Renlies

section de Beaumont, Belgique

Renlies
Renlies
Photo prise à Renlies
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Commune Beaumont
Code postal 6500
Zone téléphonique 060
Démographie
Gentilé Renlisien(ne)
Population 674 hab. (Mars 2007)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 11′ 24″ nord, 4° 16′ 01″ est
Superficie 1 409 ha = 14,09 km2
Localisation
Localisation de Renlies
Localisation de Renlies au sein de Beaumont
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Liens
Site officiel http://www.renlies.be

Renlies (en wallon Rinliye) est une section de la ville belge de Beaumont située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Commune bornée au nord par Barbençon, à l’est par Vergnies, au sud par Fourbechies et Rance, et à l’ouest par Solre-Saint-Géry. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

On y trouve une école communale (environ 70 élèves) et l'église Saint-Martin (1572) renfermant un retable doré de l'école anversoise (1520).

HistoireModifier

Plusieurs vestiges de l’époque romaine ont été retrouvés dans le village.

De même que Rance, Renlies est une ville-neuve créée au XIe siècle. Son nom est cité pour la première fois dans un acte de 1083 par lequel Gérard, évêque de Cambrai, donne à l'abbaye d'Hautmont un certain nombre de biens. L'église est cédée en 1189 par Nicolas de Barbençon à l'abbaye de Lobbes, qui nommera les curés. Le chapitre de Thuin, le monastère de Lobbes et le curé perçoivent chacun un tiers de la dîme.

Durant le Moyen-Âge, deux seigneuries se partagent son territoire : l’une relevait du domaine de Rocq-sous-Recquignies (France) et était aux mains du comte de Hainaut et du seigneur de Chimay, l’autre dépendait de la terre et Pairie de Barbençon, une des plus anciennes et des plus puissantes seigneuries hennuyères. Cette double appartenance impliquait naturellement la coexistence de deux mayeurs et de deux collèges d’échevins.

En 1676, le village, qui fait partie de la principauté de Barbençon, est annexé à la France à la suite du traité de Nimègue (arrangement avec l’Espagne signé le ). Le village dépend de la prévôté de Maubeuge.

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle plusieurs petites chapelles sont édifiées : en 1660 à Notre-Dame des 7 Douleurs, en 1676 à la Vierge Sacrée, en 1689 à Notre-Dame du Rosaire.

En 1790, à la formation des départements, le village est versé dans le département du Nord, arrondissement d’Avesnes, puis à sa création, dans le canton de Barbençon et ensuite dans celui de Solre-le-Château[1].

Après le Concordat de 1801, Renlies, qui appartenait au diocèse de Liège, est rattaché avec les cinq villages de la principauté de Barbençon, à l’archidiocèse de Cambrai et au doyenné de Solre-le-Château. En 1815 comme en 1830, ces cinq paroisses sont oubliées et sont donc dirigées par des curés français, jusqu’en 1889 quand on les incorpore au diocèse de Tournai et au doyenné de Beaumont.

En 1830, la rivière de Beaumont arrose la commune et y actionne trois moulins à blé et un moulin à scier le marbre (doté de quatre armures dont une à dix-huit scies) ainsi que la forge du Haut-Marteau. À cette époque, il y a 632 habitants répartis dans 52 maisons. On compte 68 chevaux, 18 poulains, 161 bêtes à cornes, 68 veaux, 15 porcs et 780 moutons. On extrait des pierres calcaires converties en chaux[2].

Renlies fut l'une des communes où eut lieu un petit larcin (en 1859) pour lequel la bande Noire fut jugée en 1862.

MonumentsModifier

  • La forge du Haut-Marteau est signalée vers 1200, ce qui ferait d'elle l'une des plus anciennes du pays.
  • L'église de Renlies de style gothique hennuyer, dédiée à saint Martin, a été construite en 1572; le clocher date de 1664. Elle abrite plusieurs pierres tombales du 16e au XIXe siècle Le sanctuaire a été classé par Arrêté Royal du [3]. Elle abrite un magnifique retable exécuté à Anvers en 1511. Il représente des scènes de la Passion en six tableaux comportant 55 statuettes. Dans la nuit du 30 au , des malandrins enlèvent 35 statuettes (dont 10 seront retrouvées).

AnecdoteModifier

Le catéchisme de Cambrai (anecdote des années 1940)

De 1801 à 1889, la paroisse a fait partie de l’archidiocèse de Cambrai. Durant la deuxième guerre mondiale, il manquait des catéchismes à distribuer aux élèves de l’école primaire. Aussi, l’instituteur, M. Désiré Canivet, se tourne-t-il vers l’administration communale où il lui est répondu qu’on n’a plus d’argent et qu’il doit se débrouiller. L’instituteur se rappelle alors qu’il y a une caisse de vieux livres dans le grenier de l’école où il repêche des petits catéchismes de Cambrai (qui datent donc d’avant 1889); ceux-ci sont illico distribués aux élèves. C’est ainsi que la génération de guerre a appris par cœur les questions et réponses des leçons du catéchisme de Cambrai... Si les livrets ou les libellés étaient anciens, la doctrine n’avait cependant pas varié !

Le père de Charles Rogier, né à Saint-Quentin le est originaire de Renlies.

Notes et référencesModifier

  1. André Lépine, Renlies - Notes d'histoire. La paroisse, cahier du Musée de Cerfontaine n° 305, , 29 p.
  2. Philippe Vander Maelen, Dictionnaire géographique de la Province de Hainaut,
  3. Abbé Auguste Soupart, Histoire du doyenné de Thuin, tome II : Les paroisses, cahier du Musée de Cerfontaine n° 203, , 93 p.

BibliographieModifier

  • Joseph Fagot, « Renlies. Notes historiques », Cercle d’Histoire de Beaumont,‎
  • André Lépine, « Renlies - Notes d’histoire. La paroisse », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 305,‎
  • Emmanuel Laurent, La Bande noire de l’entre-Sambre-et-Meuse Coecke et Goethals étaient-ils innocents ?, Bruxelles, Print Express