Ri Yong-ho

général et politicien nord-coréen

Ri Yong-ho
Naissance
Tongchon, Kangwon, Corée
Allégeance Drapeau de la Corée du Nord Corée du Nord
Grade Vice-maréchal
Années de service 1959 – 2012
Commandement Flag of the Korean People's Army Ground Force.svg Armée populaire de Corée

Le vice-maréchal Ri Yong-ho (Chosŏn'gŭl : 리영호 ; hanja : 李英浩 ; MR : Ri Yŏngho), né le , est un officier supérieur nord-coréen. Il est membre du presidium central du bureau politique du Parti du travail de Corée de à .

BiographieModifier

Jeunesse et éducationModifier

Ri Yong-ho naît dans l’arrondissement de Tongchon, dans la province de Kangwon le . Il intègre l'Armée populaire de Corée en . Il est diplômé de université militaire Kim Il-sung.

CarrièreModifier

À sa sortie de l'université, Ri Yong-ho est employé comme secrétaire général d'une division, directeur du département des opérations d'un corps d'armée, responsable d'un centre d'entraînement, sous-directeur du département des opérations de l’État-major, responsable adjoint puis responsable principal d'un centre d'entraînement de l'Armée populaire de Corée. Il est promu au rang de lieutenant général en 2002[1], et il occupe le poste commandant du Commandement de Défense de Pyongyang de 2003 à 2009. Sa carrière décolle en 2003 avec cette nomination qui le rend responsable de l'unité chargée de la défense de la capitale nord-coréenne et de la famille Kim[2].

Il est nommé Chef d'état-major de l'Armée populaire de Corée en [3]. Il est élu membre du Presidium du Politburo (bureau politique) du Comité central du Parti du travail de Corée ainsi que vice-président de la Commission militaire centrale (en) à la conférence du Parti qui a lieu le . C'est sous son commandement que l’armée du Nord avait bombardé fin 2010 une île sud-coréenne, attaque qui avait fait 4 morts sud-coréens. Il est promu au rang de vice-maréchal juste avant le début de la conférence. Par la suite, il apparaît aux côtés de Kim Jong-il à plusieurs occasions et donne un discours pendant la parade militaire en octobre de la même année qui célèbre le 65e anniversaire du Parti des travailleurs de Corée. En , il conduit — aux côtés de Kim Jong-eun — la procession funéraire à travers les rues de Pyongyang à la suite de la mort de Kim Jong-il. Le , il préside la parade célébrant le 80e anniversaire de la création de l'armée de Corée du Nord.

Renvoi et mort possibleModifier

Le , les médias officiels de Corée du Nord annoncent que Ri Yong-ho avait été relevé de toutes ses fonctions au sein du Parti, à savoir membre du Comité permanent du bureau politique, membre du bureau politique et vice-président de la Commission militaire centrale du Parti, « pour cause de maladie »[4],[5]. Selon un porte-parole du Ministère de l'Unification sud-coréen, une telle pratique est « très inhabituelle[4] », la réunion au cours de laquelle la décision est annoncée ayant eu lieu en présence du Comité permanent du Politburo au complet, des membres du Politburo et des membres candidats, ce qui relativise les raisons avancées pour son remplacement. Ri Yong-ho est remplacé par Hyon Yong-chol au poste de Chef de l'état-major[6]. Le , des rapports (non confirmés) émanent de Corée du Nord affirment que Ri Yong-ho avait été blessé ou tué au cours d'un échange de tir avec des troupes du bureau politique[7],[8].

Selon certains experts du pays, ce renvoi marque un changement dans le rapport de force existant entre le pouvoir politique et les forces armées en Corée du Nord, Kim Jong-eun marquant — par ce geste fort — sa volonté de garder sa mainmise sur l'armée[9],[8].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Evan Ramstad, « Korean General's Departure Seen as a Purge », dans le Wall Street Journal, 16 juillet 2012, [lire en ligne]
  2. (en) Evan Ramstad, « Pyongyang Repositions Military », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 17 juillet 2012)
  3. (en) « Profiles of Presidium and Members of Political Bureau », KCNA, 29 septembre 2010, [lire en ligne].
  4. a et b (en) « North Korea military head Ri Yong-ho 'relieved of post' », sur bbc.co.uk, BBC News, (consulté le 22 octobre 2020).
  5. (en) « North Korea Fires Army Chief Ri Yong Ho From All Posts », Bloomberg LP, [lire en ligne]
  6. (en) « KCNA : North Korea names Hyon Yong Chol as new military chief », Washington Post, [lire en ligne]
  7. (en) http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2012/07/20/2012072000583.html
  8. a et b (en) « Kim Jong-Un May Have Just Suppressed a Coup », The Atlantic Wire, (consulté le 21 juillet 2012)
  9. (en) « Exclusive : Kim plans economic change in North Korea » [archive du ], Reuters, (consulté le 21 juillet 2012)

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • « Le chef des armées nord-coréen relevé de ses fonctions », Le Monde, , [lire en ligne]
  • « Corée du Nord : reprise en main de l'armée par le Parti », Le Monde, , [lire en ligne]
  • « Purge en Corée du Nord : le chef d'état-major limogé », Le Figaro, , [lire en ligne]