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Richelieu - Drouot (métro de Paris)

station du métro de Paris
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Richelieu - Drouot
Quai de la ligne 9.
Quai de la ligne 9.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 2e, 9e
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 19″ nord, 2° 20′ 19″ est

Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 2e arrondissement de Paris)
Richelieu - Drouot

Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 9e arrondissement de Paris)
Richelieu - Drouot

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Richelieu - Drouot
Caractéristiques
Voies 4
Quais 4
Transit annuel 5 362 641 (2013)
Historique
Mise en service
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 11-07
Ligne(s) (8)(9)
Correspondances
Bus RATP (BUS) RATP 20 39 48 67 74 85
(8)
(9)

Richelieu - Drouot est une station des lignes 8 et 9 du métro de Paris, située à la limite des 2e et 9e arrondissements de Paris.

Sommaire

SituationModifier

La station est implantée à l'ouest du coude des Grands Boulevards, formé par l'angle des boulevards Montmartre et des Italiens, sur lequel débute le boulevard Haussmann ainsi que la rue Drouot, et où débouche la rue de Richelieu. Les quais sont établis :

  • sur la ligne 8, sous le boulevard des Italiens ;
  • sur la ligne 9, sous le boulevard Haussmann.

HistoireModifier

La station est ouverte le avec la mise en service simultanée des prolongements de la ligne 8 depuis Opéra et de la ligne 9 depuis Chaussée d'Antin - La Fayette[1],[2]. Elle constitue alors le terminus occidental de ces deux lignes (respectivement depuis Porte d'Auteuil et Porte de Saint-Cloud) jusqu'au 5 mai 1931 où la ligne 8 est prolongée jusqu'à Porte de Charenton[1] et jusqu'au 10 décembre 1933 pour la ligne 9 qui est alors prolongée jusqu'à Porte de Montreuil[3].

Elle reprend le nom de deux rues qu'elle dessert :

Le 25 février 1954, Jacques Fesch, après avoir pris la fuite à la suite du braquage d'un bureau de change du quartier suivi du meurtre d'un gardien de la paix, est arrêté dans la station[4].

Dans le cadre du programme « Renouveau du métro » de la RATP, l'ensemble des couloirs ont été rénovés le 25 avril 2015[5].

En 2011, 5 297 670 voyageurs sont entrés à cette station[6]. Elle a vu entrer 5 362 641 voyageurs en 2013, ce qui la place à la 72e position des stations de métro pour sa fréquentation[7].

Services aux voyageursModifier

AccèsModifier

La station dispose de huit accès, dont six d'entre eux sont ornés de candélabres Dervaux :

  • l'accès 1 « boulevard Haussmann », constitué d'un escalier fixe, débouchant sur le terre-plein à l'angle du boulevard Haussmann et du boulevard des Italiens ;
  • l'accès 2 « rue de Richelieu », constitué d'un escalier fixe, se trouvant au droit du 3, boulevard des Italiens ;
  • l'accès 3 « boulevard Montmartre », constitué d'un escalier fixe, se situant face au 2, boulevard Haussmann ;
  • l'accès 4 « rue Chauchat », constitué d'un escalier fixe, débouchant au droit du 6, boulevard Haussmann ;
  • l'accès 5 « rue Laffite », constitué d'un escalier fixe autorisant uniquement la sortie, se trouvant sur le boulevard Haussmann à l'arrière du siège de BNP Paribas ;
  • l'accès 6 « rue Taitbout », constitué d'un escalier fixe, se situant face au siège social de BNP Paribas au 6, boulevard des Italiens ;
  • l'accès 7 « rue de Marivaux - Opéra-Comique », constitué d'un escalier fixe, débouchant au droit du 11, boulevard des Italiens ;
  • l'accès 8 « boulevard des Italiens », constitué d'un escalier mécanique montant permettant uniquement la sortie, se trouvant face au 2, boulevard des Italiens.
 
Le monument aux morts des agents de la CMP.

Entre les deux couloirs d'accès à la ligne 9, face à l'espace de vente, est implanté le monument aux morts de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP). Inauguré en 1931, il est dû au ciseau de Carlo Sarrabezolles.

Ce monument en marbre noir est dédié à la mémoire des agents du chemin de fer métropolitain morts pour la France. La sculpture centrale est ornée d'une cariatide, qui soutient de ses bras levés la torsade de pierre qui l'entoure. Elle sépare en deux parties le demi-cercle à l'intérieur duquel sont inscrits les noms des agents du métropolitain disparus durant la Première Guerre mondiale. La base du monument porte les noms des champs de bataille de la Grande Guerre. Le mot « Libération » a été ajouté en bas à droite après la Seconde Guerre mondiale, afin de marquer la participation des agents du réseau à la Résistance[8].

 
Carrefour Richelieu-Drouot dans la première moitié du XXe siècle. À gauche, le boulevard des Italiens, à droite le boulevard Haussmann.

QuaisModifier

Les quais des deux lignes sont de configuration standard : au nombre de deux par point d'arrêt, ils sont séparés par les voies du métro situées au centre et la voûte est elliptique. Leur décoration est de style « Andreu-Motte ». Ceux de la ligne 8 possèdent une rampe lumineuse bleue, des banquettes, débouchés des couloirs et le tympan côté Pointe du Lac en carrelage bleu plat ainsi que des sièges « Motte » bleus. Ceux de la ligne 9 possèdent une rampe lumineuse orange, des banquettes et débouchés des couloirs en carrelage orange plat et des sièges « Motte » orange. Pour les deux lignes, ces aménagements sont mariés avec les carreaux en céramique blancs biseautés recouvrant les piédroits, la voûte et le restant des tympans, ainsi que des cadres publicitaires en faïence de couleur miel et le nom de la station également en faïence dans le style de la CMP d'origine.

Ces quais sont parmi les rares à présenter encore le style « Andreu-Motte » dans son intégralité, si l'on exclut les tympans (dont le traitement avec des carreaux plats de couleurs n'était pas systématique).

IntermodalitéModifier

La station est desservie par les lignes 20, 39, 48, 67, 74 et 85 du réseau de bus RATP.

À proximitéModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 240-241.
  2. Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 335.
  3. Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 259.
  4. Olivier Pradel, « Lumière sur l'échafaud » : d’après le journal de prison de Jacques Fesch », sur lestroiscoups.com, (consulté le 16 juin 2017) : « selon un extrait d'un commentaire de l'adaptation théâtrale des écrits de prison du meurtrier ».
  5. « SYMBIOZ - Le Renouveau du Métro », sur www.symbioz.net (consulté le 22 avril 2019)
  6. Entrants annuels provenant de l'extérieur de la station (voie publique, correspondances bus, réseau SNCF, etc.), sur le site data.ratp.fr (consulté le 29 octobre 2013).
  7. Trafic annuel entrant par station (2013), sur le site data.ratp.fr (consulté le 31 août 2014).
  8. Collectif, Le Patrimoine de la RATP, Flohic, 416 p. (ISBN 978-2842340070), p. 241.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier