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Robert Smalls (né le à Beaufort en Caroline du Sud et mort le dans cette même ville) est un pilote, capitaine et homme politique américain. Ancien esclave afro-américain, il a gagné sa liberté après la guerre de Sécession[1].

BiographieModifier

Robert Smalls est né dans la condition d'esclave[2] à Beaufort[3], en Caroline du Sud. À l'âge de douze ans, son maître l’envoie à Charleston pour trouver du travail. L'envoi d'esclaves dans la ville pour « se louer » était une pratique courante au XIXe siècle, c'était un moyen de rentabiliser ses esclaves, ces derniers étaient tenus d'envoyer à leurs maîtres l'argent qu'ils gagnaient chez eux. Travaillant à divers emplois à bord de bateaux dans le port de Charleston, Smalls a appris le métier de pilote de navire. Au début de la guerre de Sécession, Robert Smalls est réquisitionné pour être pilote de bord du CSS Planter, un bateau à vapeur affrété par le gouvernement confédéré pour servir de bateau d'expédition et de surveillance[4].

 
Représentation de Robert Smalls.

Robert Smalls, livre le CSS Planter aux forces nordistes du blocus le [5] se libérant ainsi, avec son équipage et leurs familles, de l'esclavage, ce qui eut un retentissement considérable. Le contre-amiral Samuel F. DuPont a écrit au secrétaire à la Marine, Gideon Welles, que « Cet homme, Robert Smalls, est supérieur à tous ceux qui ont déjà rejoint nos lignes la ligne de commande, ses informations sont très intéressantes et sont de la plus haute importance. »

Intelligent et charismatique, Smalls fut un de ceux qui persuadèrent le président Abraham Lincoln qu'il fallait enrôler les Afro-Américains, et il contribua personnellement à la formation des 1er et 2e régiments de l'United States Colored Troops. Il travailla pour le service de renseignements de l'US Army. En 1863, il devint le premier (et le seul) Afro-Américain capitaine que l'United States Navy ait eu pendant le XIXe siècle[6].

Après la guerre de Sécession, il implanta le Parti républicain[7] en Caroline du Sud et mena une carrière politique à la Chambre des représentants vouée à l'émancipation et à l'instruction des Noirs.

Après ses mandats au Congrès, Smalls a été nommé percepteur des douanes à Beaufort, et a occupé ce poste pendant près de 20 ans malgré l'opposition des politiciens blancs locaux.

Après la guerre de Sécession, les McKee, les anciens propriétaires de Smalls, sont au bord de la faillite. Smalls rachète leur maison[8] où sa mère et lui avaient été réduits en esclavage avant la guerre. Sa famille a vécu dans la maison pendant 90 ans. Lorsque la santé de Mme McKee a commencé à se détériorer, Smalls lui a permis de rester dans son ancienne maison. Smalls décède le des suites du diabète et de la malaria[9].

Robert Smalls repose au cimetière de l'église baptiste du Tabernacle de Beaufort en Caroline du Sud[10].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « BRIEF: Performer brings Beaufort hero Robert Smalls to life next month », The Island Packet,‎
  2. (en) « President Donald J. Trump Proclaims February As National African American History Month », sur WhiteHouse.org, (consulté le 4 juin 2019).
  3. (en) « Robert Smalls - Encyclopædia Britannica », sur britannica.com, (consulté le 5 février 2017).
  4. (en) « Robert Smalls (U.S. National Park Service) », sur www.nps.gov (consulté le 22 juin 2019).
  5. (en-US) « Robert Smalls », sur Biography (consulté le 22 juin 2019).
  6. (en-US) Henry Louis Gates et Jr | Originally posted on The Root, « Robert Smalls, from Escaped Slave to House of Representatives | African American History Blog », sur The African Americans: Many Rivers to Cross, (consulté le 22 juin 2019).
  7. (en-US) « Robert Smalls (1839-1915) • BlackPast », sur BlackPast, (consulté le 22 juin 2019).
  8. (en) Patti Wigington, « The Story of Robert Smalls, Civil War Hero Who Escaped Slavery », sur ThoughtCo (consulté le 22 juin 2019).
  9. (en-US) « Robert Smalls Biography - Later Life and Interesting Facts », sur www.ilibrarian.net (consulté le 22 juin 2019).
  10. (en-US) « Robert Smalls », sur Find a grave.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • (en) Cate Lineberry, Be Free or Die : the Amazing Story of Robert Smalls' Escape from Slavery to Union Hero, New York, St. Martin's Press, , 272 p. (ISBN 978-1-250-10186-0, OCLC 996515455, lire en ligne).
  • (en) Edward A. Miller, Gullah Statesman : Robert Smalls from Slavery to Congress, 1839-1915, Columbia, University Of South Carolina Press, , 285 p. (ISBN 978-1-57003-759-7, OCLC 224567897).

Liens externesModifier