Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Richard Bachman et Bachman.

Richard Bachman est un nom de plume utilisé par Stephen King dans plusieurs de ses écrits.

OrigineModifier

Au début de la carrière de Stephen King, l’avis général des éditeurs était qu’un auteur ne pouvait pas publier plus d’un livre par an, ce qui aurait été vu comme désagréable pour le public. De plus, King voulait écrire des ouvrages sous un autre nom afin de ne pas saturer le marché de livres portant son nom principal. Il a donc convaincu son éditeur du moment, Signet Books, de publier ses nouvelles sous pseudonyme[1].

Dans son introduction des anthologies de Bachman, King a aussi déclaré que ce pseudonyme faisait sens à ce moment de sa carrière afin de répondre à la question de savoir si le succès de l’ouvrage était dû à son talent ou juste son nom. C’est pour cela que les nouvelles signées de Bachman n’ont eu qu'aussi peu de publicité que possible et qu’il fit de son mieux pour « relancer les dés » contre Bachman.

King a estimé qu’il n’a toujours pas eu de réponse à sa question, en partie parce que la révélation du pseudonyme est intervenue trop tôt. La Peau sur les os, signée Bachman, s’est vendu à 28 000 exemplaires. Puis les chiffres ont décuplé après la révélation.

Le nom que King avait sélectionné en premier lieu, Gus Pillsbury, était celui de son grand-père maternel mais King dû en changer car le secret avait commencé à transpirer.

Le prénom Richard a été choisi pour rendre hommage à Richard Stark, pseudonyme de l’auteur de romans policiers Donald Westlake. Par la suite, King usera du patronyme Stark dans La Part des ténèbres.

Bachman est inspiré par un groupe de rock que King écoutait beaucoup au début de sa carrière.

Biographie fictiveModifier

Afin de brouiller les pistes, King a doté son pseudonyme d’un semblant de biographie qui a été reprise dans les premières éditions de ses œuvres et enrichie au fil du temps.

Richard est ainsi « né » à New York et a servi pendant 4 ans au sein d’une patrouille de garde-côtes avant d’entamer une carrière de 10 ans dans la marine marchande.

Il s’est ensuite installé dans le centre rural du New Hampshire comme fermier, écrivant la nuit.

Sa cinquième nouvelle est dédicacée à son épouse, Claudia Inez Bachman, qui est censée avoir pris la photo de l’auteur reproduite sur ses livres.

Il a eu un fils, mort tragiquement à l’âge de 6 ans, noyé dans un puits oublié.

En 1982, il lui a été diagnostiqué une tumeur au cerveau, retirée après une opération périlleuse.

Après la révélation du pseudonyme, Bachman a « succombé » en 1985 d’un « cancer du pseudonyme, doublée d’une forme rare de schizonomie ».

Les livres publiés post-mortem sont issus de documents de travail retrouvés au fil du temps par sa veuve.

RévélationModifier

King n’a dédicacé les premiers tirages « Bachman » qu’envers ses proches.

Le lien entre King et Bachman a été établi par Steve Brown, un employé de librairie de Washington. Il a noté de nombreuses similitudes entre les styles des deux écrivains mais c’est en effectuant des recherches auprès de la bibliothèque du Congrès qu’il a démontré que les deux hommes n’étaient qu’une seule personne, trouvant des documents légaux établissant que King était l’auteur des livres écrits sous le nom « Bachman », afin de justifier le versement des royalties et des droits d’auteur à Stephen.

Brown fit une copie des documents et les envoya à l’éditeur de King afin de savoir quoi faire par la suite. King téléphona personnellement à Brown pour l’autoriser à écrire un article à ce sujet, lui accordant même une interview.

King était à ce moment-là en train d’écrire ce qui aurait dû être le 5e livre de Bachman, Misery.

Après la révélationModifier

En 1987, Running Man sort en version cinéma sur les écrans. King demande de façon explicite à ce que son nom ne soit pas employé et c’est celui de Richard Bachman qui bénéficie des crédits d’auteur.

King s’est ensuite inspiré de cette « relation » comme concept de base pour son livre La Part des ténèbres en 1989. Dans cette nouvelle, le pseudonyme d’un écrivain à succès prends corps et vie. Le livre est dédicacé à Richard. Si cela avait été possible, King avait pensé à faire du livre une coopération avec Bachman, mettant leurs deux noms en couverture.

En 1996, Les Régulateurs, signé Bachman, est sorti en complément de Désolation signé King. La version Bachman est censée avoir été retrouvée par sa veuve dans des documents oubliés. Les deux nouvelles se passent dans deux univers différents mais utilisent les mêmes personnages. Les éditeurs ont fait en sorte que les couvertures des livres se complètent pour former une image unique. La postface indique qu’il est possible que d’autres textes de Bachman soient publiés à l’avenir.

Ainsi, Blaze suit en 2007. King a pour l’occasion reprit, réécrit et corrigé une nouvelle écrite avant Carrie et demeurée inédite. King a signé la préface de son propre nom.

Avec la publication des livres de Bachman en anthologie en 1985, King s’est complètement réapproprié les livres de son pseudonyme. En 1996, l’ouvrage est réédité et complété par L'Importance d'avoir été Bachman, un essai de l’écrivain où il revient en détail sur l’histoire de ses doubles publications.

Il y a aussi des références à Bachman dans d’autres livres de King : dans le 5e livre de La Tour sombre, le livre sinistre pour enfants Charlie le petit train est censé avoir été écrit par Claudia Inez Bachman, épouse fictive de l’écrivain.

En 2010, King fait un caméo dans la série Sons of Anarchy où son personnage est chargé d’éliminer les cadavres encombrants. Son nom est Bachman.

Dans l’adaptation en comics de La Tour sombre, le personnage de Rich Bachman se substitue à celui de Whitney Horgan et son visage est celui de King.

En 2013, le nom de Bachman et le mot « Rage » sont les éléments centraux de Sans nom, un épisode de la série Grimm.

ŒuvresModifier

Notes et référencesModifier