empire pour devenir la province d'Arabia Petraea. Le commerce semble s'être largement poursuivi grâce au talent intact des Nabatéens pour la négoce[2]. Sous Hadrien, le limes Arabicus ignore la majeure partie du territoire nabatéen et s'étend vers le nord-est à partir d'Aila (l'actuelle Aqaba) à la tête du golfe d'Aqaba. Un siècle plus tard, sous le règne d'Alexander Severus, l'émission locale de monnaie prit fin. On ne construisit plus de tombes somptueuses, apparemment en raison d'un changement soudain des habitudes politiques, comme une invasion par la puissance néo-persane de l'Empire sassanide.

La ville de Palmyre, qui a été pendant un temps la capitale de l'empire palmyrénien dissident, a pris de l'importance et a attiré le commerce arabe loin de Petra[3],[4].

GéographieModifier

 
Le royaume oublié Nabatéen

Le royaume nabatéen était situé entre la péninsule arabique et la péninsule du Sinaï. Son voisin du nord était le royaume de Judée, et son voisin du sud-ouest, l'Égypte ptolémaïque. Sa capitale était la ville de Ramqu en Jordanie, et il comprenait les villes de Bosra, Mada'in Saleh (Hegra) et Nitzana.

Raqmu, aujourd'hui appelée Petra, était une riche ville commerçante, située à la convergence de plusieurs routes commerciales importantes. L'une d'entre elles était la route de l'encens, basée sur la production de myrrhe et d'encens dans le sud de l'Arabie[3], et passait par Mada'in Saleh pour aboutir à Pétra. De là, les aromates étaient distribués dans toute la région méditerranéenne.

Notes et référencesModifier

  1. (en)Ministry of Tourism & Antiquities - Petra « Copie archivée » (version du 10 avril 2008 sur l'Internet Archive) du site touristique du royaume de Jordanie
  2. a b et c Taylor, Jane; Petra; p.25-31; Aurum Press Ltd; London; 2005; ISBN 9957-451-04-9
  3. a et b Teller, Matthew; Jordan; p.265; Rough Guides; Sept 2009; ISBN 978-1-84836-066-2
  4. "'Al Kanfei Yonah". Google Books. Retrieved 27 August 2014.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier