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Rose Delaunay

soprano française du XIXe siècle
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Rose Delaunay
Description de l'image Félicie-Rose Bunzli Mme Delaunay.JPEG.
Nom de naissance Félicie-Rose Bünzli
Naissance
Reims
Lieux de résidence Paris, Saint-Raphaël
Activité principale Artiste lyrique
Soprano
Style Opéra
Lieux d'activité Opéra-Comique
Années d'activité 1881-1886
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Saint-Yves Bax, Félix Le Couppey
Conjoint Louis Delaunay
Famille Louis-Arsène Delaunay (beau-père)
Récompenses Premier prix de Conservatoire (chant, 1881)
Distinctions honorifiques Officier d'Académie (1898)
Signatures des auteurs et des interprètes de Carmen réunies le 30 janvier 1885 à l'occasion de la 200e représentation sur une page de sa partition par Rose Delaunay qui interprétait le rôle de Micaela et reproduites par la revue L'Art du théâtre en 1905. Dix années après la première, Célestine Galli-Marié, Esther Chevalier (en) et Barnolt jouaient encore les rôles qu'ils avaient créés.

Rose Delaunay est une soprano française née à Reims le .

BiographieModifier

Rose Delaunay naît à Reims le [1]. Elle est la fille du violoniste Auguste Bünzli[2] qui lui transmet son amour de la musique[3].

Elle obtient un premier prix de chant au Conservatoire de Paris après dix mois d'école dans la classe de Saint-Yves Bax. Elle suit également des cours de piano avec Félix Le Couppey[3].

Elle débute dans Le Pré aux Clercs (Isabelle) de Ferdinand Hérold[4]. Elle chante La Fille du régiment de Gaetano Donizetti[5], Manon de Jules Massenet — qui écrit sur sa partition « Il n'y a que vous pour être si exquise »Le Roi d'Ys d'Édouard Lalo, L'Ombre de Friedrich von Flotow, Mireille et Philémon et Baucis de Charles Gounod. Elle est Micaëla dans la Carmen de Georges Bizet à l'Opéra-Comique lors de la saison 1884-1885[3]. Elle chante également à l'Opéra du Caire[4].

Elle chante ensuite Les Noces de Jeannette de Victor Massé, Le Toréador d'Adolphe Adam, Le roi l'a dit de Léo Delibes à Monte-Carlo[6], Le Farfadet d'Adolphe Adam et Mireille de Charles Gounod à Bordeaux[7] où elle reste trois ans[8], Les Cloches de Corneville à la Gaîté-Lyrique[9],[8],

Cécile Chaminade lui dédie en 1889 une mélodie pour voix et piano composée sur un texte d'Auguste Marin, Nice-la-belle[10].

Elle épouse Louis Delaunay, acteur du Français en 1877. Ils fêtent leurs noces de diamant en 1937 à Saint-Raphaël où ils se sont installés dans la Villa Les Pommiers, avenue des Arènes[3] en 1922[11].

Elle est la belle-fille de l'acteur du Français et professeur de déclamation au Conservatoire, Louis-Arsène Delaunay[12].

Elle enseigne le chant à l'Académie internationale de musique (Institut Rudy) de la rue de Caumartin à Paris[13] et est décorée des Palmes académiques (Officier d'Académie) en 1898[4].

Adolphe Lalauze illustre sa biographie rédigée par Joseph Uzanne dans le premier des quatorze volumes de l'Album consacré entre 1894 et 1925 par Angelo Marianii à la publicité de son cordial vanté par les plus grandes célébrités de l'époque[14],[15]. Uzanne la décrit ainsi :

« [...] délicate et vivante figurine de Saxe [...] tout ensemble coquette et grave, malicieuse et naïve, avec ses yeux dont on ne sait jamais s'ils vont se moquer ou s'attendrir [...] comédienne hors pair, en même temps qu'une chanteuse infiniment habile et bien douée, sa voix est d'une rare souplesse, d'un timbre chaud et passionné, sa vocalise est légère, sûre, brillante. »

— Angelo Mariani, Figures contemporaines[14]

 
« [...] délicate et vivante figurine de Saxe [...] »
 
Ode à la gloire du vin Mariani par Rose Delaunay.

Notes et référencesModifier

  1. « Lyriques », Annuaire international des lettres et des arts de langue ou de culture française,‎ disponible sur Gallica
  2. « Nécrologie », Revue musicale Sainte-Cécile,‎ disponible sur Gallica
  3. a, b, c et d Edmond Épardaud, « Louis Delaunay et Rose Delaunay fêtent leurs noces de diamant », L'Intransigeant,‎ disponible sur Gallica
  4. a, b et c « Dictionnaire des lauréats : documents historiques et administratifs », dans Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique et de déclamation, disponible sur Gallica
  5. « Rose Delaunay », Foyers et coulisses : Opéra-Comique,‎ disponible sur Gallica
  6. « Monte-Carlo », Le Tintamarre,‎ disponible sur Gallica
  7. « Théâtres et concerts de Bordeaux : Grand-Théâtre », Le Véloce-sport,‎ disponible sur Gallica
  8. a et b « Chez Mme Rose Delaunay », Chronique artistique,‎ disponible sur Gallica
  9. « Théâtres », L'Univers illustré,‎ disponible sur Gallica
  10. (it) « Cécile Chaminade : elenco delle composizioni », sur L'Orchestra virtuale del Flaminio
  11. « Mort du comédien Louis Delaunay », Le Matin,‎ disponible sur Gallica
  12. « Mort de Delaunay », Le Petit Journal,‎ disponible sur Gallica
  13. « Instituts, écoles, cours et leçons », dans Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical, disponible sur Gallica
  14. a et b « Rose Denaunay », dans Angelo Mariani, Figures contemporaines, tirées de l'album Mariani (ill. Adolphe Lalauze), disponible sur Gallica
  15. « L'album Mariani », La Revue diplomatique,‎ disponible sur Gallica

Liens externesModifier