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Roger Riffard

auteur compositeur interprète de variétés
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Riffard.
Roger Riffard
Nom de naissance Roger Emile Riffard
Naissance
Villefranche-de-Rouergue, France
Décès (à 57 ans)
Créteil, France
Activité principale Chanteur
Genre musical Chanson française
Années actives 19591979
Site officiel http://rogerriffard.free.fr

Roger Riffard, né le 1er avril 1924 à Villefranche-de-Rouergue et mort le 28 octobre 1981 à Créteil[1], est un auteur-compositeur-interprète, comédien et romancier français.

BiographieModifier

Né en 1924 dans l'Aveyron, il entreprend des études de médecine qu'il abandonne rapidement, il est enseignant, puis employé à la SNCF où il est chef d'équipe pendant 10 ans, écrit dans Le Monde libertaire, avant de publier deux romans en 1954 et 1956.

Composant également des chansons, il est encouragé par des amis à se produire en public : il chante sur la scène du cabaret Le Cheval d'Or. Contemporain de Boby Lapointe, Anne Sylvestre et Ricet Barrier, il est remarqué par Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des disques, le premier en 1959. Il apparaît alors sur de nombreuses scènes parisiennes comme provinciales et fait la première partie des tours de chant de Georges Brassens.

En 1962, il crée la musique d'un court-métrage de Serge Korber dans lequel il interprète un rôle. C'est là le début de sa carrière de comédien, qui le voit se produire dans la cour d'honneur du palais des Papes au festival d'Avignon et jouer dans des films populaires ou bien d'auteur.

Il revient à la chanson en 1979, au café-théâtre de la Vieille Grille.

Il meurt le , deux heures avant son ami Georges Brassens. La disparition de ce dernier éclipse dans les médias celle de Roger Riffard qui n'est que très peu commentée.

Il repose au cimetière de Banhars (Aveyron) où il possédait avec sa femme une maisonnette dans laquelle ils passaient quelques jours par an.

ChansonModifier

Roger Riffard possède une voix fluette et haut perchée étonnante, tout à la fois enjouée et mélancolique. Ses chansons reflètent un univers poétique tendre, drôlatique et touchant.

CitationModifier

«  Je n'aurai pas de petite maison
Pour y chanter mes petites chansons
Je les chanterai sur les chemins
Comme c'est écrit dans le creux de ma main
Les habitants des petites maisons
Se disent entre eux que je suis un paresseux
Ils n'ont pas tort les habitants
Des petites maisons où l'on se plaît tant  »

— La Petite Maison

Philips, 1960

DiscographieModifier

  • Quatre révélations de la chanson, 1959 (45 tours EP 4 titres - une chanson de Roger Riffard : Loulou de la vache noire, une chanson de Anne Sylvestre, une de Pierre Brunet et une de Jean-Pierre Suc - Marie-Claire/Philips MC 7 / 424 133)
  • Les P'tits Trains, 1959 (45 tours EP 4 titres - Philips 432 363)
  • Ah ! Qu'il est doux, 1960 (45 tours EP 4 titres - Philips 432 429)
  • Timoléon le jardinier, 1962 (45 tours EP 4 titres - enregistrement public à Bobino - Philips 432 744)
  • Toi qui ressembles, 1963 (25 cm - 8 titres - Philips 76 565)
  • La Poupée, 1974 (45 tours - musique de la pièce de Jacques Audiberti - JPB 429 A)
  • Roger Riffard, 1983 (33 cm - 16 titres - Philips 811 383-7)
  • Roger Riffard, 2000 (CD - 17 titres - Universal Music 157 470-2)

Autres interprètesModifier

Les chansons de Roger Riffard ont également été enregistrées par des artistes aussi divers que Michèle Arnaud, Suzanne Gabriello, Anne Sylvestre, Julos Beaucarne, Gérard Morel, Mouloudji, Daniel Prévost, etc.

En 2014 est créé le spectacle Gare à Riffard ! sur une idée originale de Gérard Morel, Anne Sylvestre et Luc Sotiras, avec comme interprètes Gérard Morel, Anne Sylvestre, Zaza Fournier, Flavia Pérez, Thibaud Deféver (du groupe Presque Oui), Hervé Peyrard[2].

ComédieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

Polémique autour de Suivez BudartModifier

Suivez Budart est un feuilleton télévisé dont Roger Riffard est l'interprète principal. La diffusion de ce feuilleton entraîne de nombreuses réactions négatives, au point qu'en septembre 1972, il est en une du magazine de Télé 7 Jours avec le titre L'affaire Budart inquiète. Les téléspectateurs ont écrit en nombre pour se plaindre : « Totalement démentiel ce feuilleton, on ne peut aller plus loin dans la folie et la bêtise. », « Suivez Budart : une nullité complète sans intérêt. Tous les comédiens sont médiocres dans un feuilleton complètement raté. », « La plus grosse niaiserie qui puisse exister ».

Interviewé, Riffard défend le rôle en déclarant : « Budart est un vieux militaire pensionné, philosophe, simple, attaché aux traditions, un peu entêté, gaffeur, mais finalement plein de bonne volonté, bref, un bon bougre de Français moyen somme toute comme moi ! » et précise que le réalisateur, André Voisin lui a laissé une large part à l'improvisation[3].

ThéâtreModifier

RomansModifier

RéférencesModifier

  1. « Acte de décès », sur CinéArtistes (consulté le 22 août 2018)
  2. « Gérard Morel : Gare à Riffard », sur http://reimsoreille.unblog.fr (consulté le 18 mars 2019)
  3. Télé 7 Jours n°645, semaine du 2 au 8 septembre 1972, pages 74 et 75. Article de Paulette Durieux.

Voir aussiModifier