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Roland Nungesser

politicien français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nungesser.

Roland Nungesser
Illustration.
Fonctions
Ministre de la Jeunesse et des Sports

(1 mois et 10 jours)
Gouvernement Georges Pompidou IV
Prédécesseur François Missoffe
Successeur Joseph Comiti
Secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances, chargé des affaires internationales

(1 an, 1 mois et 25 jours)
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou IV
Prédécesseur poste créé
Successeur Jacques Chirac
Secrétaire d’État au Logement

(1 an, 2 mois et 24 jours)
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou III
Prédécesseur poste créé
Successeur Philippe Dechartre
Conseiller général du canton de Nogent-sur-Marne

(21 ans)
Successeur Jacques J. P. Martin
Maire de Nogent-sur-Marne

(36 ans)
Prédécesseur Charles Léon Gabriel Jobelin
Successeur Estelle Debaecker
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nogent-sur-Marne
(Val-de-Marne, France)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Saint-Mandé
(Val-de-Marne, France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Parti politique UNR, UDR, RPR
Entourage Charles Nungesser

Roland Nungesser, né le à Nogent-sur-Marne et mort le à Saint-Mandé (Val-de-Marne)[1], est un homme politique français, maire de la ville de Nogent-sur-Marne, qu'il supervisa durant 36 ans de 1959 à 1995[2].

BiographieModifier

Il est le neveu de l’aviateur Charles Nungesser, héros de la Première Guerre mondiale disparu avec François Coli dans l’Atlantique en 1927 à bord de L'Oiseau blanc. Ancien élève de la faculté de droit de Paris, licencié en droit, il est diplômé de l’École libre des sciences politiques.

Ancien du RPF, il est député gaulliste (de l’UNR au RPR) de 1958 à 1997. Il a été vice-président de l’Assemblée nationale de 1969 à 1974 puis à nouveau de 1977 à 1978.

En 1954, il crée et organise la fête du petit vin blanc de Nogent-sur-Marne[3], durant 2 jours tous les 2 ans en juin, rassemblant sous forme de défilé de nombreuses fanfares de villes jumelées notamment comme Siegburg et Yverdon, secondant les membres du Quadrille de Nogent, et corsos de chars fleuris et confettis. Cette fête sera célébrée jusqu'en 1990[4].

Entre 1966 et 1967, il est secrétaire d'état au logement, à l'économie et aux finances en 1968, puis ministre de la jeunesse et des sports la même année. De 1970 à 1976, il est président du conseil général du Val-de-Marne[5].

En 1976, il rachète le 8° pavillon Baltard, démonté de l'ancien marché des Halles de Paris, pour le faire reconstruire[6] à la place de l'ancien dépôt des machines à vapeur de la ligne Paris-Bastille - Boissy-Saint-Léger. Dans ce pavillon, il fait remonter également l'ex-orgue de cinéma du Gaumont-Palace, récupérer un morceau des escaliers de la Tour Eiffel ainsi qu'une colonne Morris et une fontaine Wallace. Le bâtiment est classé monument historique en 1982[7].

Vers 1978, il remplace les plus vieux bâtiments situés entre la Grande rue Charles De-Gaulle et la rue Pierre Brossolette, pour y faire construire la nouvelle sous-préfecture du Val de Marne. Il donnera en hommage aux aviateurs, le nom de l'esplanade s'y adjoignant "Nungesser et Coli".

En juin 1995, il perd la mairie de Nogent-sur-Marne, ne réunissant que 34,89% des suffrages au second tour des municipales face à Estelle Debaecker[8].

Au Parlement, il s’est battu en faveur de la loi-programme sur les équipements sportifs, et fut l’un des artisans et rapporteur de la loi de 1976 sur la protection de la Nature. Il s’engagea en faveur d'une Charte de l’animal. Entre 1984 et 1993, il a déposé quatre propositions de loi tendant à instaurer des exceptions à la loi du 9 octobre 1981 abolissant la peine de mort en France[9].

Roland Nungesser s’éteint à l’âge 85 ans, le , à l’hôpital Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne). Hospitalisé une semaine auparavant pour cause d'anémie, il succombe à une hémorragie cérébrale[1]. Il est inhumé dans le cimetière de Nogent-sur-Marne.

Une place est dédiée à son nom derrière la mairie, rue des Héros Nogentais[10]

Fonctions gouvernementalesModifier

Il occupe les fonctions ministérielles suivantes dans les gouvernements Georges Pompidou :

  • Secrétaire d’État au Logement du 8 janvier 1966 au 1er avril 1967
  • Secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances, chargé des affaires internationales du 6 avril 1967 au 31 mai 1968
  • Ministre de la Jeunesse et des Sports du 31 mai au 10 juillet 1968.

Autres mandatsModifier

  • Président du Conseil du district de Paris en 1963-1964,
  • Maire de Nogent-sur-Marne de 1959 à 1995,
  • Président du Conseil général du Val-de-Marne de 1970 à 1976[11]. Roland Nungesser est à l’origine de la réalisation de nombreux parcs dans le département, dont celui du Tremblay à la place de l'ancien champ de courses hippiques, le plus important parc de détente et de loisirs d’Europe, qu'il réussira à créer après une levée de boucliers. Le Val-de-Marne deviendra ainsi le grand pôle d’attraction de la région parisienne pour les sportifs et le parc du Tremblay sera un élément important de la restructuration urbaine de l’est parisien[12].

Roland Nungesser a également été Commissaire général du Salon nautique international de Paris.

PublicationsModifier

  • Pour une nouvelle société : la révolution qu’il faut faire, Plon, 1970
  • Un nouveau cap pour la France, Plon, 1985
  • Du petit vin blanc au Palais-Bourbon, Albin Michel, 2003

Prix et récompensesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Francis Gouge, « Disparition : Roland Nungesser, élu du Val-de-Marne, ex-ministre », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. C. Dubois, « Disparition de l’ancien ministre et député-maire de Nogent-sur-Marne : Roland Nungesser », sur 94.citoyens.com,
  3. http://action-nogent.fr/wp-content/uploads/2014/04/nlm_67.pdf
  4. C. Dubois, « La fête du petit vin blanc en images », sur 94.citoyens.com,
  5. « Le gaulliste Roland Nungesser est mort », sur Leparisien.fr,
  6. Fabien Morin, « Comment le Pavillon Baltard est devenu le temple de la télévision », sur Lefigaro.fr,
  7. « Visite du pavillon Baltard des anciennes halles de Paris », sur Quefaire.paris.fr,
  8. Laurence Oiknine, « En rejetant Roland Nungesser, Nogent-sur-Marne a tué le père. L'ancien ministre du général de Gaulle, accusé d'immobilisme par ses concitoyens, a été battu par une «jeunesse» de 41 ans. », sur Liberation.fr,
  9. « 27 propositions de loi visant à rétablir la peine de mort, déposées au Parlement dans les années 1980 et 1990 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 5 février 2009)
  10. C. Dubois, « Nogent fait une place à Roland Nungesser », sur 94.citoyens.com,
  11. Le rôle de Roland Nungesser dans les instances politiques du département du Val-de-Marne est évoqué dans le Film documentaire en ligne, relatif à l'histoire du Val-de-marne, réalisé à l'occasion de la parution du livre "Val-de-Marne : Anthologie 1964 - 2014" paru aux Éditions de l'Atelier en 2014.
  12. http://www.parc-tremblay.fr/?page=presentation
  13. « Nomination de M. Roland Nungesser au grade d'officier de la Légion d'honneur à l'Hôtel de Lassay le mercredi 27 février 2002 », sur Assemblee-nationale.fr,
  14. « Légion d'Honneur : Décret du 6 avril 2007 portant promotion » (consulté le 6 février 2009)