Rioux-Martin

commune française du département de la Charente

Rioux-Martin
Rioux-Martin
L'église de Rioux-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité Communauté de communes Lavalette Tude Dronne
Maire
Mandat
Gaël Pannetier
2020-2026
Code postal 16210
Code commune 16279
Démographie
Population
municipale
233 hab. (2017 en diminution de 0,85 % par rapport à 2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 52″ nord, 0° 00′ 11″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 131 m
Superficie 14,60 km2
Élections
Départementales Canton de Tude-et-Lavalette
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Rioux-Martin
Liens
Site web rioux-martin.monclocher.com

Rioux-Martin est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

GéographieModifier

Localisation et accèsModifier

Rioux-Martin est une commune du Sud Charente, dans le canton de Chalais, limitrophe de la Charente-Maritime, non loin de la Dordogne et de la Gironde, située à 4 km au sud-ouest de Chalais et 46 km au sud d'Angoulême.

Le bourg de Rioux-Martin est aussi à 15 km de Montguyon, 11 km de La Roche-Chalais, 42 km de Libourne, 56 km de Périgueux et 64 km de Bordeaux[1].

Rioux-Martin est traversé par la route départementale 20 qui relie Chalais à Montguyon. La D 674, d'Angoulême à Libourne, passe à Chalais et à 3 km à l'est du bourg[2].

La gare la plus proche est celle de Chalais, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune compte de nombreuses fermes et petits hameaux, comme la Faurie et la Belle Eau à l'ouest, Chez Bariot près du bourg, le Basque, Bodinot à l'est, Chez Têtaud, la Lande au sud, etc.[2].

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Rioux-Martin
Yviers Chalais
  Saint-Avit
La Genétouze
(Charente-Maritime)
Médillac

Géologie et reliefModifier

 
Culture de tournesol.

La commune se compose de deux types de paysages bien distincts séparés par la rivière l’Argentonne. Au nord-est, sur de vastes plateaux calcaires du Campanien (Crétacé) à la terre crayeuse, s’étendent de grandes parcelles aménagées pour la culture des céréales et du maïs. Au sud-ouest, un sol du Tertiaire, sablonneux et argileux, peu fertile, a exclu la culture des céréales et ainsi permis le maintien de forêts de feuillus et de pins maritimes où viennent s’intercaler des prairies et de petites parcelles de vignes. C'est la Double saintongeaise, vis-à-vis occidental de la Double du Périgord[3],[4],[5],[6].

Le point culminant de la commune est à une altitude de 131 m, situé au sud-ouest sur la route de La Genétouze (borne IGN), mais une autre colline de la commune a cette cote plus au nord, toujours dans la forêt. Le point le plus bas est à 32 m, situé à l'extrémité sud-est le long de la Tude au pied du bourg de Médillac. Le bourg de Rioux-Martin, dans la vallée de l'Argentonne, est à 50 m d'altitude[2].

HydrographieModifier

La commune est dans le bassin versant de la Dordogne. L'Argentonne traverse la commune du nord-ouest au sud-est et passe au bourg.

L'Argentonne se jette dans la Tude et ces deux cours d'eau limitent la commune à l'est. La Tude se jette dans la Dronne sur la commune de Médillac.

Sur la commune, l'Argentonne possède trois petits affluents qui descendent de la forêt, et alimentent des retenues d'eau, comme l'important étang de Chez Gerbeau, les étangs du Risbadoux, et les étangs de Chez Lambert. On trouve aussi quelques fontaines, comme la fontaine de Chez Canet, ou la source des Fonds Ronds[2].

ClimatModifier

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

ToponymieModifier

Une forme ancienne est Rivo Martini (non datée)[7].

L'origine du nom de Rioux-Martin remonterait à Rivus Martini, « le ruisseau de Martin », du nom d'un propriétaire[8],[9]. Rioux est la francisation de l'occitan riu (ruisseau), provenant du latin rivus[Note 1].

La commune a été créée Rioumartin en 1793, pour s'appeler Rioux-Martin en 1801[10].

HistoireModifier

L'occupation était ancienne, car on a retrouvé une monnaie romaine de Constantin dans le cimetière, et un site à tegulae à la Motte à Pinier[11].

Au Moyen Âge, la paroisse de Rioux-Martin était dans l'ancienne province de Saintonge.

Les plus anciens registres paroissiaux remontent à 1633[12].

AdministrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1837 ? Jean Nicolas Bourdier-Belisle
(1784-1851)
  Notaire, conseiller d'arrondissement du canton de Chalais[13]
avant 1988 1989 Rémy Moreau    
1989 2008 Joël Boniface UMP Conseiller général du canton de Chalais (2001-2015)
2008 2014 Denis Giorgessi   Entrepreneur en maçonnerie
2014 En cours Gaël Pannetier   Technicien de rivière

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2017, la commune comptait 233 habitants[Note 2], en diminution de 0,85 % par rapport à 2012 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
728712660750800809760668719
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
710690633612605591577547527
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
503508475440407398394352373
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
306277260211218217230240233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Pyramide des âges à Rioux-Martin en 2007 en pourcentage[17].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
11,3 
75 à 89 ans
16,5 
17,4 
60 à 74 ans
20,0 
28,7 
45 à 59 ans
21,7 
18,3 
30 à 44 ans
18,3 
12,2 
15 à 29 ans
7,8 
12,2 
0 à 14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

ÉconomieModifier

La vocation de la commune est essentiellement agricole (céréaliculture, élevage). D’autres activités se développent telle que la photocomposition, la vente de produits du terroir, l’accueil des touristes (camping à la ferme)… Des entrepreneurs du secteur du BTP y sont aussi installés.

Équipements et servicesModifier

Un défibrillateur automatisé externe a été installé en sur le parvis de la mairie.

La commune de Rioux-Martin est un des quatre partenaires du chantier d'insertion PASS Sud Charente, créé dans cette commune en 2003. Plusieurs actions sont réalisées par ce chantier : entretien des espaces verts, ménage, travaux du bâtiment[19]...

En 2014, l'accès à internet à haut débit (supérieur à 2 Mb/s) est encore incomplet, la commune étant éloignée d'environ six kilomètres du central (Chalais). Un fournisseur d'accès à internet Wi-Fi/WiMAX (Alsatis) s'est récemment installé pour tenter de combler les zones blanches.

Vie localeModifier

Avec une population stable depuis une vingtaine d'années, la commune de Rioux-Martin tente de conserver une vie communale dynamique. Ainsi l'association ATRAIT offre une initiation à l'attelage et compte 22 adhérents en 2014.

Dans le cadre de la journée nationale "Rendez-vous aux jardins" qui existe depuis 2002, deux grands jardins sont ouverts au public fin mai ou début juin (le jardin de la Lézardière ainsi que le jardin de Cairnhill)[20].

Diverses manifestations se déroulent dans l'année : la foire automnale début octobre, le repas de village fin juin ou encore une randonnée annuelle (la randonnée du Brin d'aillet) le premier mai[21].

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-EutropeModifier

L'église paroissiale, de style roman, remonte à la fin du XIIe siècle. Initialement consacrée à la Sainte Trinité, elle a été au XIXe siècle dédiée à saint Eutrope. Son clocher en forme de flèche, exposé aux dégâts de la foudre, a été plusieurs fois réparé. Le chœur initial, en cul-de-four, a été rebâti en 1860 sur le plan que nous voyons aujourd'hui.

La façade présente trois niveaux : en bas, le portail à cinq voussures est entouré de deux arcades aveugles. Au-dessus, un bandeau sur modillons supporte cinq arcades. Enfin, le pignon est décoré de trois arcatures.

La nef est à deux travées, elle débouche sous le clocher, qui repose sur une coupole sur pendentifs. Le chœur est à chevet plat, sa voûte est croisée d'ogives reposant sur des consoles sculptées.

Le clocher, remarquable par sa flèche à huit pans[22], repose sur une tour carrée. La flèche proprement dite mesure 13,35 m de hauteur, elle est flanquée à sa base de quatre pinacles.

L'église est classée monument historique depuis 1862[23].

La cloche date de 1786, et porte mention de son parrain (Gabriel-Marie de Talleyrand-Périgord) et de sa marraine (Madame la princesse de Chalais). L'église renferme aussi un groupe en bois du XVIe siècle, le « mariage mystique de Sainte Catherine ».

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La halte aux randonneursModifier

 
Jardin « la Lézardière » au bourg.

La halte aux randonneurs est située sur le trajet du tour Sud Charente. Les chemins de randonnées étant nombreux sur la commune, c'est un lieu de détente et d'information où les randonneurs ont l'occasion de mieux connaître les territoires dans lesquels ils évoluent. C'est également le point de départ et d'arrivée du parcours sportif de la commune. D'autre part, ce projet entre dans un projet plus global d'aménagement et de mise en valeur du bourg. C'est la place centrale de Rioux-Martin.

Patrimoine environnementalModifier

Le paysage de qualité est fortement diversifié, et il est complété et agrémenté par les caractéristiques architecturales et esthétiques du bourg (église, four à pain, jardins de la mairie, cours d'eau aménagé de l'Argentonne…).

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc et la toponymie dans les Charentes en garde de nombreuses traces.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le 30 décembre 2011)
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, , 582 p., p. 458
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 567.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 104
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 281
  13. « Almanach royal et national... : présenté à Sa Majesté et aux princes et princesses de la famille royale », sur Gallica, (consulté le 3 juin 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  17. « Evolution et structure de la population à Rioux-Martin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  19. Mairie de Rioux-Martin, « PASS Sud Charente », (consulté le 27 juillet 2014)
  20. [PDF] Ministère de la Culture et de la Communication, « Rendez-vous aux jardins, p.27-28 », (consulté le 27 juillet 2014)
  21. « Site communal de Rioux-Martin », (consulté le 27 juillet 2014)
  22. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 309
  23. « L'église de Rioux-Martin », notice no PA00104465, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier