Requiem (Ropartz)

requiem composé par Joseph-Guy Ropartz

Le Requiem de Joseph-Guy Ropartz fut composé en 1937 et 1938 et créé à Angers le . On le rapproche souvent du Requiem de Fauré, pourtant moins austère, dont la structure est identique. Mais « tandis que Fauré, agnostique, berce l'auditeur de ce qui n'est pour lui que pure illusion » (Gérard Condé), Ropartz traite le texte de la messe sous l'angle de la prière et s'efforce de rendre cette ascension parmi les anges et les martyrs avec toute la conviction profonde du croyant qu'il est.

En dehors de quelques interventions marquantes, l'orchestre apparaît essentiellement comme un soutien. Ses teintes ont été choisies pour se fondre au mieux avec les voix, elles-mêmes traitées avec une maîtrise consommée pour ne jamais sembler sortir du naturel. Ainsi a-t-on l'impression que tous les éléments constitutifs — orchestration, polyphonie, harmonie, mélodie, rythme musical, prosodie — s'absorbent mutuellement pour qu'en émane seulement le texte sacré qui en est l'origine, le moyen et la fin.

CréationModifier

Le Requiem aurait dû être créé à Strasbourg (ville où Ropartz était le directeur du conservatoire depuis 1919) pour la célébration du vingtième anniversaire de l'armistice du , mais un retard imprévu repoussa cette création au aux concerts populaires d'Angers, sous la direction du compositeur. Accueillie favorablement, l'œuvre fut saluée comme pleine « de poésie grave, de noblesse, d'une science dominée par une inspiration très haute ».

EffectifModifier

Soprano, mezzo-soprano ; chœur; 2 flûtes, 2 hautbois (dont un cor anglais), 2 clarinettes en si bémol, 2 bassons, 4 cors en fa, 2 trompettes, 3 trombones, timbales, quintette à cordes.

StructureModifier

Comme Fauré, Ropartz n'a pas retenu les épisodes trop extérieurs du Requiem (Tuba mirum, Dies irae et Lacrymosa) et n'a gardé que les huit morceaux les plus sereins:

  • I. Introït
  • II. Kyrie
  • III. Offertoire
  • IV. Sanctus
  • V. Pie Jesu
  • VI. Agnus Dei
  • VII. Libera me
  • VIII. In Paradisum

Durée d'exécution : environ 36 minutes.

Gérard Condé a souligné que, dans cette œuvre, « en dehors de quelques interventions marquantes, l'orchestre apparaît essentiellement comme un soutien. Ses teintes ont été choisies pour se fondre au mieux avec les voix, elles-mêmes traitées avec une maîtrise consommée pour ne jamais sortir du naturel ».

DiscographieModifier

  • Catherine Dubosc (soprano), Jacqueline Mayeur (mezzo) ; Chœur régional Vittoria d'Ile de France, Ensemble Instrumental Jean-Walter Audoli, direction Michel Piquemal. Enregistrement Adda avril 1991 (premier enregistrement mondial), référence actuelle : Accord 472345.

SourcesModifier

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