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Robert Ploton
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
FirminyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marc Robert PlotonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion
Distinction

Marc Robert Ploton, né le à Saint-Étienne et mort le à Firminy[1], est un prêtre et résistant français, diffuseur des Cahiers du Témoignage chrétien et sauveteur de Juifs.

Sommaire

BiographieModifier

Né en 1901[2], Robert Ploton devient prêtre, curé de paroisse à Saint-Étienne.

Dès le début de l'occupation de la France par l'Allemagne, il transforme sa cure de la paroisse de la Nativité au Crêt de Roc, à Saint-Étienne, en centre clandestin où sont centralisés les exemplaires des Cahiers du Témoignage chrétien, d'où il les distribue à travers tout le département, avec l'aide d'un étudiant et de nombreux autres volontaires qu'il recrute, chrétiens ou non[3],[4] ; il crée à Feurs un groupe de résistance chrétienne, qui se charge surtout de diffuser Témoignage chrétien, Combat et d'autres publications clandestines[5]. Il sauve de nombreux Juifs, d'abord seul puis avec l'aide du médecin Dora Rivière[6],[7], et organise des filières vers le Vercors. Il est réputé être « une grande figure de la résistance stéphanoise »[5]. Son hospitalité envers les Juifs lui est reprochée par la Sûreté le 24 septembre 1942 ; la Gestapo perquisitionne son presbytère le 6 octobre 1943, et y découvre notamment 25 fausses cartes d'identité et des certificats de travail[8]. Il est arrêté le 9 octobre 1943, trois jours après Dora Rivière[9]. La Gestapo le transfère à la prison Montluc et le torture, puis l'envoie à Buchenwald, au camp de concentration de Dora.

Son retour est accueilli triomphalement le 21 mai 1945. Il écrit et publie en 1946 ses souvenirs de déportation, sous le titre De Montluc à Dora, l'usine des armes secrètes[10]. Il devient chanoine. Il meurt en 1975[2].

ŒuvresModifier

  • Le pardon du péché véniel après la mort, 1928[11].
  • De Montluc à Dora, l'usine des armes secrètes, Saint-Étienne, Dumas, 1946, 95 pages[10].

HommagesModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • René Gentgen, La Résistance civile dans la Loire : De sa naissance à la Libération, , avec 23 pages le citant [extraits en ligne].
  • Monique Luirard, La région stéphanoise dans la guerre et dans la paix (1936-1951), Université de Saint-Etienne, , p. 483, 484, 505, 509-511, 513, 529, 657, 918 [lire en ligne].
  • Renée Bédarida et François Bédarida, Témoignage chrétien, 1941-1944 : les armes de l'esprit, Éd. ouvrières, .
  • Bruno Permezel, Montluc: antichambre de l'inconnu, Editions BGA Permezel, , p. 93.

Liens externesModifier