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Rondeau M482
Rondeau M482
La Rondeau M482.
Présentation
Constructeur Drapeau de la France Rondeau
Année du modèle 1982
Concepteurs Équipe Rondeau et Max Sardou (aérodynamique)
Spécifications techniques
Suspension avant Double triangle, ressort et unité d'amortissement Bilstein, barre antiroulis
Suspension arrière Triangle inférieur et culbuteur, ressort et unité d'amortissement Bilstein, barre antiroulis
Nom du moteur Ford Cosworth DFL
Cylindrée De 3 296 cm3 à 3 955 cm3
Configuration V8 atmosphérique ouvert à 90°
Orientation du moteur Longitudinal
Position du moteur Centrale arrière
Boîte de vitesses Hewland VG5-200
Nombre de rapports 5 (non synchronisés)
Système de freinage Disques en acier ventilés et étriers à 4 pistons AP Racing
Cockpit Fermé
Poids 819 kg (donnée ACO)
Dimensions 4611 mm × 1964 mm × 1040 mm, voie AV/AR : 1459 mm / 1568 mm
Carburant Essence
Pneumatiques Michelin TRX Radiaux
Histoire en compétition
Début 6 Heures de Silverstone 1982
CoursesVictoiresPoleMeilleur tour
6000

Chronologie des modèles

La Rondeau M482 est un prototype de course, construit par le constructeur français Rondeau et homologué pour courir dans la catégorie FIA Groupe C de la Fédération internationale de l'automobile.

Sommaire

ConceptionModifier

Dans l'objectif de concurrencer les voitures de la réglementation des groupes C dominée principalement par Porsche, Rondeau conçoit un tout nouveau prototype : la Rondeau M482[1]. L'étude aérodynamique, de la voiture est confiée à Max Sardou. La carrosserie est fabriquée en composite de résine d'époxy, de fibre de carbone et de Nomex en sandwich[1].

Caractéristiques techniques détaillées du moteur[2],[1]:

Nom Ford Cosworth DFL
Cylindrée De 3296 à 3955 cm3
Configuration V8 atmosphérique ouvert à 90°
Matériaux du bloc et des culasses Aluminium
Nombre de soupapes par cylindre 4
Puissance 540 ch
Régime maximal 9250 tr/min
Lubrification Par carter sec
Refroidissement Par eau (radiateur monté à l'avant)
Système de distribution Par chaîne OHC, 2 arbres à cames en tète
Système d'alimentation en carburant Injection indirect et allumage électronique Lucas

HistoireModifier

1982Modifier

La Rondeau M482 entre en compétition lors des 6 Heures de Silverstone, où pilotée par Jean Rondeau et François Migault, elle obtient le 27e temps aux essais qualificatifs. En course, la carrosserie du nouveau prototype ne résiste pas aux vibrations du moteur et la voiture finit par abandonner après 60 tours couverts[3]. En raison de nombreux problèmes de jeunesse, Jean Rondeau décide de remplacer la M482 par le modèle M382 pour la suite de la saison[1].

1983Modifier

En raison d'un manque de ressources financières, la Rondeau M482 ne sera engagée qu'au 24 Heures du Mans. Un V8 de 3.9 litres est installé dans chacun des trois châssis qui prendront part à la course. Les trois M482 obtiennent chacune une 16e,19e et 20e place lors des essais qualificatifs. Soit des temps au tour qui les positionnent à plus de 20 secondes de la pôle position obtenue par la Porsche 956 de Jacky Ickx[1]. Leur vitesse de pointe d'environ 310 km/h est bien loin des 355 km/h espérés.

En course, le moteur de la Rondeau de Philippe Streiff et Jean-Pierre Jaussaud casse alors qu'elle est dans son 13e tour. La M482 pilotée par les frères Ferté et Jean Rondeau connait le même problème et abandonne après avoir parcouru 90 tours de piste. Celle d'Henri Pescarolo, Thierry Boutsen et Michel Ferté tient plus longtemps en piste mais le moteur connait le même sort à la 14e heure de course.

Les trois Rondeau M482 engagées sous la bannière de Ford France n'ont jamais pu tenir le rythme très intense emmené par les Porsche officielles et privées. Cette douloureuse aventure marque la fin de l'engagement de Rondeau en tant que constructeur aux 24 Heures du Mans. Les Rondeau M482 continuent malgré tout leur carrière, mais engagées par des écuries privées[1].

1984Modifier

En 1984, une Rondeau M482 est engagée aux 24 Heures du Mans sous la bannière de McCormack & Dodge. Elle est pilotée par deux pilotes américains : Jim Mullen et Walt Bohren et un pilote français : Alain Ferté. L'équipe installe le V8 Ford Cosworth DFL de 3296 cm3. Ce moteur s’avère être beaucoup plus fiable que le précédent. Peu avant le dimanche midi, l'équipage est 7e au classement général, avant qu'un problème lié à un des cylindres ne vienne perturber leur course. Finalement, la Rondeau termine à la 13e place du classement général[1],[4] et 10e dans la catégorie C1[5].

1987Modifier

La plupart du temps engagée aux 24 Heures du Mans, elle y obtient son meilleur résultat en 1987. Les pilotes Jean-Philippe Grand, Gaston Rahier et Jacques Terrien emmène la M482, alors engagée sous la bannière du Graff Racing, à la 12e place du classement général.

La Rondeau M482 est la dernière voiture conçue et fabriquée par Rondeau[2].

Résultats sportifsModifier

Année Épreuve Position Pilotes
1982
6 Heures de Silverstone
Abandon (vibrations)
  Jean Rondeau

  François Migault

1983
24 Heures du Mans
Abandon (moteur)
  Philippe Streiff

  Jean-Pierre Jaussaud

Abandon (moteur)
  Alain Ferté

  Jean Rondeau

  Michel Ferté

Abandon (moteur)
  Thierry Boutsen

  Henri Pescarolo

  Michel Ferté

1984
24 Heures du Mans
13e
  Jim Mullen

  Walt Bohren

  Alain Ferté

1985
24 Heures du Mans
Abandon (suspensions)
  Christian Bussi

  Jack Griffin

  Marion L. Speer

Abandon (moteur)
  Patrick Gonin

  Pascal Witmeur

  Pierre de Thoisy

1986
24 heures du Mans
13e
  Jean-Philippe Grand

  Jacques Goudchaux

  Marc Menant

1987
24 Heures du Mans
12e
  Jean-Philippe Grand

  Gaston Rahier

  Jacques Terrien

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g (en) François Hurel, « The limpet ! », le Mans Racing, no 73,‎ , p. 98
  2. a et b « Stubs Auto - Rondeau M482 Le Mans GTP (1982) », sur stubs-auto.fr (consulté le 20 avril 2016)
  3. « Silverstone 6 Hours 1982 - Race Results - Racing Sports Cars », sur www.racingsportscars.com (consulté le 23 mars 2016)
  4. Philippe CHEMIN, « Les Inaltera et Rondeau: Equipe privées. », sur philippe.chemin.78.perso.neuf.fr (consulté le 1er avril 2016)
  5. Thierry Chargé, « Classement des 24 heures du Mans 1984 », sur www.les24heures.fr (consulté le 1er avril 2016)