Royaume des Burgondes

royaume établi par le peuple germanique des Burgondes en Gaule

Le royaume des Burgondes, ou Burgondie (en allemand Burgund), est un royaume barbare créé par le peuple burgonde après son installation sur les bords du lac Léman, en Sapaudie, au Ve siècle. Sa capitale est Lyon[1].Son souverain le plus glorieux, Gondebaud, gouverne à son apogée, un territoire qui s'étend de Gien (sur la Loire) au lac de Constance (en Suisse) et de Chaumont[2] à Marseille voire même Perpignan entre 507 et 509[3].

Royaume des Burgondes
Burgondie

411534

Description de cette image, également commentée ci-après
Le royaume burgonde à son apogée en 499.
Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Worms (411–437)
Genève (443)
Lyon (vers 461)
Langue(s) burgonde, latin
Religion christianisme nicéen
arianisme (minorité burgonde)
Superficie
Superficie (443) 16 000 km²
• 476 115 000 km²
Histoire et événements
437 Prise de Worms par les Huns
532 Bataille d'Autun
534 Conquête du royaume par les francs
Rois burgondes
411 – 437 Gondicaire
524 – 534 Godomar III

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Pendant les six siècles qui suivent l'installation de ce peuple, les remous de l’histoire font naître successivement différentes entités géopolitiques aux limites territoriales toujours changeantes qui prennent le nom de Bourgogne[4].

Limites géographiques

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Le territoire

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A son apogée, la Burgondie incluait :

De 507 à 509 :

Les Villes du royaume

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Les principales villes du royaume burgonde étaient: Lyon, Vienne, Embrun, Avignon, Valence, Genève, Saint-Maurice, Besançon, Dijon, Autun, Nevers, Auxerre, Marseille, Arles et Langres.

Historique

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Le royaume de Worms

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Profitant de la faiblesse de l'Empire romain d'Occident, les Burgondes, à la suite des Vandales, franchissent le Rhin à Mogontiacum (Mayence) en 406 et s'introduisent en Gaule. Gondicaire est généralement considéré comme le fondateur, en 411 ou 413, du premier royaume burgonde avec le statut de fédéré, établi sur la rive gauche du Rhin, avec Worms/Alzey comme capitale. Il lutte tour à tour contre les Romains, les Suèves, les Alamans et les Huns[5].

Dans les premiers temps de leur séjour sur le territoire romain, le christianisme se répand parmi les peuples barbares, Goths et Vandales, à la voix de l’évêque arien[Note 1] Wulfila, (ou Ulfila), dépêché aux Goths vers les années 340 et traducteur de la bible en langue gotique. Les sources[6] apportent des témoignages contradictoires à la forme de christianisme - nicéen ou arien - adoptée par les Burgondes lorsqu'ils ont délaissé le paganisme et soulèvent une controverse parmi les historiens[7]. Plus tard, alors que les Burgondes occupent la vallée de la Saône et du Rhône, Avit de Vienne et Grégoire de Tours indiquent que l'arianisme est bien implanté chez les Burgondes. Katalin Escher indique[8] que l'explication qui semble la plus rationnelle est de considérer que les Burgondes se sont convertis du paganisme au christianisme nicéen dans le royaume rhénan et qu'un arianisme est apparu dans le royaume rhodanien.

Après vingt ans d'établissement autour de Worms, les Burgondes rompent le traité qui les lie à Rome et s'étendent en Germanie supérieure vers Strasbourg et Spire. Ils sont attaqués sur la rive droite du Rhin. Gondicaire est tué lors d'une bataille livrée contre des mercenaires huns à la solde du général en chef romain Aetius en 437[9]. La bataille de Worms/Alzey est évoquée dans la légende des Nibelungen, où Gondicaire est l'époux de Brunehilde sous le nom de Gunther (ou Gunnar).

La terrible défaite de 437 et la mort de Gondicaire a constitué une véritable rupture dans l'histoire des Burgondes. Elle eut pour conséquence la fin du royaume de Worms, dont le territoire revint sous le contrôle direct des Romains.

La naissance de la Burgondie

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Les Burgondes obtiennent l'autorisation des autorités de l'Empire pour migrer en Sapaudie (région de Genève), sur les bords du lac Léman et devenir fédérés de l'armée romaine en 443. Ils y édifient leur propre royaume sur les bords du lac Léman[10], le royaume des Burgondes (regnum Burgondionum), que l’on peut considérer comme le premier royaume de Bourgogne, dont le nom est issu du peuple burgonde. Ainsi placés sur le verrou stratégique que constitue l'axe Rhin-Rhône, les Burgondes protégeaient l'Empire des attaques des Alamans qui, par le passé, avaient déjà pillé la vallée du Rhône, les cités de Lyon, Vienne et Arles, couloirs essentiels de circulation des Gaules vers Rome.

 
Agrandissements successifs du territoire Burgonde

La position des Burgondes face au pouvoir romain est alors ambivalente, les souverains veillant constamment sur leur légitimité. Contrairement à de nombreux autres confédérés germaniques, les Burgondes respectent scrupuleusement les obligations imposées par leur statut de fédérés et luttent à de nombreuses reprises contre les envahisseurs. Des troupes burgondes aux ordres d’Aetius combattent les Huns puis prennent part à l’offensive contre les Suèves au milieu du Ve siècle.

En 457, après la mort d’Aetius, les Burgondes exploitent la situation trouble en Gaule pour envahir la région autour de Lyon. Ils conquièrent à cette occasion, la Bresse, le Bugey et le Jura[11] jusqu'aux Vosges et à la Trouée de Belfort[12]. L’année suivante, ils assiègent Lyon qui tombe en leur pouvoir à une date incertaine, vers 461, et sert de résidence à partir de cette date aux rois des Burgondes.

En 463 ils s'empare du sud de Lyon jusqu’à la ville de Die ainsi qu'une partie des Alpes[13]. En Auvergne, ils combattent à nouveau aux côtés des Romains, contre les Wisigoths et s'empare d'une bande de terre au nord-est allant jusqu'a Moulins[11]. Dans les années 470 et 480, ils partent en guerre contre les Alamans qu'ils repoussent[14]. En 476, ils connaissent leur plus grande expansion: ils s'emparent du reste de la Vallée du Rhône jusqu'à la Durance, de la vallée de la Saône, d'une grande partie de la Suisse et de l'actuelle Bourgogne jusqu’à la Loire[15]. L'expansion continue. En l'an 484, Gondebaud, roi des Burgondes, franchit la Durance et s'empare de la Provence avec Nice, Arles et Marseille[16]. L'année suivante, il parvient à prendre Langres et son diocèse[17], ce qui marque l'extension maximale du royaume. Les prochaines tentatives de conquêtes, notamment vers le sud et l'ouest, se solderont par des échecs.

Les principales villes du Royaume seront Lyon, Vienne et Genève, mais Autun, Besançon, Saint-Maurice, Arles et Avignon joueront également parfois, des rôles de tout premier plan. Le royaume Burgonde s'étend sur les provinces parmi les plus riches de l'empire, et ne tardera pas à susciter la convoitise des Francs.

L'apogée

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Le roi des burgondes Gondebaud

Le processus de romanisation des Burgondes s’accélère. Le roi autorise le conubium, c’est-à-dire les mariages entre Burgondes et Romains des provinces. L’étonnante faculté d’adaptation des Burgondes entraîne la perte de tout sentiment d’identité et l'assimilation rapide aux peuples parmi lesquels ils vivaient. L’aristocratie gallo-romaine qui coexistait sans peine avec les Burgondes y voit une garantie de maintien de l’ordre établi lui permettant peut-être de reprendre possession de ses terres[18]. À la suite de la déposition de l’empereur Romulus Augustule en 476, le roi des Burgondes exerce directement sur son territoire les pouvoirs de l’empereur d’Occident[19]. Toutefois, afin de légitimer sa bonne foi romaine, il demande à l’empereur d’Orient de le confirmer dans son rang de magister militum. Un trait marquant de la royauté burgonde est la dévolution d'apanages à des membres de la famille royale sans que la souveraineté soit pour autant divisée ; aux côtés de Lyon, Genève et Vienne deviennent ainsi des résidences royales[20]. Cette cohabitation des éléments romains et germaniques se concrétise dans la « loi Gombette » (de Gondebaud) ou « Loi des Burgondes ». Promulguée au début du VIe siècle par le roi Gondebaud, puis complétée par ses successeurs, elle fixe les usages à respecter par les sujets burgondes du royaume. Une seconde loi ou « Loi romaine des Burgondes » fixe le droit des sujets gallo-romains du royaume. Prises dans leur ensemble ces deux lois démontrent le degré de cohabitation entre les libres romains et germaniques.

Gondebaud est le petit-fils de Gondicaire, fondateur de la monarchie burgonde, et le fils aîné de Gondioc. Éduqué à la cour impériale de Ravenne et magister militum de la Gaule, Gondebaud est élevé au rang de patrice des Romains en 472 et exerce véritablement le pouvoir dans les régions qu'il contrôle.

Le royaume est divisé en comtés et les comtes jouent un rôle déterminant dans la gestion du pays. Le roi est à la tête d'une vaste bureaucratie composée, de magistrats, de fonctionnaires royaux (optimate) avec à leur tête le maire du palais[21].

Dans le domaine religieux, qui dans d’autres royaumes revêt un aspect hautement politique, on n’observe aucune controverse entre ariens et catholiques même si les Burgondes sont ariens. La maison royale semble s’être orientée très tôt vers le catholicisme. De plus, il n’est pas certain que tous les rois burgondes aient été ariens, même si les hauts postes de l’Église étaient occupés dans le royaume par des ariens[22].

À son apogée, ce royaume occupe un espace considérable : il trouve ses limites, au nord de Langres, au midi jusqu'à Marseille et la méditerranée[Note 2]. À l’ouest il s'étend jusqu’à Gien, et au nord-est jusque sur les bords du lac de Constance.

Revers militaires et disparition

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Conquête de la Septimanie et reprise de la Provence par Gondebaud entre 507 et 510

500 marque le commencement du déclin pour le royaume des Burgondes. Cette années là, les francs et les Wisigoths lancent diverses attaques sur les Burgondes et battent ces derniers[23]. Ils s'emparent au nord de l'Auxerois et l'année suivante au sud, refoules les Burgondes hors de Provence et des actuelles Hautes-Alpes[24], mais ces derniers parviennent à se maintenir à Avignon. Un accord est signé en 502 sur la Cure; le sud de la Champagne ainsi que l'Auxerrois (dont a été détachée la ville nouvelle de Nevers), est cédé à Clovis.

A l'automne 507 après la bataille de Vouillé, Francs et Burgondes cette fois ci alliés, lancent des grandes offensives contre le royaume wisigoths alors chancelant[25]. Les troupes Burgondes parviennent à reprendre presque entièrement le contrôle de la Provence, mais échouent à reprendre Arles au terme d'un siège difficile, ainsi quelques régions côtières. Ils fondent simultanément sur la Septimanie[26] et s'emparent de Nîmes puis de Narbonne au printemps 508[4]. Les troupes wisigothes menées par Gésalic battent en retraite vers Barcelone à l'abris derrière les Pyrénées. En dehors de la partie ouest avec Carcassonne qui résiste toujours aux Francs, toute la Septimanie est conquise par Gondebaud qui compte bien l'intégrer à son royaume[27]. Les troupes burgondes participent également à la prise de Toulouse par les Francs la même année.

 
Mouvement des troupes ostrogotiques et franques en 508 et 509

Le les troupes de Théodoric quittent leurs garnisons et se mettent en marche vers la Gaule[28]. L'armée ostrogothique commandée par le général Ibba, prend les troupes burgondes à revers. Elle libère Arles au cours de l'été 508, a la suite d'un combat particulièrement meurtrier, puis reprend Narbonne un peu plus tard[29]. Les ostrogoths infligent de lourdes pertes aux troupes burgondes et franques qui sont contraint d'évacuer progressivement leurs conquêtes méditerranéennes[30]. Dans le même temps, des renforts commandés par le général Mammo, ayant franchi les Alpes au Montgenèvre, ravagent les cités d'Orange et de Valence. Acculé, après une année de combats coûteux et difficiles contre les Ostrogoths, Gondebaud négocie en 509 ou 510[31], une paix aux conditions humiliantes: il perd la Provence et la Septimanie fraîchement conquise mais obtient la restitution du nord ouest de la Provence (avec Orange et Avignon) et la ville de Viviers[32]. La Septimanie quant à elle retourne aux Wisigoths. Le reste de la Provence demeure en possession de Théodoric, brisant définitivement l'espoir des Burgondes de se maintenir jusqu'au rives de la Méditerranée.

Après la mort du roi Gondebaud, son fils Sigismond est proclamé roi. Battu par les Francs mérovingiens, il est livré et mis à mort par Clodomir. Son frère Godomar III, proclamé roi par l'aristocratie burgonde, réussit néanmoins à repousser les Francs à la bataille de Vézeronce en 524, dans laquelle Clodomir trouve la mort. Les Francs doivent attendre dix ans pour s’emparer du royaume qu’ils divisent entre eux. Son existence est éphémère : de 444 à 534. Les visées franques de Clovis Ier, en 500 ou 501, sont poursuivies par ses fils, Clodomir, roi d'Orléans, lors de plusieurs campagnes militaires qui se déroulent entre 532 et 534 ; Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, finissent par mettre un terme au Royaume burgonde.

Malgré l'effondrement de la dynastie burgonde et la victoire définitive des successeurs de Clovis, la cohésion entre les deux ethnies burgonde et gallo-romaine, née des actions pacificatrices et unificatrices des rois burgondes fait naître un particularisme qui perdure. Les Mérovingiens intègrent le Royaume burgonde aux différents royaumes mérovingiens mais lui conservent son individualité. La culture et l'identité Burgonde va survivre et conserver même une certaine inertie notamment jusqu'aux reformes des carolingiens. Le nouveau royaume de Bourgogne apparaît toujours comme une entité géopolitique, au même titre que la Neustrie et l'Austrasie.

Notes et références

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  1. La doctrine arienne voit dans la Trinité trois substances hétérogènes l'une à l'autre : le Père seul est éternel et mérite vraiment le nom de Dieu, le Fils est la première des créatures, le Saint-Esprit est une créature inférieure au Fils. L'arianisme est incompatible avec la doctrine chrétienne exprimée dans les actes du concile œcuménique de Nicée (325) qui condamne l'arianisme comme hérésie. Cf. Jean Marilier, Histoire de l'Église en Bourgogne, Éditions du Bien Public, Dijon, 1991, p. 27.
  2. Marseille a été occupée par les Burgondes de Gondebaud contre Alaric II, roi des Wisigoths. Joseph Calmette, Les grands ducs de Bourgogne, , p. 15 et r. p. 349.

Références

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  1. Régis Neyret, Lyon: 25 siècles de confluences : art, histoire et architecture, Ville de Lyon, (ISBN 978-2-7433-0402-7, lire en ligne)
  2. Revue historique vaudoise, Société vaudoise d'histoire et d'archéologie., (lire en ligne)
  3. Jean-François Bazin, Histoire de la Bourgogne, FeniXX, (ISBN 978-2-402-36135-4, lire en ligne)
  4. a et b Justin Favrod, Les Burgondes: un royaume oublié au cœur de l'Europe, Collection Savoir suisse, (ISBN 978-2-88074-596-7, lire en ligne)
  5. Daniel Cunin, Isabelle Rosselin et Normandie roto impr.), Les téméraires : quand la Bourgogne défiait l'Europe, Flammarion, (ISBN 978-2-08-150982-5 et 2-08-150982-2, OCLC 1202698818, lire en ligne)
  6. Socrate, Histoire de l'Église, livre VII, chapitre XXX et Orose, Histoire, VII, 32.
  7. Bruno Dumézil, Les racines chrétiennes de l'Europe : Conversion et liberté dans les royaumes barbares (lire en ligne), p. 243.
  8. Katalin Escher, p. 28.
  9. Gundicarium Burgundionum regem Aêtius bello subegit pacemque ei reddidit supplicanti, quem non multo post Hunni deleverunt. (Cassiodore, Chron., ad. a. 435.)
  10. Kaiser (2004), p. 38 et sq.
  11. a et b Dominique Paladihle, Les très riches heures de Bourgogne, Paris, Librairie académique Perrin, , 385 p. (ISBN 2-262-00029-8), p. 66
  12. Raymond Schmittlein, « Établissements burgondes dans le Territoire de Belfort », Revue internationale d'onomastique, vol. 11, no 1,‎ , p. 48–53 (DOI 10.3406/rio.1959.1645, lire en ligne, consulté le )
  13. Gabriel Gravier et Jean Girdardot, Histoire de la Franche-Comté, Lons le Saunier, Marque Maillard, , 247 p. (ISBN 2-903900-29-9), p. 30
  14. Kaiser (2004), p. 49 et sq.
  15. Jean-Bernard Charrier, Madeleine Chabrolin et Bernard Stainmesse, Histoire de Nevers (1) : Des origines au début du XIXe siècle, FeniXX, (ISBN 978-2-402-49895-1, lire en ligne)
  16. S. Verne, Sainte Eusébie, abbesse, et ses 40 compagnes martyres à Marseille, Imprimerie Marseillaise, (lire en ligne)
  17. René Guichard, Essai sur l'histoire du peuple burgonde: de Bornholm (Burgundarholm) vers la Bourgogne et les Bourguignons, A. et J,. Picard et Cie, (lire en ligne)
  18. Kaiser (2004), p. 29 et sq. ; Postel (2004), p. 116-118.
  19. Postel (2004), p. 116 et sq. Sur le processus d’établissement, voir Kaiser (2004), p. 82 et sq.
  20. Kaiser (2004), p. 115 et sq.
  21. Edouard Secretan et Louis “de” Charrière, Memoires Et Documents Publies Par La Societe D'Histoire De La Suisse Romande: Melanges ; Le Premier Royaume De Bourgogne... Les Sires De La Tour Mayors De Sion... Le Vidomnat De Morges Et Des Attributions, Bridel, (lire en ligne)
  22. Kaiser (2004), p. 152-157.
  23. Encyclopédie moderne: dictionnaire abrégé des sciences, lettres, arts..., Didot, (lire en ligne)
  24. Martin Schmitt, Mémoires historiques sur le Diocèse de Lausanne, Impr. J.-L. Piller, (lire en ligne)
  25. Robert Folz, André Guillou et Lucien Musset, De l'Antiquité au monde médiéval, Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-13-068348-3, lire en ligne)
  26. Jacques Brosse, Histoire de la chrétienté d'Orient et d'Occident: de la conversion des Barbares au sac de Constantinople, 406-1204, A. Michel, (ISBN 978-2-226-07911-4, lire en ligne)
  27. Justin Cénac-Moncaut, Histoire des Peuples et des Etats pyrénéens (Tome Ier), Editions des Régionalismes, (ISBN 978-2-8240-5024-9, lire en ligne)
  28. Arthur Malnory - Saint Césaire, évêque d'Arles : 503-543 – page 92 ici.
    Arthur Malnory tente d'expliquer les raisons de ce retard :
    Théodoric paraît donc s'être décidé un peu tard à intervenir. Cependant, on ne peut l'accuser d'avoir permis à dessein la défaite d'Alaric afin d'en profiter. Confiant dans le bon résultat apparent de ses actives démarches pour réconcilier les deux adversaires, il avait été surpris par la rapidité avec laque les sentiments du roi des Francs s'étaient retournés. Puis, il avait été retenu par une démonstration maritime de l'empereur Anastase, de complicité avec Clovis. Maintenant que le mal était fait, la mesure dans laquelle il convenait de le réparer et le choix des moyens étaient des questions laissées à son appréciation, et dans la solution desquelles la plus élémentaire prudence lui faisait un devoir de ne pas séparer l'intérêt des Ostrogoths de celui des Wisigoths.
  29. Michel Rouche et Bruno Dumézil, Le Bréviaire d'Alaric : aux origines du code civil, Presses Paris Sorbonne, (ISBN 978-2-84050-606-5, lire en ligne)
  30. René Guichard, Essai sur l'histoire du peuple burgonde: de Bornholm (Burgundarholm) vers la Bourgogne et les Bourguignons, A. et J,. Picard et Cie, (lire en ligne)
  31. Joseph Barre, Histoire générale d'Allemagne, par le P. Barre,...: Depuis l'an de Rome 648. jusqu'à l'an 516. de J. C.- Tome II. Qui comprend les régnes depuis l'an 516. jusqu'en 840.- Tome III. Qui comprend les régnes depuis l'an 840. jusqu'en 1039.- Tome IV. Qui comprend les régnes depuis l'an 1039. jusqu'en 1152.- Tome V. Qui comprend les régnes depuis l'an 1152. jusqu'en 1250.- Tome VI. Qui comprend les régnes depuis l'an 1250. jusqu'en 1378.- Tome VII. Qui comprend les régnes depuis l'an 1378. jusqu'en 1493.- Tome VIII. I partie, qui comprend les régnes depuis l'an 1493. jusqu'en 1532.- Tome VIII. II partie, qui comprend les régnes depuis l'an 1532. jusqu'en 1558.- Tome IX. Qui comprend les régnes depuis l'an 1558. jusqu'en 1658.- Tome X. Qui comprend les régnes depuis l'an 1658. jusqu'en 1740, chez Charles J.B. Delespine, (lire en ligne)
  32. Justin Favrod, p. 99.

Annexes

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Bibliographie

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  • Honoré Bouche, Histoire de Provence.
  • Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz, Mémoires pour servir à l'histoire des royaumes de Provence et de Bourgogne jurane, Lausanne, 1851.
  • Justin Favrod, Les Burgondes: un royaume oublié au cœur de l'Europe, Collection Savoir suisse,
  • Paul Bonenfant :« La persistance des souvenirs lotharingiens », Bulletin de l'Institut Historique Belge de Rome, fascicule XXVII, 1952, pp. 53–64.
  • Chaume (Abbé), « Le sentiment national bourguignon de Gondebaud à Charles le Téméraire », in : Mémoires de l'Académie de Dijon, 1922, pp. 195–308.
  • Yves Cazaux, L'idée de Bourgogne, fondement de la politique du duc Charles, « 10e rencontre du Centre Européen d'Études Burgondo-médianes », Fribourg, 1967, Actes publiés en 1968, pp. 85–91.
  • Académie royale de Belgique, « État bourguignon et Lotharingie », in : Bulletin de la classe des lettres et des sciences morales et politiques, 5e série, tome XLI, 1955, pp. 266–282.
  • Katalin Escher, Les Burgondes Ier – VIe siècle après J.-C., Paris, Errance, 2021.

Articles connexes

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