René Villars de la Brosse-Raquin

René Villars de la Brosse
Naissance v. 1704
Décès (à ~72 ans)
à Rochefort
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Chef d'escadre des armées navales
Années de service 1711
Commandement Le Guerrier
Le Glorieux
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Distinctions Commandeur de Saint-Louis
Autres fonctions Membre ordinaire de l'Académie de marine

D'hermine, au chef de gueules, chargé d'un lion issant d'argent[1].

René Villars de la Brosse-Raquin, né vers 1704 et mort le à Rochefort, est un officier de marine et aristocrate du XVIIIe siècle. Il sert pendant la guerre de Succession d'Autriche et la guerre de Sept Ans, principalement dans l'artillerie de marine. Passé au commandement des vaisseaux, il termine sa carrière avec le rang de chef d'escadre des armées navales et Commandeur de Saint-Louis.

BiographieModifier

Origines et familleModifier

René Villars de la Brosse est issu de la Maison de Villars, une ancienne famille noble originaire de Palice en Bourbonnais. La Maison de Villars est connue depuis Itier de Vilars (v. 1090). Il est le fils de Claude Villars de La Brosse (?-1737), lieutenant de vaisseau le .

Carrière dans la Marine du RoiModifier

Il entre jeune dans la Marine du Roi, en 1711, en tant que volontaire. Il intègre une compagne de garde de la Marine le . Il commence sa carrière dans l'artillerie de marine : aide d’artillerie le , il est promu sous-lieutenant d’artillerie le , puis lieutenant d’artillerie le et capitaine d’artillerie le [2]. Pendant la guerre de Succession d'Autriche, il sert dans le détachement des troupes de la Marine envoyé en Louisiane en 1739-1740, puis sert en Flandre de 1743 à 1745. La paix revenue, il est nommé membre ordinaire de l’Académie de Marine le (retiré en 1769). En 1755, il est affecté aux forges de Saint-Gervais.

Il poursuit sa progression et est nommé commissaire général d'artillerie le . Lorsque la guerre de Sept Ans éclate, il passe sur les vaisseaux du Roi. Il commande en 1756 le Guerrier, vaisseau de 74 canons, à bord duquel il prend part à la bataille de Minorque () contre l’escadre anglaise de l'amiral Byng et à la prise de Port-Mahon. Trois ans plus tard, il commande Le Glorieux (74), avec lequel il participe à la bataille des Cardinaux () avant d’assumer temporairement le commandement du groupe de bâtiments de guerre réfugiés dans la Vilaine.

À la suite de la bataille, sept vaisseaux de ligne et quatre frégates se retirent dans la Vilaine dont les vents contraires et la présence des Anglais les empêchent d'en sortir. Le Secrétaire d'État de la Marine, Berryer, préoccupé de faire des économies, parle alors de faire désarmer des bâtiments devenus inutiles. Les officiers protestent. Le ministre leur répond sèchement « de ne pas ajouter de folles dépenses à un très grand mal. » Nouvelle protestation, bruyante et collective, des officiers ; ils demandent à être déférés devant un conseil de guerre, « seul juge compétent, disent-ils, pour juger des faits dénaturés par d'indécentes et fausses relations. » Le conflit entre le ministre et les officiers se termine par la cassation des officiers et l'internement au château de Saumur de M. Villars de La Brosse, l'auteur de la lettre au ministre. Enfermé en vertu d'un ordre du roi du , Villars de La Brosse est remis en liberté par un ordre du [3].

Sa disgrâce ne dure qu'un temps puisqu'il est promu chef de brigade d'artillerie le , il reçoit le rang de brigadier des armées navales le , puis celui de chef d'escadre des armées navales le [2]. Il est fait commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis ; à sa mort, sa charge passe au comte de Breugnon.

Il meurt le à Rochefort, dans sa 71e année, sans descendance[4].

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  • Meslin, Mémoires historiques concernant l'ordre Royal et militaire de Saint-Louis et l'institution du mérite militaire, Paris, Imprimerie Royale, (lire en ligne)
  • Journal politique, ou Gazette des gazettes, Bouillon, (lire en ligne), p. 127
  • Georges Lacour-Gayet, La marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Paris, Honoré Champion, (lire en ligne), p. 346 et 485

Articles connexesModifier

Liens externesModifier