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Robert Cunibil
Naissance
Paris
Décès (à 84 ans)
Alès (Gard)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Royal Air Force Royal Air Force
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Armée de l'air
Grade French Air Force-lieutenant-colonel.svg Lieutenant-colonel
Années de service 1935-1968
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de Guerre 1939-1945

Robert Cunibil (Paris, - Alès, ) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Aviateur refusant la défaite en 1940, il s'engage dans la Royal Air Force puis rejoint les Forces aériennes françaises libres. Après une carrière militaire et civile voué à la mécanique aéronautique, il devient maire du village de Vialas en Lozère où il termine ses jours.

BiographieModifier

Avant-guerreModifier

Fils d'un menuisier-ébéniste, Robert Cunibil naît le 3 février 1915 à Paris[1]. Après avoir suivi une formation de mécanicien-ajusteur et de dessinateur industriel, il décide de s'engager dans l'armée de l'air et part suivre son instruction au Maroc[2]. Affecté à la 2e escadre du nord marocain basée à Meknès, il entre en septembre 1937 à l'école des mécaniciens de Rochefort, il en sort avec le rang de maître-ouvrier[3]. Promu caporal-chef en août 1938, il est basé en Algérie et participe en 1940 à des opérations au-dessus de l'Italie du sud et de la Sicile[1].

Seconde guerre mondialeModifier

Devenu entre-temps sergent-chef, Robert Cunibil est en poste à la base de Youks-les-Bains lorsqu'il apprend la nouvelle de l'armistice[1]. Refusant la défaite, lui et quatre compagnons parmi lesquels Roger Ritoux-Lachaud et Jacques Dodelier s'emparent de deux appareils et s'envolent vers l'Égypte[2]. S'engageant avec ses compagnons dans la Royal Air Force, il forme avec eux le no 1 French Bomber Flight[3]. Déplacé à Aden et sous tutelle du no 8 Bomber Squadron, Robert Cunibil participe à des missions au-dessus de la Somalie et de l'Abyssinie et contribue, de par ses compétences en mécanique, au maintien en état des appareils de l'unité[3]. Le 16 décembre 1940, lors d'une mission à Dire Dawa, son appareil est abattu par un avion italien[1]. Seul survivant parmi les quatre membres d'équipage, il est capturé par les italiens. Condamné à mort le 20 décembre, il attend encore son exécution à la prison de Dessie lorsque l'avancée des troupes alliées le sauve le 24 avril 1941[2]. De retour au no 8 Bomber Squadron, il est ensuite affecté comme officier de liaison aux ordres du colonel Palewski, commandant des Forces françaises libres de l'Est africain[3]. En avril 1942, il est muté au Groupe de chasse Alsace et participe aux opérations en Afrique du Nord[3]. Gagnant l'Angleterre avec son unité en janvier 1943, il passe ensuite au Groupe de bombardement Lorraine avec lequel il effectue une vingtaine de missions sur le front de l'ouest[3]. Il est promu sous-lieutenant le 25 juin 1944.

Après-guerreModifier

Restant dans l'armée après la fin de la guerre, il est affecté à l'école de pilotage de La Rochelle puis muté en 1946 à la base de Cognac[1]. Promu lieutenant, il est déplacé à la base de Rochefort. En 1948 il est chef d'atelier à Bamako puis en 1947 à l'Escadron outre-mer no 81 en Mauritanie[1]. Il rentre en France en 1951 pour gérer l'Entrepôt de l'armée de l'air no 603 à Limoges. Il est promu capitaine l'année suivante puis est affecté en 1954 à l'Entrepôt de l'armée de l'air no 601 à Châteaudun[2]. Passé commandant, il est muté en 1960 à la direction centrale du matériel de l'armée de l'air à Paris[3]. Il termine sa carrière au sein de l'Entrepôt de l'armée de l'air no 604 et quitte l'armée avec le grade de lieutenant-colonel. Il reste dans le domaine de la mécanique aéronautique en devenant chef de gestion des matériels à la Société de construction et de réparation de matériel aéronautique à Issy-les-Moulineaux[2]. Il prend définitivement sa retraite en 1971 et s'installe en Lozère dans le village de Vialas dont il est élu maire en 1977 et maire honoraire à partir de 1983[1]. Robert Cunibil meurt le 5 juin 1999 à Alès et est inhumé au cimetière de Vialas.

DécorationsModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g « Biographie - Ordre National de la Libération »
  2. a b c d et e Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  3. a b c d e f et g Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Henry Lafont, Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, SHAA, (ISBN 2-904521-46-1).
  • Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du Sud 1940-1942 : Aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Editions du Gerfaut, (ISBN 2-914-62292-9).
  • Mémorial des Compagnons - 1940-1945 : Compagnons morts en le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, Paris, Imprimerie nationale, .
  • Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
  • « Les Forces Aériennes Françaises Libres. Juin 1940 : naissance des FAFL au Moyen-Orient », Icare (revue), no 128,‎ .
  • Yves Morieult, « Les French Flight des escadrilles françaises au sein de la RAF », Aéro Journal, no 33,‎ .
  • Dominique Breffort, « Les Forces Aériennes Françaises Libres et la reconstitution de l'armée de l'air (1940-1945) », Wing Masters, no HS n°3,‎ .

Liens externesModifier