René Coulon

architecte français

René André Coulon est un architecte et designer français né le à Paris et mort le dans la même ville.

René Coulon
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BiographieModifier

 
1940s

En 1933, il devient membre de la société française d'archéologie[1].

Jeune architecte, il travaille avec Saint-Gobain en proposant un pavillon à l'exposition universelle de 1937 et en concevant un mobilier de verre très innovant[2],[3].

Prisonnier de guerre, l'Académie française lui décerne le prix Général-Muteau en 1942[4].

Il construit la faculté des sciences à Bordeaux, au domaine universitaire de Talence Pessac Gradignan entre 1955 et 1961[5].

En 1961 il conçoit avec Guillaume Gillet un projet d'hôtel pour remplacer la gare d'Orsay[6].

Choisi par le ministre Jean Berthoin, il participe au projet du campus de Jussieu avec Urbain Cassan et Constantin de Gortchakoff, à la suite d'Édouard Albert[7]. Un premier plan est établi le 30 juin 1955 et sera modifié le 30 avril 1956[8]. René Coulon est très enthousiasmé par la réalisation de ce projet[9] et défend la tour du site face aux critiques en la comparant à un clocher, à un beffroi[10].

RéalisationsModifier

  • Pavillon Saint-Gobain à l'Exposition universelle de Paris en 1937, avec Guillaume Gillet;
  • collaborateur de Rob Mallet-Stevens pour le Pavillon de l'Hygiène, à l'Exposition universelle de Paris en 1937,
  • institut intercolonial d'Adiopodoumé pour la formation des chercheurs d'Outre-mer (Abidjan, Côte d'Ivoire) vers 1945;
  • Centre de Recherche de la Sidérurgie (IRSID) à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) en 1947-52, avec l'architecte Olivier Caplain et l'ingénieur Jean Prouvé;
  • laboratoire central des potasses (SECPIA) à Argenteuil, Val-d'Oise, en 1950;
  • trésorerie paierie générale, actuellement université de Melun (Seine-et-Marne) en 1950;
  • trésorerie générale à Brest en 1950-60;
  • centre social et crèche des usines Renault à Boulogne-Billancourt en 1953;
  • bureaux de l'Union Compagny au Caire (Égypte) en 1955-58;
  • centre électronique Thomson-Houston à Bagneux (Hauts-de-Seine) vers 1957, avec Roger Schneider et J.Duval (démoli);
  • laboratoires de la compagnie française de raffinage au Havre en 1958;
  • laboratoire du feu à Champs-sur-Marne en 1958, avec Pierre Sautier,
  • Centre de Cadarache, Commissariat à l'énergie atomique, à Saint-Paul-lès-Durance (Bouches-du-Rhône) en 1963;
  • Villes nouvelles de Mourenx vers 1960, avec Philippe Douillet, J. Maneval, de Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime);
  • quartier et église de Bagatelle, facultés des sciences de Bordeaux en 1952-54 et de Paris (sur l'emplacement de la Halle aux Vins) Université Paris VII Denis Diderot en 1958-64, avec Édouard Albert, Roger Seassal, Louis Madeline et Urbain Cassan;
  • Trésorerie générale à Angers, Maine-et-Loire, vers 1959 avec O. Caplain;
  • succursale de la Caisse des Dépôts et Consignations à Angers en 1964;
  • bureaux, bâtiments et restaurants de la Caisse des Dépôts à Arcueil (Val-de-Marne) en 1960;
  • lycée Jehan-Ango à Dieppe (Seine-Maritime) en 1960, avec R. Masson;
  • logements au Kremlin Bicêtre (Val-de-Marne) en 1960, avec Douillet et Allaeys;
  • École des Hautes Études Commerciales (H.E.C.) à Jouy-en-Josas (Yvelines) en 1964, avec les architectes Boisseson, Dumas, Bernard Delaye, Paul Durufle et le paysagiste Robert Joffet;[11] En tant qu'architecte en chef, deux édifices administratifs, inaugurés le 7 novembre 1966 :
  • Caisse primaire de sécurité sociale de Dieppe (Seine-Maritime) [12];
  • Caisse d’allocations familiales de Dieppe (Seine-Maritime) [12] ;
  • Mairie de Dieppe [12], inaugurée le 1er décembre 1966;
  • hôtel Méridien, Porte Maillot, Paris 16è, en 1970;
  • hôtel Sofitel Bourbon à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en 1970.

RéférencesModifier

  1. Il fut présenté par Marcel Aubert et Jacques Barge. Il habitait à cette époque au 2 rue Rosa-Bonheur (Paris XVe).
  2. Arts déco
  3. Maurice Hamon, « Le mobilier en verre de René Coulon », Verre, vol. VIII, no 1, mars 2002, p. 28-33.
  4. « Prix de l'Académie française », sur Archives de l'Académie française, prix décernés aux prisonniers de guerre (consulté le 28 mai 2020)
  5. Franck Delorme, « Faculté des sciences de Bordeaux, René-André Coulon architecte », In Situ,‎ (lire en ligne)
  6. https://expositions-virtuelles.citedelarchitecture.fr/GILLET/05-CHAPITRE-PROJET-02.html
  7. « Le campus de Jussieu retrouve un phare dans la tempête de l'amiante », Lemonde.fr
  8. Christian Hottin, « Jussieu, l'inachevée : cinquante ans de projets pour la « faculté des sciences de Paris-centre » », Livraisons d'histoire de l'architecture, vol. 13, no 1,‎ , p. 23–50 (ISSN 1627-4970, DOI 10.3406/lha.2007.1067, lire en ligne, consulté le 12 août 2020)
  9. « L'architecture de Jussieu », Le Saprophyte, le journal de Paris VII,‎ , p. 6 :

    « C'est sensationnel, construire en plein Paris, dans un terrain qui n'a pas bougé, avec une œuvre à faire, comme ça, pour l'enseignement, la jeunesse et la science. C'est formidable, formidable ! Je vous assure qu'on s'est beaucoup excité sur la question. »

  10. « L'architecture de Jussieu », Le Saprophyte, le journal de Paris VII,‎ , p. 7 :

    « On ne peut pas considérer de la même façon des tours de mètres carrés de bureaux commerciaux ou d'habitations et une tour comme celle de la Fac des sciences qui avait dans le paysage parisien une valeur de symbole. C'était un signal comme un clocher, un beffroi, c'était l'Université française. »

  11. Dziewolski, Sandrine, « Coulon, René (27 juin 1908 - 23 février 1997) », sur https://agorha.inha.fr, (consulté le 29 novembre 2020)
  12. a b et c Tendances XXe siècle : une autre visite de Dieppe, mars 2015, pp. 14 à 18 [1]