Rhodesian Light Infantry

Le 1er Bataillon, The Rhodesian Light Infantry (1RLI ou RLI) est un régiment de troupes aéroportées (parachutistes et héliportés) de la Rhodesian Army. Unité d’infanterie légère en 1961, lors de sa formation, le bataillon devient commando (1965) et parachutiste (1977). Il est licencié à la fin de la guerre d’indépendance (1980).

Le président rhodésien John Wrathall décore un lieutenant du Rhodesian Light Infantry le 15 octobre 1976.

BerceauModifier

Le régiment est basé aux RLI Barracks de Cranborne, entre Salisbury (Harare) et l'aéroport.

Cranborne héberge deux compagnies pléthoriques, la Training Troop et le Base-Group :

  • La Training Troop assure l'instruction.
  • Le Base-Group comprend le train (Motor Transport) et les ateliers régimentaires, les administrations, les transmissions, le foyer, les mess, un hôpital et un peloton de Regimental Police (RP).

RecrutementModifier

  • « All-White (100 % blanc) », le régiment a plusieurs sources de recrutement :
    • Engagés rhodésiens et sud-africains.
    • Appelés rhodésiens et sud-africains.
    • Engagés du monde entier (Royaume-Uni, Commonwealth, États-Unis, mais aussi des Français, des Italiens, des Portugais du Mozambique).

StructureModifier

  • Le régiment est organisé en quatre commandos :
    • 1. Commando
    • 2. Commando (jeunes Rhodésiens et Sud-Africains)
    • 3. Commando (Américains du Sud des États-Unis)
    • Support Commando (mortiers de 81 mm, canons 106 SR, dont les spécialistes sont employés comme voltigeurs dans le cadre des Fireforces).

OpérationsModifier

FireforceModifier

Raids extérieursModifier

  • De grandes opérations combinées visent les camps d'insurgés installés au Mozambique et en Zambie. Le but est de détruire l'adversaire (ZIPRA, ZANLA) tandis qu'il est encore très vulnérable, avant que, profitant de la saison des pluies, il ne s'infiltre dans l'intérieur de la Rhodésie, par petites bandes très fluides, difficiles à localiser et à fixer.

PertesModifier

  • 85 tués au combat, dont 66 les quatre dernières années de la guerre, 31 pour la seule année 1979. Le nombre des blessés au combat et des invalides de guerre n’est pas connu. D’autres facteurs non plus (accidents, maladies, mauvais sauts).

DésertionModifier

  • La désertion est le fléau du régiment dont la discipline brutale et mesquine dégoûte les 2e classe habitués à mieux.
    • A la compagnie d'instruction, les étrangers surpris par la futilité et la sévérité de la progression reprennent l'avion, la police de l'aéroport tout proche ne les retient pas.
    • Dans les commandos, les étrangers, désabusés par la trivialité de cette guerre, reviennent rarement de la permission d’un mois (avec autorisation de quitter le pays) accordée au bout d’un an de présence au corps.
  • L'effectif du régiment reste faible, malgré l'afflux de volontaires étrangers (1976-1977) et l'incorporation d'appelés au service national (dont beaucoup se défilent).

ConclusionModifier

  • Bien adapté aux particularités de cette guerre basse intensité, le Rhodesian Light Infantry aura toujours été du bon côté du collimateur. Une troupe d’élite, dans le contexte local, certainement, haute en couleur, et qui, dans les meilleures traditions, entretient sa propre légende.

Bibliographie sommaireModifier

  • Peter Amstrong : Operation Zambezi, the raid into Zambia, roman écrit par un ancien commandant d'unité du RLI.
  • Geoffrey Bond: The Incredibles: The Story of the 1st Battalion, the Rhodesian Light Infantry, Salisbury, Sarum Imprint, diffusé by Kingstons, 1977 (ISBN 0-7974-0233-0).
  • Chris Cocks : Fire Force: One Man's War in the Rhodesian Light Infantry, souvenirs d'un caporal, South Africa, St. Albans, Covos, Verulam, 2000 (ISBN 0-620-21573-9)
  • Dennis Croukamp : Only My Friends Call Me 'Crouks, souvenirs, Cape Publishing, 2006.
  • Dick Gledhill : One Commando: Rhodesian Light Infantry. South Africa, Covos Books, réédition (ISBN 1919874356)/ (ISBN 978-1919874357).
  • Robert Early : A time of madness, roman.
  • Robin Moore : Rhodesia, reportage.
  • Robin Moore : The Crippled Eagles, reportage.

FilmographieModifier

  • Le Putsh des mercenaires (A game for vultures), 1980, excellent film "suisse" de James Fargo (avec Richard Harris et Ray Milland) met en scène une frappe de Fireforce.

LiensModifier

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