Requin bleu

espèce de poissons

Prionace glauca

Le Requin bleu, dénommé également Peau bleue (Prionace glauca), est une espèce de requins pélagiques très présent dans les océans tempérés à tropicaux de 350 mètres de profondeur à la surface (néanmoins, un requin bleu a été observé à 750 m de profondeur dans les eaux angolaises). Ce requin est caractérisé par sa forme très effilée et par la teinte bleue de la partie supérieure de son corps. Sa taille maximale est de l'ordre de 4 m.

C'est la seule espèce du genre Prionace.

HabitatModifier

Le requin bleu habite tous les océans et mers du monde dans des latitudes comprises entre 66° Nord à 55° Sud. Ce requin est pélagique mais peut occasionnellement rester à proximité de la ceinture continentale. De jeunes requins bleu sont parfois observés près des côtes. Il préfère les eaux entre 7 °C et 16 °C mais supporte bien les eaux légèrement au-dessus de 20 °C.

Biologie et écologieModifier

ReproductionModifier

Le requin bleu est vivipare avec un placenta vitellin. La maturité sexuelle est atteinte vers 5 ans chez les mâles et vers 6 ans chez les femelles. La gestation dure de neuf à douze mois et la femelle donne naissance de 4 à 135 petits par portée. Durant la parade nuptiale, le mâle mord la femelle. La femelle développe donc une peau trois fois plus épaisse[1].

AlimentationModifier

 
Dents de la mâchoire supérieure

Le requin bleu se nourrit de calmars, de seiches, de pieuvres, de poissons (thons, morues...), de petits requins, de crustacés (crabes, homards, crevettes...), de charognes et plus exceptionnellement d'oiseaux et d'otaries. Des morceaux de marsouins et de baleines ont été récupérés dans l'estomac de spécimens capturés[1]. Ses dents triangulaires lui servent à attraper facilement les proies glissantes. Certains requins bleus se rassemblent pour regrouper des proies.

ComportementModifier

Solitaire, mais pouvant se regrouper temporairement en banc de même sexe, le requin bleu d'Atlantique effectue une migration annuelle des Caraïbes vers les côtes d'Amérique du Nord puis vers l'Europe et enfin l'Afrique avant de revenir aux Caraïbes. Le requin bleu attaquant rarement les hommes, on ne le considère pas comme dangereux. La plupart des altercations entre des requins bleus et des humains ont lieu en eau profonde et près de petits bateaux ; les spécimens juvéniles qui vivent dans des zones constituant des nurseries peuvent parfois s'aventurer près du rivage. 13 attaques ont été recensées (de 1580 à 2012) dont 4 fatales[2].

ParticularitésModifier

Un requin bleu a été marqué au large de Monterey en Californie et a été retrouvé quelques semaines plus tard au large du Japon. Ce requin est capable d'accélérer rapidement à des vitesses de l'ordre de 40 km/h.

En Méditerranée, afin de suivre en temps réel leurs habitudes migratoires, l'Aquarium du Grau-du-Roi a effectué des marquages de spécimens ; l’association AILERONS a coordonné au mois d’août 2011 deux campagnes de ce type au large de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales. En Corse, Corsica-Groupe de Recherche sur les Requins de Méditerranée, coordonne pour les eaux territoriales un programme destiné à recueillir des échantillons de tissus en vue d'analyses ADN sur des sujets vivants.

ExploitationModifier

Bien que présentant peu d'intérêt pour les pêcheries, ce requin fait l'objet d'une pêche accessoire soutenue par les palangriers pour ses ailerons. Il fait l'objet également de l'intérêt de la pêche sportive.

ConservationModifier

L'UICN considère que ce requin est proche de la surexploitation mais sa distribution mondiale et les captures non déclarées rendent difficiles des études précises.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Requins du monde : un catalogue annoté et illustré des espèces de requins connues à ce jour (lire en ligne), pp. 521–524 555–61, 590
  2. « ISAF Statistics on Attacking Species of Shark »

AnnexesModifier

Liens externesModifier

Genre PrionaceModifier

Espèce Prionace glaucaModifier

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