Robert von Greim

militaire allemand
Robert von Greim
Robert von Greim
Robert von Greim en 1940.

Naissance
Bayreuth, royaume de Bavière
Décès (à 52 ans)
Salzbourg, Autriche
Origine Allemand
Allégeance Flag of Germany (1867–1919).svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany (1903–1919).svg Deutsches Heer
War Ensign of Germany (1922–1933).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Luftwaffe
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 19111945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille d'Angleterre
Front de l'Est
Distinctions Ordre du Mérite militaire de Bavière
Ordre de la Maison de Hohenzollern
Pour le Mérite
Ordre militaire de Max-Joseph
Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne et glaives

Robert Ritter[a] von Greim est un officier allemand des armées de terre et de l'air, né le à Bayreuth et mort par suicide le à Salzbourg. Promu Generalfeldmarschall après le limogeage de Göring le , quelques jours avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est le dernier commandant en chef de la Luftwaffe.

BiographieModifier

Robert Ritter[a] von Greim commence sa carrière militaire en 1911, lorsqu'il intègre, en tant qu'aspirant, le « bataillon ferroviaire bavarois ». En 1912, il est muté au 8e régiment d'artillerie de campagne situé à Nuremberg. Après avoir suivi les cours de l'école de guerre de Munich, il regagne son régiment avec le grade de Leutnant (équivalent de sous-lieutenant).

Première Guerre mondialeModifier

Au début de la guerre, Greim est officier de batterie au sein de son régiment d'artillerie. En 1915, il obtient un poste d'officier d'ordonnance au sein de la 1re section et, la même année, il se porte volontaire pour suivre une formation d'observateur aérien. À l'issue de sa formation, Greim sert en tant qu'observateur dans la Fliegerabteilung 3b (section d'avions 3b).

En 1916, Greim suit une formation de pilote à Schleißheim et il est promu Oberleutnant (équivalent de lieutenant) en . Après avoir obtenu son brevet de pilote, Greim rejoint à nouveau son unité qui porte alors, à la suite de restructurations, le no 46.

À partir d’, il sert au sein de la Jagdstaffel 34 (escadrille de chasse no 34) et obtient le titre de Staffelkapitän (chef de section) la même année. Lors d'une mission en , Greim réussit, probablement en tant que premier pilote de chasse allemand, à détruire un char britannique depuis les airs.

Lors de l'offensive allemande, au printemps 1918, Greim commande plusieurs escadrilles. Il a obtenu entre-temps 28 victoires aériennes et a été décoré à plusieurs reprises, entre autres de la plus haute décoration allemande, l'ordre Pour le Mérite. Le 23 octobre 1918, il est aussi décoré de l’ordre militaire [bavarois] de Max-Joseph, ce qui lui vaut d'être anobli et de porter désormais le titre de « Ritter von Greim » (chevalier de Greim).

Entre-deux guerresModifier

En 1920, Greim quitte l’armée avec le grade de Hauptmann (équivalent de capitaine) et commence des études de droit à l'université Louis-et-Maximilien de Munich. À la fin de ses études, en 1922, il est engagé par une banque. Greim, toujours autant intéressé par l'aviation, participe à des compétitions sportives aériennes. En 1924, il se rend pour une durée de trois ans en Chine, où il aide au développement de l'armée de l'air du gouvernement de la première république de Chine.

De retour en Allemagne en 1927, Greim devient le directeur de l'école de pilotage de Wurtzbourg. Le , Greim reprend du service dans la Reichswehr, où il est affecté initialement au 7e régiment d'artillerie, avec le grade de Major (équivalent de commandant). Il est cependant muté peu de temps après au Reichsluftfahrtministerium (ministère de l'Air du Reich), nouvellement créé, où il est affecté à la création secrète de l'escadre de chasse « Richthofen ».

À l'été 1935, peu après la création officielle de la Luftwaffe, au sein de l'armée désormais appelée Wehrmacht, Greim devient inspecteur de la chasse aérienne et, le , il est promu Oberstleutnant (équivalent de lieutenant-colonel). Le , il est nommé Oberst (équivalent de colonel) et devient à la même occasion inspecteur de la sûreté aérienne et de l'équipement. En parallèle, Greim occupe un poste à la direction du personnel de la Luftwaffe avant d'en devenir officiellement le chef de service en 1938. Le , promu Generalmajor (équivalent de général de brigade aérienne), il prend, début 1939, le commandement de la 5e division aérienne.

Seconde Guerre mondialeModifier

En , après la fin de la campagne de Pologne, Greim devient, avec le grade de Generalleutnant (équivalent de général de division aérienne), le commandant en chef du 5e corps aérien. Après la bataille de France, il est nommé General der Flieger (équivalent de général de corps d'armée aérienne), le 19 juillet 1940, et son corps aérien participe alors à la bataille d'Angleterre.

Le , Greim est placé à la tête de la Luftwaffe sur le front de l'Est (« Luftwaffenkommando Ost ») et, au printemps de l'année suivante, il est nommé Generaloberst (équivalent de général d'armée aérienne). En , le Luftwaffenkommando Ost est reconverti en « Luftflotte 6 » (flotte aérienne no 6) ; cette unité a alors en charge l'appui aérien du groupe d'armées Centre (en allemand, le Heeresgruppe Mitte).

En , lors de l'opération Zitadelle (la bataille de Koursk), la troisième et dernière offensive d'été allemande en Russie, la flotte aérienne de Greim comptabilise encore un total de 730 appareils. Mais, à la suite de pertes sévères et de nombreuses pannes liées aux difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange, seuls 50 avions sont encore en état de voler un an plus tard, au début de l'offensive d'été soviétique de 1944, ce qui fait que la Luftwaffe n'a quasiment plus rien à opposer à l'ennemi.

Le 23 avril 1945, quelques jours avant son suicide, Hitler démet Hermann Göring de toutes ses fonctions. Le , alors que Berlin est déjà encerclée par les troupes russes, Greim est emmené, dans un petit Fieseler Fi 156 piloté par Hanna Reitsch (qui lui est très proche), auprès du Führer, réfugié dans son Führerbunker de Berlin. L'avion se pose sur une piste improvisée dans le Tiergarten, près de la porte de Brandebourg, des tirs de DCA blessent Greim à la jambe. Hitler le nomme commandant en chef de la Luftwaffe, succédant ainsi à Göring, et lui attribue le grade de Generalfeldmarschall (grade le plus élevé de la Wehrmacht). Il est donc brièvement membre, de facto, du cabinet Hitler, puis après le suicide de celui-ci, du cabinet Goebbels.

Il quitte Berlin le , toujours accompagné par Hanna Reitsch, sur demande du Führer, réussissant à s'envoler du Tiergarten (avec un avion d'entraînement biplace Arado Ar 96), à la surprise des Russes tout proches. Quelques jours plus tard, Greim est capturé par les Américains dans le Sud de l'Allemagne qui l'emmènent à Salzbourg. Là, apprenant qu'on prévoit de le livrer aux Russes, il se suicide le .

Résumé de carrière militaireModifier

Entre parenthèses, sont mentionnés les grades équivalents en France, dans l'armée de l'air, et dans le cas des généraux, figure en complément une mention indicative du nombre d'étoiles attribué habituellement à ces grades de généraux en dehors de France[b].

Fähnrich (aspirant)
Leutnant (sous-lieutenant)
Oberleutnant (lieutenant)
Hauptmann (capitaine)
Major (commandant)
Oberstleutnant (lieutenant-colonel)
Oberst (colonel)
Generalmajor (général de brigade aérienne /général une étoile hors de France)
Generalleutnant (général de division aérienne /général deux étoiles hors de France)
General der Flieger (général de corps aérien /général trois étoiles hors de France)
Generaloberst (général d'armée aérienne /général quatre étoiles hors de France)
Generalfeldmarschall (grade inexistant en France, à rapprocher
du grade vacant de maréchal de France,
en l'occurrence une dignité)

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Titre de noblesse, équivalent à celui de chevalier en français.
  2. Soit pour chaque grade de général, une étoile de moins que pour le grade équivalent en France. Par exemple, un général de brigade en France porte deux étoiles alors qu'un général de brigade hors de France (ou le grade équivalent, par exemple brigadier general aux États-Unis) n'en porte habituellement qu'une seule. Et ainsi de suite.

RéférencesModifier

Liens externesModifier

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