Retraction Watch

Logo de Retraction Watch

Adresse http://retractionwatch.com/
Commercial non
Publicité non
Type de site Scientifique
Langue anglais
Inscription Sans inscription
Lancement 2010
État actuel Actif

Retraction Watch est un blogue qui analyse les rétractations d'articles scientifiques et commente des sujets liés à l'intégrité scientifique[1]. Le blog a été lancé en [2] et est produit par les écrivains scientifiques Ivan Oransky (vice-président, Editorial Medscape)[3] et Adam Marcus (rédacteur en chef de Gastroenterology & Endoscopy News)[4],[5].

ObjetModifier

La motivation d'Oransky et Marcus pour lancer le blog était d'augmenter la transparence du processus de rétractation. Ils avaient en effet observé que les rétractations de documents ne sont généralement pas annoncées et que les raisons des rétractations ne sont pas publiées[6]. Une conséquence de ces pratiques est que d'autres chercheurs ou le public peuvent ne pas être au courant de la rétractation, et prendre des décisions basées sur des résultats invalidés. Oransky donne l'exemple d'un article publié dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences, sur un traitement de certains types de cancers du sein; la rétractation de l'article n'ayant pas été signalée dans les médias qui avaient rendu compte de ses conclusions avant qu'il ne soit rétracté, une entreprise avait été créée pour exploiter la prétendue découverte[7].

Les auteurs du blog soutiennent que les rétractations témoignent de la façon dont la science s'auto-corrige, mais peuvent aussi permettre de déceler des cas de fraude scientifique[8]. Ils disent qu'en tant que journalistes scientifiques, ils ont « trouvé que les rétractations étaient la source de belles histoires qui en disent long sur la manière dont la science est menée »[7].

ImpactModifier

Retraction Watch a montré que les rétractations sont plus fréquentes qu'on ne le pensait[7]. Lorsque Retraction Watch a été lancé, Marcus « se demandait s'ils auraient assez de matériel »[9], estimant à environ 80 le nombre de documents retirés chaque année. Cependant, dans sa première année, le blog a décrit environ 200 rétractations[réf. nécessaire]. En , la base de données Retraction Watch contenait 21 792 signalements[10].

Des journaux tels que Nature[11], The Washington Post [12], The New York Times[13] et The Guardian[14] ont décrit positivement le travail de Retraction Watch.

FinancementModifier

Le blog est financé par diverses sources, notamment des dons et des subventions. Ils ont reçu des subventions de la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur, de la Helmsley Charitable Trust et de la Fondation Laura et John Arnold. La base de données des rétractations a été financée par une subvention de 400 000 dollars de la Fondation MacArthur reçue en 2015[15],[16]. Un partenariat avec le Center for Open Science, également financé par la Fondation Laura et John Arnold, a permis de créer une base de données sur les rétractations du Open Science Framework[17].

Voir égalementModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Searching for truth in published research », CBC,‎ (lire en ligne)
  2. (en) R. Collier, « Shedding light on retractions », Canadian Medical Association Journal, vol. 183, no 7,‎ , E385–E386 (ISSN 0820-3946 et 1488-2329, PMID 21444620, PMCID PMC3080553, DOI 10.1503/cmaj.109-3827, lire en ligne, consulté le )
  3. (en-US) « About Ivan Oransky », sur Retraction Watch, (consulté le )
  4. (en-US) « About Adam Marcus », sur Retraction Watch, (consulté le )
  5. « La fraude scientifique est plus répandue qu'on le croit », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Silverman, « Retraction Action », Columbia Journalism Review, (consulté le )
  7. a b et c « History of science journalism in the UK: 50 years of ABSW | ABSW Archive | Association of British Science Writers (ABSW) », sur www.absw.org.uk (consulté le )
  8. Oransky et Adam Marcus, « Why write a blog about retractions? », Retraction Watch, (consulté le )
  9. (en-US) Nicholas Wade, « 3 Harvard Researchers Retract a Claim on the Aging of Stem Cells », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  10. « The Retraction Watch Database », retractiondatabase.org (consulté le )
  11. (en) Jim Woodgett, « We must be open about our mistakes », Nature News, vol. 489, no 7414,‎ , p. 7 (DOI 10.1038/489007a, lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Fred Barbash, « Academia’s seamier side: Lying, cheating and fraud », washingtonpost,‎ (lire en ligne)
  13. (en-US) Benedict Carey, « Science, Now Under Scrutiny Itself », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  14. (en-GB) Ben Goldacre, « Now you see it, now you don't: why journals need to rethink retractions | Ben Goldacre », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  15. (en) « From ScienceWriters: Retraction Watch receives $400,000 grant », sur www.nasw.org (consulté le )
  16. David Larousserie, « Fraude Une face cachée de la science », Le Monde - Supplément Science & Médecine,‎ , p. 4-5 (lire en ligne)
  17. « Center for Open Science and The Center for Scientific Integrity Announce Partnership », cos.io (consulté le )

Liens externesModifier