Rion-des-Landes

commune nouvelle du département des Landes

Rion-des-Landes
Rion-des-Landes
Le château Bellegarde, siège de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Tarusate
Maire
Mandat
Laurent Civel
2020-2026
Code postal 40370
Code commune 40243
Démographie
Gentilé Rionnais et Rionnaises
Population
municipale
3 012 hab. (2018)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 37″ nord, 0° 55′ 08″ ouest
Altitude Min. 46 m
Max. 103 m
Superficie 134,06 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Rion-des-Landes
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Pays morcenais tarusate
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.riondeslandes.fr

Rion-des-Landes est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Rion-des-Landes est située au centre du département des Landes, dans la pays culturel de la petite lande. La ville fait partie du canton du pays Tarusate depuis 1997.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

7 ruisseaux prennent leur source sur la commune :

  • Le Menjouec prend sa source au niveau du Mineur sur la route de Lesperon, passe derrière le cimetière de Fourchette et se jette dans le Maubay au niveau de Mâa.
  • Le Maubay prend sa source vers Pemora, longe la fontaine St jean ainsi que le parc du château, et qui rejoint l'Estuchat pour former le Retjons.
  • Le Braou de Lasserre qui prend source au niveau de Cerboueyre, et se jette dans l'Estuchat.
  • L'Estuchat prend sa source vers Estuchat à l'extrémité de la route de Cournaou, donne le lieu de Pouchon et longe le cimetière Nogaro. Une partie rejoint le Maubay à la route de Cantegrouille pour former le Retjons, et une autre partie alimente le canal de la Molenave qui longe l'avenue Frédéric Bastiat, travers L'Auto et rejoint le Retjons à la Molenave.
  • Le Prit qui longe la voie ferrée du Nord au Sud coté Est, et qui se jette dans le Retjons.
  • Le Retjons, qui est le ruisseau le plut important passe par Beylongue, Carcen-Ponson, et Bégaar. Son tracé originel a été modifié afin qu'il puisse passé au sein de la papeterie de Tartas et puis rejoint la Midouze dans le bassin versant de l'Adour[2].

À Boos, il y a le ruisseau de JeanChouaou à l'est, le ruisseau de Luzou qui prend sa source au nord, alimente le lac du bourg et qui longe la fontaine Sainte-Claire. Celui ci donne ensuite le Larquier[3].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 185 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Begaar », sur la commune de Bégaar, mise en service en 1973[10] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,6 °C et la hauteur de précipitations de 1 069,9 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Dax », sur la commune de Dax, mise en service en 1958 et à 27 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 13,8 °C pour la période 1971-2000[14], à 14,3 °C pour 1981-2010[15], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[16].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Rion-des-Landes est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rion-des-Landes, une unité urbaine monocommunale[20] de 3 012 habitants en 2018, constituant une ville isolée[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

ToponymieModifier

Le premier nom de la ville est Arrion ou Arrioun en gascon. Celui-ci peut se traduire par deux façons, tout aussi valable l'une que l'autre :

L'une est le nom Arrius suivi par le suffixe -one, soit en latin « le domaine d'Arrius ». Celui-ci serait le nom d'un dignitaire ou un militaire gallo-romain qui aurait obtenu la terre de Rion en guise de récompense.

L'autre est qu'en vieux gascon, on utilisait les termes "riou" et "ar" pour désigner le ruisseau. Ainsi on remarque que Arrioun est l’addition de "ar" et "riou" ce qui doit dire "lieu qui possède plusieurs ruisseaux", ce qui est le cas car près de 4 ruisseaux prennent leur source sur la commune[25].

Rion connut plusieurs noms :

  • Rion (1255)
  • Arrion (Affar, feit d 'Arrast e d '~) (1278)
  • Ryon (1299), Ryons (1305)
  • Pion (Carte XVIIe s.)
  • Arrion (1638), Arion (1647), Arrion (1651)
  • Pion (début XVIIIe s.)
  • Rion (1714)
  • Arrion (1733)[26]
  • Rion des Landes le 30 aout 1846

HistoireModifier

AntiquitéModifier

L'origine antique de la ville est attestée par la découverte en 1992, à 1 km au sud-ouest du bourg au niveau du pont de la D27, de plusieurs fragments d'une dizaine de vases, des petits blocs de terre cuite rose incrustés d'éléments végétaux, et de fragments d'une jatte à anse interne dont la conception permet de dater la trouvaille du IIe – Ier siècle av. J.-C. et Ier siècle apr. J.-C.[27]

Arrion se situait sur l'ancien territoire du peuple aquitain des Cocosates et était très probablement un vicus gallo-romain pendant l'Empire romain. Le vicus était entouré du camp romain de Berny à Beylongue, du camp de Bezaudun à Arengosse, d'un camp à Arjuzanx et un à Bégaar. Il passait à proximité, la voie romaine de l'itinéraire d'Antonin (Burdigala - Aquae Tarbelicae). Son tracé exacte est inconnu à ce jour, différentes hypothèses la font traversée la commune[28].

L'oppidum des Cocosates était Cocosa, sa situation exacte est aujourd'hui inconnue, elle se trouvait sur la voie romaine d'Antonin qui la place à 35,5 km d'Aquae Tarbelicae (Dax) et à 44 km de Tellenum (Lipostey). Des hypothèse penches sur un territoire partant de Lesperon le Souquet et Sinderes, et qui s'étend jusqu'à l'ouest de Rion englobant comme hypothèse, selon Pierre Cuzacq, les lieux dits Carreyre, Perroy (peyre roye : pierre rouge pouvant indiquer une borne) et le Tuc de Pouytauzin (~37km de Dax et ~50km de Lipostey) qui est constitué d'un grand espace rempli de mamelons, de tertres, de traces d'anciens fossés et de débris de briques.

Rion est elle la descendante de Cocosa[29] ?

Moyen-ÂgeModifier

Au moyen-âge grâce à son importance, l'agglomération de l'ancien vicus d'Arrion formait dès le Xe siècle une baronnie spéciale dépendant du vicomté de Tartas.

La baronnie se composait d'une maison seigneuriale dans laquelle étaient tenus les actes notariaux et les audiences de la cour complète de justice (bas, moyenne et haute) appelée l'Ordinaire de Rion. Les juges, procureurs, bayles et greffiers attitrés, étaient nommés par le seigneur. Pour les affaires litigieuses ordinaires ou criminelles on relevait du sénéchal de Tartas. Pour les affaires commerciales, l'appel était porté à la bourse de Bayonne.

 
La Crouts Arramère en 1885

Pour prélever la taille et l'impôt du seigneur, il y avait 4 jurats qui étaient des habitants "élus" pour un mandat d'un an par les chefs de famille. Plusieurs péages sur les entrées des marchandises avaient été mis en place. La baronnie était aussi une paroisse avec un abbé qui prélevait la dîme. Ce système perdura jusqu'à la Révolution.

Au XIIe siècle, fut fondée l'église primitive dédiée à saint Barthélemy dont il reste aujourd'hui le portail. Selon le Liber rubeus de la cathédrale de Dax, une autre église dédiée à saint Martin nommée Sanctus Martinus de Arrione, fut construite au niveau de la Crouts Arramère (croix au rameaux en gascon, monument du XVème siècle). Fut fondée également l'église de Boos nommée Sanctus Petrus de Bost.

Rion était une étape sur deux chemins secondaires de Compostelle dépendant de la Sauve. L'un venait du nord, faisait halte au tuc de Pouytauzin où se trouvait une chapelle en bois de la Sainte Vierge, et puis passait par la houn de Sen Yan (la fontaine de Saint-Jean), l'autre venait de l'est depuis Beylongue. Les deux chemins se rejoignaient et n'en formaient plus qu'un au quartier de "la Corne" devenu Cournaou, et puis repartait sur Boos en faisant halte à la fontaine de Sainte-Clair et l'hôpital adjacent.

 
Armes de la Maison d'Albret à partir du XIVe siècle : Écartelé d'Albret et de Franc

Pendant les 300 ans d'occupation anglaise à la suite du mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II roi d'Angleterre (en 1152), l'église saint Barthélemy de Rion fut fortement fortifiée, avec une enceinte de murs crénelés de cinq mètres de haut et d'un mètre d'épaisseur, une tour protégeant la porte, un donjon clocher carré de trois étages et d'une autre tour servant de prison. L'église de Boos fut elle aussi fortifiée.

En 1309, la vicomté de Tartas dont la baronnie de Rion, fut vendue à la seigneurie d'Albret dirigée par Amanieu VII d'Albret. Celui-ci se présenta à Rion en 1312 afin de recevoir les hommages des habitants et les actes de soumissions féodales de ceux-ci devant notaire.

Pendant la guerre de Cent Ans, la forteresse de Rion connut plusieurs sièges, dont un en 1438, mené par les troupes de Charles II d'Albret qui avait pris parti des Français, et épaulées par les mercenaires du bandit Rodrique de Villandro, ceux-ci dans Rion et contre les Anglais. Ce siège fut une victoire pour la France.

À partir de 1480, la baronnie eut pour seigneur la famille de Boyrie [30],[31],[32].

Époque moderne XVIe – XVIIIe siècleModifier

Entre le XVe et le XVIe siècle, l'église est reconstruite, sa nef prend une forme ogivale, on construit le bas coté nord et une chapelle spéciale qui se trouvait dans une rotonde, vis-à-vis du chœur. Le donjon est modifié avec un clocher en bois et une flèche, le tout mesurant 36 mètres de haut.

 
Blason de la famille d'Oro de Pontonx, marquis de Pontonx, vicomte de Saint Martin, baron de Rion.

Au XVIIe siècle arriva le service de communication de la poste. Ici il est assuré par une diligence lourde qui fait la liaison Bordeaux-Tartas.

En 1550, la seigneurie d'Albret devint duché, par et pour le roi de Navarre Antoine de Bourbon, et son épouse, Jeanne d'Albret. À l'accession au trône de leur fils Henri IV, le duché est uni à la couronne de France en 1607 et est accordé à Henri II de Bourbon-Condé[33].

La baronnie passa aux mains de la famille de Saint-Martin, Vicomte de Biscarrosse en 1640. Guillaume de Saint-Martin, s'illustrant au service du Roi de France Louis XIV, mérita de voir ses terres élevées en marquisat de Pontonx en aout 1651. La même année, le duché est cédé au duc de Bouillon.

Les péages sur les entrées des marchandises de Rion prirent fin en 1733.

Par mariage, le marquisat entre dans la famille d'Oro-Pontonx en 1742.

Henri d'Oro, le seigneur marquis de Pontonx, baron de Rion, nomme Pierre Laban le premier maitre d'école de la commune le 18 novembre 1785.

Activité économiqe de l'époqueModifier

À partir du XVIIe siècle et jusqu'au XVIIIème, un acte mentionne l'existence d'une production viticole sur la commune, notamment avec la présence de vignobles de grande étendue aux lieudits de Vignolle et de Trulh (le pressoir en gascon).

Les Rionnais vendaient anguille et sangsue, élevaient brebis, chèvre et vache et cultivaient seigle, panis et millet. En 1738, existaient et appartenaient au seigneur, les moulins à eau du bourg et de la Molenave (dont date le canal de la Molenave), auxquels les habitants étaient obligés d'y faire moudre leur récolte.

La ville était renommée pour ses abeilles, certaines maisons possédaient 300, 400 et jusqu'à 800 ruches.

Depuis toujours on pratiquait de façon artisanale l'activité du gemmage. Plusieurs Rionnais possédaient des chaudières gemmières sans ateliers (hourns de gase en gascon). À partir de 1660, Colbert 1er ministre de Louis XIV, permit à cette activité artisanale de passer à l'industriel afin de pallier le besoin grandissant en goudron pour la marine. Le nombre de pignada augmenta sensiblement et permit aux premiers ateliers de goudron (hournots) de voir le jour dans la baronnie. On y dénombrait également de nombreux ateliers de tisserands et de forges.

Avant la Révolution, la dime en grain s'y montait a 4750 livres et le curée en avait les neuf dixièmes, il avait aussi le dixième de la dîme des agneaux, chevreaux et abeilles[30],[34],[35].

La Révolution française et la TerreurModifier

Le gouvernement révolutionnaire abolit le droit seigneurial en 1790, ce qui permit de déposséder les ducs, seigneurs et clergés de leurs terres et de leurs emprises sur les landais.

Cela autorise la même année, de dessiner le département des Landes et muter la baronnie de Rion en commune, avec son premier maire Jean Maque. La ville était rattachée au district de Tartas et à la sous préfecture de St-Sever.

En 1792, la Convention nationale menée par la convention des Girondins, proclame l'abolition de la royauté et vote le texte de 1er République, mais ne l'applique pas.

Sur ordre du district de Tartas, donc de la République, la municipalité fit l'inventaire des biens de l'église, et ont officiellement donnés au district les objets en argent, d'un poids de vingt livres et seize once. Dans les faits, l'argenterie est restait sur place.

C'est dans l'église qu'ont eu lieu les premières séances municipales et les premières élections.

Mais voila que les révolutionnaires de la convention des Montagnards, prennent le contrôle de la jeune république, faisant rentrer la France dans la Terreur en 1793. Le Roi Louis XVI est guillotiné, la loi des suspects est votée, le culte est interdit, la guerre est déclarée entre la France révolutionnaire et ses voisins monarchiques…

 
Le bourg de Rion le 29 mai 1825 selon le plan cadastral. En violet, l'église avec ses remparts.

Pendant cette période, la vie des Rionnais est ponctuée de réquisition en nourriture, animaux, transport, mobilier pour les hôpitaux de guerre, temps de travail au service de la république…

Une levée de troupe fut demandé par le district de Tartas à la jeune municipalité. La ville convoqua tout les hommes célibataires de 18 à 40 ans, et pu fournir à l'armée 15 volontaire. Nombreux se marièrent afin d'éviter le service militaire, au cours de l'année près de 50 mariages furent célébrés, un record à jamais égalé.

Plus tard fut créé une réserve de gardes nationaux à Rion, un élan de patriotisme permit de dénombrer 320 volontaires.

La même année, le 10 mai, la République réquisitionne les cloches des églises afin de les convertir en canon. Le district de Tartas réquisitionne 2 cloches à Rion, laissant la cloche de l'horloge de 1720, et la cloche du XIVe siècle. Le 18 décembre, les moulins du bourg et de la Mollenave et la maison seigneuriale sont vendus aux enchères.

En 1794, le culte cessa dans toute la France. L'église fut renommée "Temple" et y était tenu le culte de la Raison. Les 5 autels furent détruits et les débris laissés sur place.

Le 17 nivôse de l'an II de la République, soit le 5 janvier 1795, le commissaire D'Arnaudin du district Tarusate, tient une vente au enchère sur la place de publique de Rion. Sont vendus tout le mobilier, les statues et les objets de culte de l'église dont l'argenterie, ainsi que les débris des 5 autels qu'il nomme "les restes des dépouilles du fanatisme".

La ville fut dépossédée de sa cour de justice en 1795[30].

Début du XIXe siècleModifier

 
L'église en 1866 avant ses grands travaux. Architecture du XVIe siècle.

Au début de ce siècle, Rion comptait près de 1200 habitants répartis sur plus de 11500 hectares qui autrefois étaient majoritairement de vaste prairies à mouton, ponctuaient de bosquets de chênes, de pignadas cultivés, d'airials et de champs de céréales. Sur le cadastre napoléonien de 1825, on note l'existence 5 moulins à eau, le moulin d'Estuchat, de la Molenave, du Bourg, du Prit sur la route de Beylongue, et un "ancien moulin de Las Chines" au confluent du Prit et du Retjons. Il y avait un aussi à Boos[36].

Au sortir de la Révolution, Rion à le même visage que sous l'Ancien Régime, les rues du bourg sont boueuses, malsaines, les eaux stagnaient et rendaient l'air insalubre. En 1816 est décidé de pavé le bourg avec du bois de pin.

Dès 1802, avec le rétablissement du culte, les marguillers successifs s'attachent à remeubler l'église dont seuls les derniers débris des autels sont présents à l'intérieur. Grâce à l'appel à la générosité et à la piété, de nouveaux objets de culte sont achetés, en 1825 fut construit l'autel dédié à saint Barthélemy par des Italiens, en 1827 l'autel dédié à saint Roch.

 
L'hôte des postes au début du XXème siècle, il remplace le premier de 1846.

En 1832, le cimetière qui se trouvait dans l'enceinte fortifiée de l'église, est déplacé à son emplacement actuel (le cimetière Nogaro). En 1834, on rénove le clocher en bois et on détruit les fortifications. Avec ses pierres, sont pavés les rues du bourg et est construit une maison commune.

À peine le clocher rénové que celui-ci fut frappé par la foudre, qui l'incendia complètement en 1837.

Plus tard, en 1847, on fait un appel à la générosité et à la piété des habitants, pour remplacer la cloche de l'horloge de 1720. La charité publique surpassa les attentes tel que fut décidé de fondre 2 cloches. Ces 2 cloches furent fondues au pied de l'église le 11 novembre.

Le 4 mai 1848, après la chute du roi Louis Philippe et le proclamation de la République, un premier arbre de la Liberté fut planté à la demande des Rionnais. Dès lors, il est de tradition de replanter un arbre de la liberté à chaque vie d'arbre.

Révolution Industrielle 1850-1914Modifier

 
La gare au début du XXème siècle.

La construction de la voie de chemin de fer Bordeaux Hendaye en 1853 et la plantation massive de pin voulu par l'empereur Napoléon III à partir de la loi de 1857, ont contribué grandement au développement économique de la ville, remplaçant les landes par les pignadas, les bergers par les résiniers.

Ce développement économique et l'augmentation démographique (plus de 1300 habitants en plus en un siècle), ont permis à la commune de se moderniser et de se métamorphoser, la ville s'est allongée vers le sud avec le quartier de la gare, dont le premier train est passé le 15 aout 1854.

 
La place de la halle en 1911.

A partir de là la ville connut de grands travaux, on commence par agrandir et embellir l'église en construisant le bas côté sud, le porche et le clocher en pierre de taille (durée des travaux 1864-1868). Ensuite on construit la gendarmerie en 1862, l'école des filles et l'école des garçons avec la mairie en 1873 et une halle en fonte en 1874 qui remplace une plus ancienne.

Le télégraphe arrive en 1873 à l'hôtel des postes celui-ci remplacé par l'hôtel actuel en 1905. En 1893 on détruit trois maison pour créer la place des tilleuls (place des droits de l'homme) et la commune achète les terrains du bosquet pour y établir les arènes démontables.

Le théâtre municipal, le plus vieux des Landes, est inauguré en 1908 (salle de judo).

 
La centrale hydroélectrique

L'électricité arrive en 1909 avec la construction d'une centrale hydroélectrique sur un canal avec l'eau de l'Estuchat, au lieu-dit de la Molenave, dont il reste les ruines aujourd'hui.

En 1911, la halle en fonte de 1874, est détruite pour faire place au kiosque actuel, construit avec les éléments de la halle (les poteaux en fonte et les croisillon décorant le pourtour supérieur).

En 1929, les arènes en bois qui étaient démontées et remontées à chaque fêtes patronales, ont fini par s'effondrer en pleine course landaise. De nouvelle arènes en dur sont construites l'année suivante.

À la fin du XIXe siècle, la population s'élevait à plus de 2500 habitants.

Activité économique de l'époqueModifier

La voie ferrée qui traverse la commune de nord au sud permet à l'industrie, au commerce et à l'agriculture de se développer de façon importante.

 
La rue du commerce en 1909.

Sur les plus de 11500 hectares de la commune, on compte 1300 hectares de céréales (millet, panis, maïs, seigle, coronille, avoine, fève et haricot), 12 hectares de pomme de terre, 10 hectares de vigne et près de 9400 hectares de bois. Les hectares restant sont des prairies et des landes. Il y avait encore de grands ruchers à Pemora et Chambret, et plus d'une dizaine de vignobles dont à Pinache et Chambret.

La commune dénombrait au début du XXe siècle trois boulangeries, trois boucheries, cinq tailleurs, six coiffeurs, douze épiciers, sept marchands de vin, vingt-quatre aubergistes, quatre charpentiers, six menuisiers, neuf forgerons, 2 maréchaux-ferrants, 3 charrons (fabrique et répare les véhicules à traction animale) cinq marchands de bicyclette…

Au niveaux de l'industrie, il y avait cinq scieries, une usine d'allumettes, trois pailleuses, trois ateliers de produits résineux, une cimenterie, un four à chaux. Il y avait trois tuileries dont deux prélevaient l'argile sur place (au Goua du Port et à la tuilerie). À la place du moulin du bourg s'élevait la scierie de Albert Poisson, remplacée plus tard par une fabrique de ruches, le tout formait un étang à la place du Point P actuel. Seuls les moulins de la Molenave et de l'Estuchat existaient encore, celui du Prit (daté de 1794) fut abandonné après une inondation en 1909[37],[38].

La lutte des résiniers 1906-1907Modifier

Au début du XXe siècle, les bénéfices de la résine se tenaient à des niveaux élevés.

La commune étant propriétaire et exploitante de sa forêt, considérant qu'il est équitable que les résiniers communaux bénéficient de la hausse des matières résineuses, décida le 19 novembre 1905 d'accorder une gratification de 20 F à chaque gemmeur communal. De même, le 4 février 1906, le conseil municipal décida que désormais, les résiniers communaux recevront "la moitié du prix de la barrique jusqu'à 60 francs ; qu'au dessus de ce chiffre une retenue de 10 francs sera faîte par barrique pour les pots et les crampons ; que le surplus de 70 francs sera partagé par moitié ; que le transport des gemmes dans la commune sera aux frais des résiniers".

 
Les manifestants le 20 mars 1907

Mais ce mouvement d'équité n'était pratiqué seulement que par la commune de Rion. Vu que beaucoup de résiniers travaillaient à la fois pour la commune et pour les propriétaires privés, la ville demanda à ceux-ci d'aligner leurs prix. Ce fut un refus quasi catégorique de tous les propriétaires. De plus, en séance du 28 janvier 1907, est décidé que la retenue de 10 F par pots et crampon, voté le 4 février 1906, serait abaissée à 6 F.

De ce fait, les résiniers ont refusé les mesures du conseil. Voulant que le produit des résines soit partagé de moitié ainsi que les frais de transport et voulant que les propriétaires s'alignent sur la condition de la commune, ils ont déclaré la grève. Les résiniers se sont formés un syndicat comptabilisant 243 syndiqués et les propriétaires ont créé aussi leur syndicat avec Justin Maisonnave comme président.

Ce mouvement syndicaliste rejoignit la lutte des résiniers qui avait commencé dans le Born et le Marensin avec des grèves et des manifestations violentes dont à Sainte-Eulalie-en-Born, à Lit-et-Mixe et à Beylongue où une grève d'un mois se transforme en véritable " guerre civile " : les propriétaires sont menacés de mort et retenus prisonniers chez eux, les résiniers brisent les pots.

 
La mairie et l'école des garçons en 1907

La première grève rionnaise contre les propriétaires éclate le dimanche 17 mars 1907, peu violente, elle est dirigée par les métayers résiniers Barthélemy Callède, Pierre Dutilho, Jean Bourdens, Jean Barsacq et Louis Bats. Par décision préfectorale les établissements de débits de boissons sont fermés dès 20 heures. Le lundi un premier conseil eut lieu sans accord de trouvé, ainsi le mouvement prit des proportions inquiétantes, au point que le maire Albert Poisson a télégraphié à la sous-préfecture de Saint-Sever qu'il ne lui été pas possible d'assurer l'ordre. Les résiniers manifestèrent devant les maison de 3 propriétaires et vont même pendant la nuit assiéger la maison du président des propriétaires avec à l'intérieur les propriétaires Justin Maisonnave, M Boré et Joannes Callède.

Mardi 19, à 9 heures arrivent deux compagnies du 34e régiment de ligne soit 600 hommes, ces derniers ont accompagné le préfet Amelot et le sous-préfet Poivert. Les propriétaires sont libérés de la demeure et reconduits à leur domicile sous escorte.

Le préfet organise à la mairie une assemblée générale le 22, usant de toute sa persuasion pour infléchir l'orientation des propriétaires, mais les résiniers ont jugé les concessions insuffisantes.

Finalement un accord fut trouvé entre les deux parties le samedi 23 mars, les gemmeurs communaux ont la moitié du prix de vente des résines et le transport reste à leur charge. On nota l'incendie d'une bergerie comme fait de grève.

Après les conflits, la fédération syndicale se renforce avec plusieurs congrès des résiniers dont un s'est tenu à Rion en 1908[39],[40],.

Première Guerre mondiale 1914-1918Modifier

 
Ecole des filles et hôpital temporaire en 1916.

Durant la Première Guerre mondiale, la commune accueille l'hôpital complémentaire d'armée no 70. Cinquante lits sont installés dans l'école des filles et dans le théâtre municipal[41] pour y soigner les militaires blessés[42].

 
Le tableau commémoratif des morts

Albert Poisson, maire de la commune, commande en 1919 un tableau commémoratif des morts de la guerre au peintre Pierre Gustave Laurent. Ce tableau est installé dans la mairie de l'époque, dans la salle du conseil[43]. La même année est construit le monument au mort de l'église. Le monument aux morts extérieur fut inauguré le afin de rendre hommage aux 122 Rionnais morts au combat. La statue est le baiser du héros du sculpteur Charles-Henri Pourquet[44].

Seconde Guerre mondiale 1939-1945Modifier

Les premiers conflits durant la drôle de guerre, ont poussé de nombreuses familles à fuir vers le sud. À Rion on accueille des familles parisiennes et du nord, mais surtout les réfugiés alsaciens des alentours de Blotzheim. Dès le 1er septembre, les maires alsaciens ont donné l'ordre à leurs habitants, d'évacuer vers le département « accueillant » qui leur été attitré.

 
La gare en 1921.

Avant leur arrivée, les autorités rionnaises ont fait l'inventaire des maisons inoccupées et ont demandé aux habitants de les rendre accueillantes. Les 107 premiers Blotzheimois sont arrivés en gare de Rion le 5 septembre et bien d'autres sont arrivés les mois suivants. Durant leur passage au village, les Rionnais leur ont donné de bon cœur des vivres, de la vaisselle, des couchages, des vêtements ainsi que du bois de chauffage pour l'hiver. La mairie offrit à chaque famille des fourneaux de cuisinières fabriquées aux forges d'Uza. Les refugiés ont travaillé dans les usines de la ville afin de remplacer les Rionnais de 18 à 40 ans mobilisés pour la guerre.

L'armistice du 22 juin 1940 permit aux Alsaciens de rejoindre leur village, qu'ils ont retrouvé vidé, pillé, les noms des rues traduits en allemand.

Durant l'occupation, Rion se retrouve en zone occupée à la limite de la zone interdite (Morcenx, Lesperon, Castets). L'armée allemande arrive le 3 juin 1940 et installe ses troupes dans les maisons bourgeoises du bourg et de la gare dont le château Bellegarde. A celui-ci sont construits des baraquement : une barque de type écurie de dimension 46 x 17 et deux baraques de type cuisine de dimension 6 x 5.5 et 6 x 3.5. La Kommandantur est installée dans la villa des Platanes (route de Beylongue).

 
La villa des Platanes, siège de la Kommandantur.

En décembre 1940, Grandclément charge Robert Mollié d'organiser l'OCM dans le département. A Rion le mouvement de résistance est dirigé par Robert Mollié, ingénieur électromécanicien, André Malsan, instituteur à l'école des garçons et Gérard Cazenave, électricien SNCF. De juin à aout 1941 est construit un camp de prisonniers du dépendant du Frontstalag 222, il se situait à Pelletet derrière l'usine Neurisse. Il se composait de huit baraques de type intendance allemande de dimension 27 x 6, de deux baraques de type cuisine et de deux baraques de type école de dimension 10 x 6. Ces douze baraques en bois étaient entourées de fossés profonds ainsi que de plusieurs rangées de barbelés entrecoupées de miradors. Les prisonniers étaient des tirailleurs maghrébins, puis des soldats de couleurs d'Afrique du Sud. Ils avaient montés un orchestre, chaque dimanche ils allaient en rang jouer de la musique sur le kiosque après la messe.

Les prisonniers étaient employés à l'abatage des pins, ce qui a permis à Emile Leglise et Pierre Broca de créer une filière d'évasion de prisonniers de guerre début 1942, épaulés par Maurice Filloles, Julien Daverat, Félix Ducam, René Brazeilles et Henri Pendans. Chaque évadé recevait des habits civils et un peu d'argent, et était dirigés vers sur l'axe Beylongue, St Yaguen, Meilhan afin de rejoindre la zone libre à St Sever. La filière finit par être dénoncée et les sept membres sont arrêtés entre le 30 juin et le 7 juillet 1942. Le tribunal militaire allemand les condamnes à 18 mois de prison, ils sont déportés en Allemagne le 19 novembre 1942 à Bernau.

 
Le château au milieu du XXe

Quatre prisonniers sont décédés entre 1942 et 1943, les malgaches Ratsimanosika et Rakotofiringa Thomas, le marocain El Aouni ben Ahmed et le sud africains prisonnier anglais Sam Khasamula.[45]

Début 1942, la famille Dorlanne Puyo en étroite relation avec l'OCM Mollié, monte une réseau de passeur Paris Espagne. Réjane Ruel née Puyo, vivait à Paris avec son mari agent SNCF, prisonnier à ce moment là, elle est le contact parisien pour les personnes souhaitant quitter la France. Parmi eux des officiers anglais, américains, polonais, des aviateurs alliés, des personnes en mission spéciale… Réjane accompagnait les personnes en train jusqu'à Rion. Là ils étaient logés à la maison de sa sœur Renée Dorlanne et de son mari Henri Arthur Dorlanne dit le Pip. Ces personnes restaient en générale 2 nuits le temps de leur fabriquer des faux papiers. Pour les nourrir, la mairie au courant de cette activité délivrait aux Dorlanne des cartes d'alimentation supplémentaire. Ensuite leur cousin Albert Puyo, cheminot sur l'axe Bordeaux Bayonne, s'assurait de prendre en charge les candidats à l'Espagne jusqu'à la gare de Bayonne. Là d'autre passeurs prenaient le relais et les conduisaient à la frontière espagnole.

 
La place des Tilleuls posté en 1943

En novembre 1942 et en mai 1943, les résistants ont organisé trois parachutages de containers contenant des armes, des munitions, des explosifs, des vivres et un poste émetteur. Les parachutages étaient annoncés par message radio, l'équipe se rendait ensuite sur place au lieu-dit La Brûle, à la limite Rion Boos, et installait un dispositif lumineux en forme de "N". Les containers était ensuite cachés dans les bâtiments à proximités, qui formaient le lieu du Paysan de Cassou.

A la suite du derniers parachutage, Robert Mollié est dénoncé. Prévenu in extremis, il se cache à la planque du Paysan de Cassou avec l'aide de la famille Dupau de Boos.

Les Allemands et Miliciens ont voulu arrêter sa femme Fernande Mollié. Elle était malade et était soignée par le docteur Maisonnave. Celui-ci transmit aux allemands un certificat certifiant son interdiction de quitter sa chambre. La nuit venue un gendarme fait savoir à Fernande Mollié que la voie était libre et que Madeleine Dupau l'attendait chez elle. A 1h30 la Gestapo et la Milice se rendent compte de sa disparition et sont allés à la maison du docteur Maisonnave lui demander des explications. S'en suivit une longue et vive discussion, le docteur leur expliquant que se n'était pas son rôle de surveiller la prisonnière mais le leur. Au matin la Gestapo intime l'ordre au maire docteur Bellegarde de designer 50 otages qui seront fusillés. Le maire refuse et se désigne spontanément comme otage. Finalement il n'y a eu aucune arrestation.

 
La rue du commerce années 40/50

Le couple Mollié se retrouve et quitte Boos le 24 juin 1943. Grâce au réseau ils se cachent vers Salles et puis partent pour l'Espagne par l'intermédiaire réseau de passeur des Dorlanne.

Par la suite en septembre 1943, le réseau Dorlanne est dénoncé. Le Pip étant à Bayonne il fuit en Espagne. Réjane et Rénée ainsi que leurs enfants sont prévenus par la gendarmerie d'une descente de la Gestapo à leur domicile. La famille fuit à temps pour Bayonne puis se cache sur Lourdes. Ensuite les deux sœurs et le cousin, décide continuer le réseau qui fonctionnera jusqu'à la libération de Paris. En 1944 ils font passer en Espagne Madame Madeleine De Gaulle et ses 5 enfants. Il s'agit de la femme de Pierre De Gaulle le frère du Général.

Le 31 décembre 1943 eut lieu une bataille aérienne dans le ciel des landes. A Rion s'écrase un Foke Wulf (un chasseur allemand) à Pouy Nègue. En même temps deux autres Foke Wulf sont descendus et s'écrases à Pouy Blanc sur Garrose et à Lesperon, et deux B17 (bombardier américain) tombent à Lesperon et à Arjuzanx (limite Villenave Rion).

Les derniers allemands sont partis le 25 aout 1944, une grande fête eu lieu le dimanche 28, avec une commémoration au monument aux morts, suivit d'un concert de l'harmonie municipale au Kiosque.

Les 1er et 2 avril 1945, les prisonniers et déportés rapatriés ont organisé une kermesse dont les recettes sont allés au livret du prisonnier. Cette kermesse eu lieu autour du château Bellegarde où un arc de triomphe était installé à l'entrée, il a eu un grand concert de l'harmonie, un match de rugby, une grande tombola, des stands de boissons et de nourriture et des manèges fabriqués par les charpentiers de la commune. [46],[47]

XXIe siècleModifier

2009 La tempête KlausModifier

Le samedi 23 janvier 2009 à 4h30, la tempête Klaus s'abat sur la ville. Rion fut l'épicentre de la tempête, plus de la moitié de la foret rionnaise est détruite, pins déracinés ou coupés en 2, les habitants sont privés d'électricité, d'eau et de téléphone[48].

2017Modifier

La commune fusionne avec Boos le sous le statut de commune nouvelle[49].

Contes et Légendes liés à la communeModifier

La Guayante et Sylvie d'ArriouModifier

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, se trouvait au quartier Marcel une pierre de 2 mètres. Pour certains, il s'agissait d'un menhir et pour d'autre une hitte (une borne), que l'on appelait la Guayante (la géante), ou la pierre de Mandran.

De celle-ci a été créée une légende landaise sur des Fées qui avaient pour mission, de construire la pont de Dax. Cette légende possède plusieurs versions dues aux plusieurs pierres de ce genre là (à Beylongue, Rion et Peyrehorade).

Celle de Rion commence ainsi : Existe à Rion un four à pain abandonné parce que aucun pain put y cuire. Celui-ci fut construit à la place de la Guayante, la pierre de la Fée Sylvie d'Arriou.

Sylvie d'Arriou portait une pierre monumentale pour la construction du pont de Dax, et était heureuse de rendre jalouses les autres fées du fait de la taille de sa pierre. Sur son chemin, elle fit la rencontre d'un étranger mystérieux, celui-ci lui demanda : Oun bas ? Où vas tu ? La fée, furieuse d'être apostrophé lui répondit sèchement : Ent'a DAX ! A Dax ! - Dits doun, si Diu plats. Dis donc, s'il plait à Dieu. - Plats ou nou plats, la peyre guayante qu'anira a Dax. Plaise ou ne plaise pas, la pierre géante ira à Dax. dit-elle d'un ton insolent. - Eh bien, pose la pierre ici et qu'elle y reste.

Compris qu'elle avait Dieu en face d'elle, elle s'ordonna. Et de colère, avec son fuseau, elle asséna plusieurs coups à la pierre, lui faisant de nombreux trous[50],[51].

Le sabbat de sorcière du tuc de Pouy JosephModifier

Selon la tradition, le tue de Pouyausèt ou Pouyiausep ou Tuc de Pouy Joseph, est connu comme lieu de sabbat pour les sorcières du pays.[52]

Le Panturon du BecutModifier

Autrefois vivait du coté de Sabres, un Becut (un ogre) énorme avec un seul œil au milieu du front. Comme son cousin de Contis il mangait de la viande fraiche. Mais plus intelligent il faisait travailler les bergers rionnais pour garder ses troupeaux de mouton. Ainsi il avait toujours de la viande et laissait au bergers les abats et les pattes. Avec ces ingrédients, les landais créèrent un, le Panturon. Un jour, le Becut faisant rôtir un agneau eu un doute. " Pourquoi mes bergers sont ils ravis que je tue un agneau et veulent-ils le saigner eux-mêmes ? Il les trouva tous la face enluminée autour d'une marmite du fameux plat. Aussitôt il prit la marmite et y gouta, le trouvant à son gout il ordonna aux bergers de lui faire toujours du Panturon. Les bergers privés de leurs pitance, se résolurent à se venger. Ainsi, le jour de la grande fête, où tous les Becuts de la lande étaient réunis, les bergers versèrent du poison dans le plats. Tous les orgres moururent et depuis on ne vit plus de Becuts dans le pays, mais est resté un plat tout simple, le Panturon.[1][53],[54] En 1994 fut créé la confrerie du Panturon à Rion.

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

Rion-des-Landes est membre de la communauté de communes du Pays tarusate (CCPT), et ce depuis sa création en 1997. la CCPT réunit 18 Communes en tout : Audon, Bégaar, Beylongue, Boos, Carcarès-Sainte-Croix, Carcen-Ponson, Gouts, Laluque, Lamothe, Lesgor, Le Leuy, Meilhan, Pontonx-sur-l’Adour, Rion-des-Landes, Saint-Yaguen, Souprosse, Tartas et Villenave. La population de la communauté de communes s'établit aux alentours de 17 000 habitants

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean Maque    
1791 1792 Jean Dupuy    
1792 1793 Jean Maque    
1793 1795 Jean Lasserre    
1795 1801 Jacques Grue    
1801 1807 Jean Baptiste Labeyrie    
1807 1814 Pierre Callede    
1814 1816 Marcelin Pesques    
1816 1833 Jean Baptiste Bougue    
1833 1838 Jacques Maque    
1838 1843 Marcelin Tartas   Médecin
1843 1846 Augustin Bougue    
1846 1888 Marcelin Tartas   Médecin
1888 1925 Albert Poisson[55]   Industriel[56]
1925 1945 Dominique Bellegarde   Médecin
1945 1971 Arthur Darlanne    
1971 1989 Jean Menaut[57].   Industriel[58]
1989 1990 Etienne Lassabe   Chef d'entreprise
1990 1995 Roger Dupouy   Industriel
1995 2014 Joël Goyheneix PS Inspecteur général de l'Education nationale
Président de la Communauté de communes du Pays Tarusate (2014-2017)
Conseiller général du Canton de Tartas-Est (2004-2011)
Député (1998-1999)
mars 2014 En cours Laurent Civel[59] PS Directeur général SYDEC 40[60]
Président de la Communauté de communes du Pays Tarusate

JumelagesModifier

Communes déléguéesModifier

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Rion-des-Landes
(siège)
40243 CC du Pays Tarusate 134,06 2 511 (2014) 19


Boos 40048 CC du Pays Tarusate 15,81 414 (2014) 26

SportsModifier

Rugby à XV  

Jeunesse sportive rionnaise engagée en championnat de France de rugby à XV de 3e division fédérale 2018-2019

Fiscalité municipaleModifier

La dette de la commune de Rion-des-Landes est en constante diminution, comme on peut le constater sur le graphique suivant, tout en maintenant un niveau important d'investissement public, autour d'un million d'euros par an.

L'endettement par habitant suit également la même tendance, en se situant désormais en dessous de la moyenne nationale:

Prix et décorationModifier

  • Commune Sport pour tous
  • Territoire Bio engagé
  • Commune hors TAFTA

DémographieModifier

Évolution démographique de la commune déléguéeModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[62],[Note 5].

En 2014, la commune comptait 2 511 habitants, en augmentation de 6,4 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3001 1941 2801 3321 4701 4891 5371 7161 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9352 1742 3872 4612 4272 3572 5612 5352 520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5602 7012 6512 5812 5272 5012 4032 4342 446
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 5122 4792 6352 4822 3292 2012 3302 5212 511
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution démographique de la commune nouvelleModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2018, la commune comptait 3 012 habitants[Note 6].

Évolution de la population  [ modifier ]
2015 2016 2017 2018
2 9372 9602 9863 012
(Sources : Insee à partir de 2015[65].)

ÉconomieModifier

Sur la commune se trouve une importante unité industrielle de la filière bois : Egger Panneaux et Décors, filiale de la société autrichienne Egger. Elle offre un débouché majeur pour la forêt landaise.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Cuzacq, né le 22/11/1830 à Rion, décédé le 03/05/1903 à Tarnos, géomètre, historien membre de la société de Borda, et auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire des Landes.
  • Abbée Césaire Daugé, curé de Beylongue, écrivain, historien, membre de la société de Borda, il écrit l'histoire de Rion en 1912.
  • Robert Mollié, ingénieur électromécanicien, est à l'origine de la Résistance rionnaise dès fin 1940, responsable départemental de l'OCM jusqu'en 1943, il est dénoncé et s'évade par l'Espagne pour l'Afrique du Nord, rentre en France en 1944 avec la 1re armée lors du débarquement de Provence. Fernande Mollié, son épouse, résistante très active.
  • André Taris, sauteur de la commune, inventeur du saut périlleux par-dessus la vache.
  • Maïté, Marie-Thérèse Ordonnez restauratrice, animatrice télé avec son émission La cuisine des Mousquetaires, animatrice radio sur Sud Radio et écrivaine.

Édifices et sitesModifier

  • Le château Bellegarde et son parc comprenant le monument aux morts, le ruisseau du Maubay et une fontaine du XIXe siècle.
  • L'hôtel de ville de Boos.
  • L'église Saint Barthélemy de Rion et l'église Saint Clair de Boos
  • Les arènes André Taris de Rion et les arènes de Boos.
  • Le Kiosque à musique.
  • La Crouts Arramère.
  • L'espace René Cuzacq, ancien hôtel de ville de Rion, ancienne école des garçons, actuellement école de musique et de danse.
  • La salle de judo, ancien théâtre municipal.
  • Complexe sportif comprenant le stade de foot Jacques Farthouat, le stade de rugby Bernard Ducamp, terrains de tennis et salle polyvalente.
  • Le quartier de la gare comprenant l'ancien restaurant de Maïté, la maison de quartier et la gare désaffectée.
  • Le parc du fronton (2002)
  • Le parcours de santé de la fontaine Saint Jean.
  • Les fontaines : la fontaine Saint-Jean (la Houn de Sen Yan) qui soigne les maladies de peau, la fontaine Saint-Clair (Sen Cla) de Boos qui soigne les maux des yeux, la fontaine du parc qui date du XIXe siècle, et la fontaine républicaine de la place des Droits de l'homme qui représente la devise du pays par le biais de 3 cubes, date de l'an 2000.
  • L'arbre de la liberté : Le 4 mai 1848, après la chute du roi Louis Phillipe et le proclamation de la république, un arbre de la Liberté fut planté à la demande des Rionnais. Dès lors, il est de tradition de replanter un arbre de la liberté à chaque vie d'arbre. Le 2e arbre fut planté en 1889 pour le centenaire de la Révolution, un 3e en 1948, un chêne d'Amérique, pour célébrer l'avènement de la IV république. Celui-ci décédé en 2017, il fut replacer par un chêne liège.
  • L'aérodrome
  • Le site d'Arjuzanx.

Voir aussi

BibliographieModifier

Ouvrages ayant aidés à l'écriture du site :

  • Rion-des-Landes, Son Histoire, de L'Abbé Césaire Daugé, 1912
  • Les grandes Landes de Gascogne, de Pierre Cuzacq, 1893.
  • L'Aquitaine historique et monumentale tome 2, de MM. Dufourcet et G. Camiade, 1896.
  • Rion, Regard sur le passé tome 1 et 2, de Janette Duboscq-Lamarque, 2003.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Rion-des-Landes - Mon Environnement en Nouvelle-Aquitaine », sur macommune.biodiversite-nouvelle-aquitaine.fr (consulté le )
  3. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le )
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Begaar - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Rion-des-Landes et Bégaar », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Begaar - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Rion-des-Landes et Dax », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Unité urbaine 2020 de Rion-des-Landes », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
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  22. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  25. Abbé Césaire Daugé, « Rion des Landes, Son histoire page 2 ».
  26. « L'histoire des villages / RION / Rion des Landes - Rion des Landes », sur www.riondeslandes.fr (consulté le ).
  27. « archéolandes, Rion des landes découverte d'une jatte », sur archéolandes.
  28. Publié par Jean Michel Dupouy, « CAMPS, TUCS ET MOTTES » (consulté le )
  29. « COCOSA ET LES COCOSATES.pdf », sur Google Docs (consulté le )
  30. a b et c Césaire (1858-1945) Auteur du texte Daugé, Rion-des-Landes : son histoire / l'abbé Césaire Daugé,..., (lire en ligne)
  31. L'Aquitaine historique et monumentale : monographies locales illustrées. T. 2 / publiées par MM. Dufourcet, Taillebois et G. Camiade, 1890-1893 (lire en ligne)
  32. Pierre (1830-1903) Auteur du texte Cuzacq, Les grandes Landes de Gascogne : études historiques et géographiques / par P. Cuzacq,..., (lire en ligne)
  33. « Duché d'Albret », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  34. « La MANUFACTURE ROYALE », sur lesproduitsresineux.free.fr (consulté le )
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  36. « Réutilisation des informations publiques - Archives départementales des Landes », sur archives.landes.fr (consulté le )
  37. Janette Duboscq-Lamarque, Rion des Landes : Regard sur le passé Tome I.
  38. Césaire (1858-1945) Auteur du texte Daugé, Rion-des-Landes : son histoire / l'abbé Césaire Daugé,..., (lire en ligne)
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  55. Albert Poisson (1855-1931) est né à Rion-des-Landes. Il fut conseiller général et président de la Chambre de Commerce des Landes. Il fut aussi le président du premier Comité forestier du Sud-Ouest (de 1922 à 1930), section autonome du Syndicat des agriculteurs des Landes. Cette section, créée par le président Edouard de Poyferré, est l’ancêtre du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest qui prendra cette dénomination en 1945.
  56. Fondateur de la manufacture de produits chimiques qui deviendra MLPC International (Manufacture Landaise des Produits Chimiques), filiale désormais d'Arkema.
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  64. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2015, 2016, 2017 et 2018.