Rooibos

espèce de plantes

Aspalathus linearis

Le rooibos (mot afrikaans signifiant « buisson rougeâtre », prononcé /ʁɔj.bɔs/ en français et /ˈrɔɪ.bɒs/ en afrikaans), Aspalathus linearis, est un arbuste de la famille des Fabacées. Il est aussi parfois appelé buisson rouge. Il pousse exclusivement en Afrique du Sud dans les montagnes de Cederberg, situées au nord de la ville du Cap. Des essais de culture du rooibos ont été entrepris dans des pays aux climats similaires, sans succès. Il semble que l'arbuste ait besoin d'un climat et d'un sol très spécifiques pour se développer[réf. nécessaire].

Il est surtout connu pour la tisane obtenue en infusant de fins morceaux de ses feuilles, légèrement fermentées. L'infusion de rooibos peut être bue chaude ou froide, avec ou sans lait.

Différentes vertus médicinales lui sont prêtées : traitement de l'asthme, des allergies, de l'insomnie, des coliques et de l'eczéma.

Illégalité de l'appellation "Thé Rouge"Modifier

En France, la dénomination 'thé rouge' est interdite par la législation[2].

Bien que cela ne soit pas conforme à la législation, le rooibos est pourtant régulièrement appelé 'thé rouge' par les consommateurs mais aussi par certaines marques. Au-delà des boissons, la marque Bulgari propose un parfum autour du rooibos d'Afrique du Sud appelé Eau Parfumée au thé rouge.

Cela peut aussi prêter à confusion avec l'appellation 'thé rouge' utilisée en Asie et particulièrement en Chine pour le type de thé appelé 'thé noir' en Occident.

ConsommationModifier

En Afrique du Sud, on le boit habituellement avec du lait concentré et du sucre. Sa saveur est plutôt douce. La préparation du rooibos est à peu près la même que pour d'autres infusions. Le rooibos est infusé pendant 7 à 10 minutes dans de l'eau bouillante. L'infusion vire progressivement au rouge-brun.

Il peut être bu nature mais il est souvent associé à des arômes fruités (orange, pomme, bergamote...) ou épicés.

Aspect thérapeutiqueModifier

Effet antioxydantModifier

Le rooibos contient plusieurs substances antioxydantes, surtout des polyphénols tels que l’aspalathine (seule source naturelle connue), la nothofagine, la quercétine et la lutéoline. On estime que les antioxydants protègent les cellules de l’organisme contre les méfaits du stress oxydatif, lequel est notamment associé au cancer, aux maladies dégénératives, aux troubles cardiovasculaires et au vieillissement cérébral[3].

Bien qu’on ait observé que la plante et plusieurs de ses composants exercent une action antioxydante in vitro et sur des animaux, on n’a pas publié, à ce jour (), d’essais cliniques permettant de confirmer que l’infusion de rooibos a de tels effets sur les humains. De plus, selon une analyse de 97 échantillons issus de 24 plantations, la teneur en aspalathine et en nothofagine du rooibos peut beaucoup varier.

Allergies cutanées et eczémaModifier

Théoriquement, la teneur du rooibos en substances antioxydantes pourrait justifier son emploi topique pour soulager ces affections cutanées.[réf. nécessaire]

Coliques, troubles digestifs et troubles du sommeilModifier

Aucun essai clinique n'a à ce jour été mis en œuvre pour évaluer l'efficacité du rooibos contre ces affections. On n'a pas non plus identifié dans la plante les substances qui pourraient posséder l'activité pharmacologique qui lui est attribuée.

Cependant, l'absence de caféine évite au rooibos de nuire au sommeil comme pourraient le faire le thé ou le maté.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. IPNI, consulté le 1 août 2020
  2. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=FFF0FD68597AF4F555CAF8EE970A939B.tplgfr38s_3?idArticle=LEGIARTI000006537775&cidTexte=LEGITEXT000006071296&dateTexte=19841220
  3. Phiwayinkosi V. Dludla, Elizabeth Joubert, Christo J.F. Muller et Johan Louw, « Hyperglycemia-induced oxidative stress and heart disease-cardioprotective effects of rooibos flavonoids and phenylpyruvic acid-2-O-β-D-glucoside », Nutrition & Metabolism, vol. 14,‎ , p. 45 (ISSN 1743-7075, PMID 28702068, PMCID PMC5504778, DOI 10.1186/s12986-017-0200-8, lire en ligne, consulté le 17 juillet 2017).

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

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