Ouvrir le menu principal
Rhéostat de 100 Ω et de 40 W.
Photographie d'un rhéostat
Un rhéostat à palpeur rotatif des années 1900.

Un rhéostat est une résistance électrique réglable qui, intercalée en série dans un circuit, permet d'en modifier l'intensité du courant[1]. Il est généralement constitué d'une résistance variable dimensionnée de manière à supporter l'intensité maximale du courant devant la traverser.

Sommaire

DescriptionModifier

Pour les applications de moyenne puissance (> 1 W), le rhéostat est constitué d'un fil résistif enroulé autour d'un isolant semi-circulaire, et d'un palpeur, élément conducteur mobile (en translation), qui peut faire contact avec n'importe quelle spire de l'enroulement. On règle la résistance en déplaçant le palpeur le long des spires, par l'intermédiaire d'un curseur (palpeur en translation rectiligne) ou d'un bouton (palpeur tournant).

On doit le mot rhéostat (formé sur les radicaux grecs ῥέος rheos signifiant « courant », et -στάτης « état », de ἱστάναι histanai, " fixer, assigner") à Charles Wheatstone[2], qui l'introduisit en 1843 pour désigner un dipôle ayant fonction de résistance réglable. Ce terme de « rhéostat » est obsolescent[3], et tend à être remplacé par le terme plus général de « potentiomètre. »

UsageModifier

 
Un rhéostat de puissance.

Les rhéostats sont utilisés pour le réglage de puissance des moteurs à courant continu, les postes de soudage ou les générateurs électriques (jusqu'à des puissances de quelques milliers de W).

On évite de les utiliser de manière permanente, pour régler le courant dans un dispositif nécessitant une grande puissance, parce qu'ils entraînent beaucoup de pertes d'énergie sous forme thermique en raison de l'effet Joule.

On leur préfère aujourd'hui les convertisseurs à découpage, comme les hacheurs ou les gradateurs.

Pour les petites puissances, les dispositifs à trois bornes constitués d'une résistance et d'un palpeur glissant, généralement appelés potentiomètres, peuvent remplir cette fonction.

Autre solution en régime alternatifModifier

En régime de courant alternatif, par exemple pour des récepteurs alimentés par le réseau de distribution, il est possible de remplacer la résistance par des dipôles réactifs (bobines de forte inductance ou condensateurs) qui vont limiter l'intensité sans consommer de puissance active. Ce principe de limitation de l'intensité par une réactance est mis en œuvre pour contrôler le courant dans les tubes fluorescents.

Notes et référencesModifier

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Rhéostat » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales, consulté le 1er octobre 2014
  2. D'après Brian Bowers, Sir Charles Wheatstone FRS: 1802-1875, The Institution of Engineering and Technology, (ISBN 0-85296-103-0), pp.104-105
  3. (en) Alexander Dolan, « Potentiometer History and Terminology »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur sensor-journal.com

Articles connexesModifier