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Robert Salmon

homme politique français
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Robert Salmon
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Robert Salmon, né à Marseille[1] le 6 avril 1918 et mort à Paris le 23 octobre 2013[2], est un résistant, journaliste et homme politique français, qui a cofondé en 1941 avec Philippe Viannay le journal clandestin Défense de la France, devenu sous sa direction en novembre 1944 Défense de la France-France Soir puis France-Soir.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d’une famille aisée et bourgeoise de centre-droit[3] qui connut à la fin des années 1920 un revers de fortune, élève de l'Ecole Normale Supérieure et étudiant à la Sorbonne, il se lie avec Philippe Viannay, qui l'aide à fonder et installer dans les caves de l'université Défense de la France dont le tirage, au début modeste (5000 exemplaires[4]), atteint 100 000 copies en 1943 puis 450 000 en janvier 1944. Philippe Vianney, Jean-Daniel Jurgensen - normalien comme Robert Salmon - et Salmon lui-même sont les auteurs de la majorité des articles[5].

Délégué à l’Assemblée consultative provisoire de Paris (1944-1945), puis député de la première Assemblée nationale constituante, avec Jean-Daniel Jurgensen, il s’attela en 1945 à la rédaction d’un projet de constitution, dont Michel Debré s’inspira largement pour l’élaboration de la constitution de la Ve République, treize ans plus tard, en 1958[réf. souhaitée].

Robert Salmon tente de structurer Défense de la France, de le situer dans le paysage politique de la Résistance et de faire reconnaître son importance mais la multiplicité de ses mandats l'éloigne de la gestion lorsque le titre devient France-Soir. Siégeant au Comité parisien de Libération, dans diverses commissions et enfin dans le Mouvement de Libération Nationale, il écrit dans son autobiographie Chemins faisant : « le vice politique s’introduisit furieusement en moi »[4].

À la Libération, il multiplie les postes, devenant administrateur de La Tribune économique et de la société France éditions et publications (F.E.P), éditrice de France-Soir, dont il est nommé en 1949 président-directeur général (fonction qu'il remplira jusqu'en 1976). Il est aussi (1945-46) membre du comité de rédaction de la revue France et Monde, dirigée par Jean-Daniel Jurgensen.

En 1946, il fonde la revue Réalités et préside le Comité des papiers de presse qui joue un rôle essentiel dans une période caractérisée par la pénurie de matière première, après que le syndicat national des journalistes ait demandé en 1945 la mise sous séquestre de ce « trust du papier »[6].

Il a été secrétaire général de la Fédération nationale de la presse française (FNPF) de 1951 à 1977.

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • Chemins faisant : Vers la Résistance, Lbm Éditions, 2004

Liens externesModifier