Robert II du Palatinat

Robert II du Palatinat dit « le Sérieux » en allemand der Harte ou der Ernste (né le à Amberg † mort le à Amberg) fut comte palatin en 1390, puis électeur palatin du Rhin et comte palatin du Haut-Palatinat de 1327 à 1398.

Robert II du Palatinat
Ruprecht und Gattin 2.jpg
Robert II du Palatinat et Béatrice de Sicile.
Fonction
Prince-électeur
Titre de noblesse
Comte palatin
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
AmbergVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Famille
Père
Mère
Ermengarde d'Oettingen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjointe
Enfants
Robert Ier du Saint-Empire
Anna von der Pfalz (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Armoiries électeurs de Palatinat.svg
blason

BiographieModifier

Fils aîné d'Adolphe Ier du Palatinat et d'Ermengarde d'Oettingen, Robert II du Palatinat perdit son père en 1327 dans une lutte futile autour de l'héritage familial. Son oncle Louis IV occupait alors de Palatinat du Rhin et plaça alors ses neveux orphelins sous la tutelle du comte Jean de Nassau, tout acquis à la cause de l'Autriche.

En 1329, le traité de Pavie avait donné lieu à un règlement entre Louis IV et les frères d'Adolphe, Rodolphe II et Robert Ier. Son père étant décédé, Robert II, âgé de quatre ans, prit sa place dans le partage.

En 1334, Robert Ier convint avec son neveu mineur Robert II qu'en cas de partage avec Rodolphe II, ils seraient conjointement propriétaires et administrateurs des biens qui leur revenaient. C'est en qu'ils se virent attribuer la plus grande partie de la Rhénanie-Palatinat avec Heidelberg et une partie du Haut-Palatinat. Ils gouvernèrent ces régions ensemble jusqu'à la fin de 1353, lorsque, après la mort de Rodolphe II, une nouvelle division des terres eut lieu. Robert Ier reçut à cette occasion la majeure partie de l'ensemble du territoire, y compris l'ancien territoire de Rodolphe, tandis que Robert II n'en reçut qu'une plus petite partie, y compris les villes plus importantes de Lindenfels, Alzey, Stromberg (Hunsrück) et le château de Stahleck. En 1355, il fut décidé que Robert II succèderait à son oncle Robert Ier si ce dernier devait rester sans héritiers mâles. Cet accord fut réaffirmé en 1357 ; en 1368, tous deux s'accordèrent également sur l'indivisibilité future de la plupart des territoires et le neveu devint corégent. À ce titre, il participa à la fondation de l'université de Heidelberg par son oncle Robert Ier et avec lui, il fut également représenté sur le sceau historique de l'université de 1386.

Après la mort de Robert Ier (qui avait succédé à Rodolphe II), le , Robert II fut proclamé électeur palatin avec le consentement de Venceslas, roi des Romains. En 1391, il bannit les Juifs et les prostituées du Palatinat, confisque leurs biens et les lègue à l'université Robert-Charles de Heidelberg. En 1395, il promulgua la Rupertinische Konstitution qui devait assurer l'unité du Palatinat. Entre autres dispositions, il a incorporé à son royaume l'ancienne ville libre impériale Neckargemünd.

Il fut enterré dans l'abbaye de Schönau, un monastère cistercien à Heidelberg.

Mariage et descendanceModifier

En 1348 Robert épousa Béatrice d'Aragon, fille du roi Frédéric II de Sicile et d'Éléonore d'Anjou.

Sept enfants sont issus de cette union :

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier